‹ Les clubs de Barbès et de Blanqui en 1848Chapitre 89 sur 246 · CHAPITRE nKLXIFME · texte numérisé non relu

CHAPITRE nKLXIFME

main viendront plus tard, quand ils auront donné des gages au nouvel ordre de choses. >

Parler de républicains de la « veille » et du v lendemain » alors que ces expressions indignaient les modérés : confondre les bourgeois et les partisans du régime déchu dans une même catégorie, la réaction ; rendre inséparables les intérêts de la République et ceux du prolétariat, cétait effrayer la bourgeoisie et présenter Tajournement des élections, comme une mesure de salut à la fois politique et social, comme un moyen indispensable pour assurer lexistence de la République et le respect des droits du prolétariat.

Malgré le langage énergique tenu par ses membres, la Société républicaine centrale ne prit pas Tinitiative de la manifestation destinée à obtenir l'ajournement des élections et l'éloignement des troupes. Elle avait parlé la première de l'ajournement, elle avait été l'une des premières à protester contre le rappel des troupes à Paris, mais c'est à la Société fraternelle centrale que Cabet proposa le premier, le lo mars^. d'organiser une manifestation imposante auprès du Gouvernement provisoire. Le i3 mars-, la Société fraternelle centrale vota, presque à l'unanimité, le principe dune manifestation pour obtenir l'éloignement des troupes et l'ajournement des élections de la garde nationale, « en se concertant avec les clubs et en appelant tous les travailleurs^ i).

Le même jour, la Société républicaine centrale se bornait, nous l'avons vu, à proposer que les clubs fussent invités à se réunir pour demander l'ajournement des élections, sans même prononcer, semble-t-il. le mot de " manifestation » ; mais la motion adoptée ce jour-là et les démarches qui l'avaient précédée prouvent qu'une tentative parallèle à celle de la Société

I. Populaire, 13 mars. — Selon Garnier-Pagès lop. cil., t. III, p. 387), le club du Progrès démocratique et d'autres encore prirent le même jour les mêmes résolutions.

3. Société fraternelle centrale. Deuxième discours du citoyen Cabet sur la nécessité d'éloigner les troupes et d'ajourner les élections. Sixième séance, lundi 13 mars, Paris. i8i8, in-8\ 16 p. (Bibl. nat. Lb*3.5oo).

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