TECHNIQUES HISTOLOGIQUES
Les pièces ont été incluses soit par la méthode de Carton, à la géloseparaffine, pour les plus grands individus, soit par la méthode collodionparaffine, pour les 7richoniscidæ et tous les jeunes stades. Les temps
employés pour les différents bains sont ceux qu’a préconisés J. Mizor : déshydratation progressive ordinaire; 24 heures dans l'alcool absolu-éther ; 48 heures dans la solution de collodion à 1 o/o dans l’alcool-éther ; deux bains de 30 minutes dans le toluène, puis inclusion à la paraffine.
Coupes à 5 u au microtome à rasoir oblique ou au microtome ordinaire (les résultats ont été sensiblement égaux), en opérant lentement.
Coloration à l’hémalun-éosine.
GÉNÉRALITÉS SUR L'APPAREIL COPULATEUR DES ONISCOIDEA
L'appareil copulateur des Oniscoïdea a été étudié par de nombreux auteurs car sa grande variabilité constitue un excellent critère de reconnaissance, aussi bien des grands groupes (tribus, superfamilles) que des genres et des espèces.
A. VanpeL (1943) a publié au cours de son étude sur Une et l'évolution des Oniscoïdea un excellent résumé auquel j’emprunterai nombre de passages.
L'appareil copulateur comprend o, 1 ou 2 apophyses génitales qui ne sont pas des appendices, et une ou plusieurs paires de pléopodes qui jouent le rôle d’organes copulateurs.
Dans tous les groupes d'Onrscoïdea la 2° paire de pléopodes est différenciée dans ce sens ; la 1° paire l’est également dans la plupart des groupes. Enfin beaucoup plus rarement les pléopodes postérieurs participent à la copulation.
a) Apophyses génitales mäles (PI. IV, fig. 14, 5a; PI. V, fig. ra, 24, 3a, Ka). — Ce ne sont pas des appendices mais de simples refoulements de la face sternale à la limite du péréion et du pléon. L'étude de leur développement et de leur régénération montre que leur croissance est liée à la présence des canaux déférents dont elles renferment la partie distale. Ces apophyses sont doubles chez les Ligiidæ qui ont seuls conservé ce caractère des formes marines. Elles ont disparu, sans doute secondairement chez les T'ylidæ et Mesoniscidæ. Tous les autres Oniscoidea ne présentent qu’une seule apophyse génitale résultant de la fusion des deux apophyses génitales primitives. Chez les Oniscoïdea supérieurs les canaux déférents restent distincts dans toute leur longueur et débouchent à l’extérieur par deux orifices latéraux (Veruozrr 1936). Chez les Trichoniscidæ les canaux déférents se fusionnent à l’intérieur de l’apophyse génitale en un canal unique débouchant à l'extérieur