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LES COAPTATIONS SEXUELLES DES ONISCOIDEA 249 EP RE PE PSE pet PR

par un orifice situé à la pointe de l’organe. Chez les Trichoniscidæ et les Oniscoïdea supérieurs cette apophyse est flanquée de cha- ‘que côté par les endopodites de la 1° paire de pléopodes. Uné étude anatomique précise de ces trois organes in situ complétée de façon indispensable par l'examen de coupes transversales sériées montre qu’une coaptation remarquable les unit, non seulement chez les Oniscoïdea supérieurs mais, contrairement au dire de tous les auteurs antérieurs, également chez les T'richoniscidæ.

b) Pléopodes de la 2° paire. — Les pléopodes de la 2° paire sont différenciés en organes copulateurs chez tous les Oniscoïdea, de même que chez tous les Isopodes. Ils comprennent : un basipodite sur lequel s’articulent un exopodite foliacé et un endopodite allongé et biarticulé. Exopodite et endopodite n’ont pas la même valeur morphologique : l’endopodite correspond à la lame interne ou appendix masculina de l’éndopodite des formes aquatiques (Cazman 1909). L’extrémité de l’appendix masculina présente une grande variabilité de forme ce qui correspond vraisemblablement à des modes de copulation différents : arrondie chez les Oniscoiïdea primitifs : Tylidæ, Liqiidæ et certains Trichoniscidæ, elle a probablement pour fonction dans ce cas de, déposer le sperme à la surface des orifices femelles ; elle est en crochet ou en pointe chez bon nombre de Trichoniscidæ ; .chez les Trichoniscidæ les plus évolués et tous les Oniscoïdea supérieurs l’appendix masculina se termine par une pointe effilée qui introduit le sperme dans les conduits génitaux femelles. La longueur de l’appendix masculina est très variable. Dans la plupart des groupes il atteint l’extrémité de l’exopodite du 5° pléopode. Il peut être cependant plus court, comme chez de nombreux 7richoniscidæ où son extrémité ne dépasse pas la base de cet exopodite. Il peut enfin dépasser la pointe de cet exopodite (Deto echinata Guérin).

Une étude anatomique précise m’a permis de mettre en évidence qu’un rapport étroit existe, chez les 7'richoniscidæ supérieurs et certains Oniscoidea supérieurs, entre l’exopodite du 5° pléopode et la partie terminale de l’appendix masculina. L’exopodite 5 présente un appareil de rétention de l’endopodite 2 qui est une remarquable coaptation d'accrochage.

c) Pléopodes de la 1"° paire (PI. IV, fig. ra, 2, 3a, 56, 6a; PI. V, fig. 1, 20, 3b, 4b). — Ils comprennent un basipodite sur lequel s’insèrent un exopodite foliacé et un endopodite de forme variable

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jouant chez la plupart des Oniscoïdea un rôle dans la copulation. Absents ou réduits chez les Tylidæ et les Mesoniscidæ les pléopodes de la 1"° paire sontencore indifférenciés dans le sens de Ja copulation chez les Ligiidæ. Déjà chez Ligidium hypnorum Cuvier l’endopodite présente un allongement du côté interne qui est la première indication que l’on peut suivre chez les Trichoniscidæ et les Oniscoïdea supérieurs (LEGRAND 1941, VanpeL 1943).

Chez les Trichoniscid:æ inférieurs l'endopodite se présente sous la forme d’une lame plus ou moins allongée correspondant à la partie interne de l’endopodite de Ligidium, terminé par une tige plumeuse. Chez les T'richoniscidæ supérieurs l’endopodite 1 se transforme en un véritable organe copulateur analogue à celui des Oniscoïdea supérieurs : il est formé de deux articles, l’article distal résultant vraisemblablement de la transformation de la tige plumeuse primitive. Cet article est creusé en gouttière, sa pointe est moins fine que celle de lPendopodite 2. La position des endopodites 1 de part et d’autre de l’apophyse génitale, chez les- Trichoniscidæ et les Oniscoïdea supérieurs, les désigne comme devant recevoir en premier le sperme au sortir des canaux déférents débouchant à l’extrémité de l’apophyse. Son rôle est probablement celui d’un organe adjuvant de la copulation transmettant le sperme à l’endopodite 2.

Une étude anatomique de la 1° paire de pléopodes, au cours de laquelle examen de coupes transversales sériées est indispensable, m'a permis de mettre en évidence que les endopodites symétriques et également les basipodites symétriques sont reliés par une coaptation d’accrochage. Cette coaptation, typique chez les termes moyens de l’évolution des Trichoniscidæ et des Oniscoidea supérieurs, se transforme en soudure au niveau des basipodites chez les termes supérieurs de ces deux phyllums.

d) Caractères sexuels secondaires des péréiopodes mâles. — Les péréiopodes des mâles présentent un grand nombre de formations qui facilitent le maintien du mâle sur la femelle pendant l’accouplement. Ces formations sont très variées : brosses de soies spéciales ou d’écailles couvrant la face stermale du carpodite et du méropodite des péréiopodes antérieurs, différenciations variables du 7° péréiopode. A. VanDeL a publié (1925) une monographie détaillée des caractères sexuels secondaires des Oniscoïdea, où les caractères des péréiopodes tiennent une grande place.

Les péréiopodes mâles ne portent aucune différenciation chez les Tylidzæ. Chez les Ligiidæ ce sont les péréiopodes antérieurs qui présentent des formations constituées principalement par des brosses de soies. Chez les Trichoniscidæ ce sont surtout les péréiopodes 7 qui présentent des formations variées, les péréiopodes antérieurs n'étant qu'assez rarement ornés de brosses de soies ou d’écailles. Enfin les Oniscoïdea supérieurs présentent pour la plupart des brosses de soies sur les péréiopodes antérieurs, ces brosses pouvant même s'étendre à tous les péréiopodes chez certains Armadillidium et Armadillo, et des formations très variées sur les différents articles du 7° péréiopode.

A. Vanpez (1925) considère avec juste raison comme une coaptation sexuelle la présence, sur deux articles successifs du péréiopode 7 de certaines espèces, de formations disposées de telle façon qu’elles figurent une pince préhensile servant au mâle à se maintenir sur la femelle pendant l’accouplement.

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