‹ Les Coaptations sexuelles des OniscoideaChapitre 26 sur 74 · Travaux antérieurs · texte numérisé non relu

Travaux antérieurs

K. W. Vernoerr (1939) a décrit chez deux espèces du Chili : Patagoniscus araucanicus Verh. et P. simrothi Verh., qu'il a prises pour type d’une nouvelle famille d’Isopodes terrestres : les Patagoniscidæ, un rapport étroit entre les pléopodes 2 et 4 des mâles. L'article distal, mince et effilé, de l’endopodite 2 s’enfonce dans une gouttière interne profonde de l'exopodite 4. Il s’agit là d’une coaptation typique.

VERHOEFF oppose à ce sujet les Patagoniscidæ aux Trichoniscidæ chez lesquels aucune disposition anatomique analogue ne lui est apparue.

Chez les Oniscoïdes supérieurs VERHOEFF (1920) examinant la structure de l’exopodite du 5° pléopode a décrit le long du bord interne de cet article une gouttière (« Innenrandlängsrinne ») en lui donnant pour fonction d’amener l’eau recueillie par capillarité entre les endopodites des uropodes (« Wasserbahn ») jusqu’à l’appareil filtrant constitué par de multiples et fines soies rayonnantes (« Strahlenhaare ») plantées en petits paquets sur la face dorsale de l'exopodite 5.

Ces deux assertions : absence de dispositif de rétention de l’'appendix masculina chez les Trichoniscidæ, structure et fonc- ‘tionnement du bord interne modifié de l'exopodite 5 chez les Oniscoïdes supérieurs, constituent des erreurs. Chez les termes supérieurs de la famille des Trichoniscidæ et la plupart des Crinocheta supérieurs existe le long du bord interne de l’exopodite 5 des mâles un appareil de rétention de l’appendix masculina qui constitue une remarquable coaptation d'accrochage.

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