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CHAPITRE TI. — EMBOITEMENT DES ENDOPODITES 1 CHEZ LES SCYPHACIDÆ

Chez les Scyphacidæ la partie distale de l’endopodite, effilée et en forme de sabre courbe, présente une lamelle ventrale très développée du côté interne. A la position de repos des appendices copulateurs la lamelle de’ l’un des endopodites 1 recouvre plus ou

Fig. 7. — Scyphacidæ. EMBorTEMENT DES ENDoPoniTES 1 (Coupes transversales) a: Delo echinata; b : Scyphax ornatus; ce : Armadilloniscus candidus; lo : lamelle latérale ventrale; F : Führungssäge: 7» : redent ventral;

[d : lamelle latérale dorsale; s : scissure de la lamelle latérale ventrale.

moins la’ face ventrale de la lamelle symétrique si bien que les deux articles paraissent emboîtés l’un dans l’autre. Ces lamelles imbriquées recouvrent du côté ventral la pointe du corps de l’apophyse génitale.

a) Chez Deto echinata l'examen des coupes transversales de l’ensemble des deux articles montre que l’extrémité de la lamelle recouverte ventralement s’insinue entre -la base de la lamelle symétrique et la crête abritant la rangée de soies agglutinées en paquets. Une encoche épousant la forme de cette extrémité est ainsi ménagée entre la lamelle recouvrante et la crête tandis que

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39% JÉAN-JACQUES LEGRAND

ces deux formations sont étroitement appliquées l’une contre l’autre dans l’endopodite placé dorsalement (fig. 7a).

b) Chez Seyphax ornatus la partie distale de l’endopodite t présente à la fois une lamelle dorsale et une lamelle ventrale. La lamelle dorsale est surtout développée au niveau de la pointe de l’apophyse génitale, tandis que la lamelle ventrale l’est au maximum à l’extrémité de l’endopodite 1.

À aucun niveau les lamelles symétriques,‘ dorsales ou ventrales ne se chevauchent d’une façon notable. Au voisinage de l’extrémité de l’apophyse génitale les lamelles ventrales s’affrontent et sont accolées par leur bord interne légèrement aplati (fig. 7b). :

C'est l’emboîtement des lamelles ventrales et du bouclier de lapophyse génitale qui maintient éloignées l’une de l’autre les extrémités des endopodites.

c) Chez Armadilloniscus candidus (”), au niveau dela pointe de l’apophyse génitale les lamelles ventrales des endopodites 1 s’affrontent dans le plan médio-ventral. Leur face interne présente une scissure médiane découpant deux lèvres. La lèvre inférieure de l’une des deux lamelles symétriques se loge dans cette scissure. Il s’agit là d’une coaptation par engrenage (fig. 7c).

Conclusion.

Au sujet de l’emboîtement des endopodités 1 chez Deto, il est manifeste que la pénétration de l'extrémité de l’une des lamelles latérales dans l’encoche comprise entre la base de la lamelle symétrique et la crête interne ne nécessite aucune disposition particulière et entraine un simple écartement des deux formations. Celles-ci coexistent chez Scyphax sans qu’intervienne une coaptation. Seul le rapprochement des deux articles, rendu impossible chez Scyphax, commande la réalisation de la coaptation qui paraît dénuée de toute signification fonctionnelle.

Chez Armadilloniscus la scissure médiane de la face interne des lamelles, absente chez Scyphax, à toute l’apparence d'un carac-

e (!) IL est à noter que chez cette espèce la crête dorsale concourant à délimiter la gouttière spermatique ne présente pas de soies agglutinées en

paquets (« Führungssäge » de VERHoErr).

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tère survenu brusquement. De même que l’'embottement des lamelles chez Deto, la coaptation qu’elle détermine ne paraît pas avoir de signification fonctionnelle.

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