‹ Les Coaptations sexuelles des OniscoideaChapitre 35 sur 74 · ONE · texte numérisé non relu

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quement une apophyse sur le méropodite sans que le carpopodite soit différencié sexuellement.

L’apophyse peut être proximale et petite, en forme de crochet : Trichoniscoïdes sarsi Patience, T. sarci meridionalis Legrand, T. cadurcencis Vandel, 7. cadurcensis furcillatus Legrand (fig. 116), de même pour toutes les espèces appartenant à au genre HHyloniscus Verhoeff (une douzaine).

L’apophyse peut être beaucoup plus développée, non plus en forme de crochet mais de dent ou de bosse : Nesioloniscus corsicus Racovitza (fig. 11 bis b); Estereloniscus bernardi Vandel, Orttoniscus eremitus Carl, Oritoniscus vandeli Legrand.

Chez Phylloniscus braunst Purcell, trichoniscide termitophile africain, l’apophyse du méropodite, par sa forme et sa taille, rappelle beaucoup celle d’Androniscus (fig. 11 bis c).

Dans un deuxième groupe d'espèces seul le carpopodite est différencié sexuellement. Il présente, soit dans sa partie médiane, soit dans son tiers distal, suivant les espèces, un bourrelet très voisin de celui d’Androniscus.

Appartiennent à ce groupe : T’richoniscus (Stylohylea) bosniensis Verhoelf, 7. (Stylohylea) fagorum Verhoeff, 7. matulici Verhoeff (fig. 11 bis d, e). Enfin dans un dernier groupe d'espèces auquel appartiennent les espèces du genre Androniscus, le carpopodite et le méropodite présentent tous deux des différenciations sexuelles.

Chez T'richoniscus plituicensis Verhoelf le carpopodite présente un gros bourrelet presque médian et le méropodite une apophyse latérale interne, longue et étroite, dont l'extrémité atteint le tiers distal de l’article. Toute préhension est impossible vu le faible développement de l’apophyse du méropodite et sa position latérale (Bg. 11 bis f).

En résumé : dans la famille des Trichoniscinæ les espèces appartenant au premier groupe présentant l'élément proxtmal, plus ou moins développé, d'une pince préhensile; les espèces appartenant au deuxième groupe offrent au contraire l'élément distal d’une pince, quant aux espèces du troisième groupe, chez lesquelles coexistent les deux sortes de différenciations, la pince préhensile n'est réalisée que lors d’une disposition heureuse et d’un développement suffisant de l’un et l'autre de ces éléments.

Au sujet de la pince préhensile de Trichoniscoides cadurcensis furcillatus, il semble bien que les deux éléments de cette pince

BULL, BIOL., fase. 3, 1946. 21

soient apparus simultanément et brusquement. En effet cette espèce, par de nombreux caractères : forme des pléopodes copulateurs, apophyse du méropodite du péréiopode 7, se rattache au groupe de T’richoniscoïdes sarci dans lequel ni l’une ni l’autre de ces différenciations ne sont connues. Je l’avais prise au premier abord pour une variété de Trichoniscoides sarci meridionalis Legrand. Il en est de même d'ailleurs de toutes les espèces de Trichoniscinæ portées à ma connaissance : aucune ne présente de différenciations analogues à l’apophyse conique du propodite de cette espèce. Quant à la forte soie du bord distal du carpopedite, à part son orientation particulière, elle constitue une formation fréquente chez les mâles de la famille des Trichoniscidæ.

h. — Caractères sexuels secondaires des Armadillidiidæ. a) Pince préhensile d’'Eluma purpurascens B. L. — Chez cette

espèce le péréiopode 7 des mâles présente dans l'angle distal interne de l'ischiosodite une longue apophyse conique orientée dans le prolongement de la face ventrale de l’article. Le méropodite offre dans l'angle proximal interne une apophyse de même forme mais moins longue, dirigée en sens contraire de la précédente. L'ensemble de ces deux différenciations figure une pince préhen- ‘sile rudimentaire (fig. 124).

b) Différenciations sexuelles du péréiopode 7 chez d'autres genres. — Chez de nombreuses espèces appartenant au genre Armadillidium, qui compte près d’une centaine d'espèces et est très voisin du genre Æ£/uma, on trouve sur le péréiopode 7 des mâles, et à la même place, des différenciations analogues aux apophyses décrites chez Æluma. Dans un premier groupe d’espèces seul l'ischiopodite est différencié. sexuellement.

Chez Armadillidium vulgare Latreille une longue apophyse conique, soudée au méropodite sur toute sa longueur s'insère à quelque distance de l’angle distal interne de cet article (fig. r2c).

Chez A. fallax Brandt l’apophyse occupe l'angle distal interne et sa pointe est libre.

Chez A. bifidum Dolffus, A. jonicum Strouhal, A. dentiferum B. L. (fig. 12d), A. halophilum Dolfus ; l’apophyse est entièrement libre et très semblable à celle d'£/uma.

Dans un deuxième groupe d'espèces comprenant entre autres

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