‹ Les Coaptations sexuelles des OniscoideaChapitre 39 sur 74 · DÉVELOPPEMENT ET MÉCANISME DE FORMATION DES COAPTATIONS OBSERVÉES · texte numérisé non relu

DÉVELOPPEMENT ET MÉCANISME DE FORMATION DES COAPTATIONS OBSERVÉES

Ce chapitre est d'une importance capitale pour la compréhension des coaptations. Il a malheureusement été délaissé ou peu approfondi par les auteurs, pour de nombreuses coaptations connues chez d’autres groupes d'animaux.

L'étude expérimentale du mécanisme de formation de ces dispositifs à été particulièrement négligée. On ne peut citer qu’une expérience de Mile Macquarr (1936) sur le développement indépendant de la gouttière du propodite du 2° gnathopode d’Orchestia et une autre de Cuéxor (1925) sur la régénération de la patte antérieure des Phasmes, à propos de la coaptation tête fémur. Ces deux expériences ont conclu, trop rapidement peut-être, à une formation indépendante des détails antagonistes sans tenir compte de leur degré de perfection avant leur entrée en contact.

Deux opinions s’affrontent au sujet de ce mécanisme de formation : la première soutenue par Cuénor et Poisson qui concluent : « les arrangements coaptatifs sont préparés avec tous leurs détails chez l'embryon ou la larve » (Cuénor et Poisson 1926, p. 464), opinion reprise par Corsert qui note « La perfection minutieuse avec laquelle se prépare une pièce coaptante dans sa gaine larvaire » (1931, p. 239). La deuxième soutenue par Maruwer, Kor- Mann et Hovasse, qui nient cette préparation minutieuse des pièces et estiment que la coaptation se termine par un moulage réciproque des pièces au moment de leur entrée en contact.

Seule l’étude expérimentale du‘ mécanisme de formation des coaptations nous permettra de statuer de façon certaine.

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