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LES COAPTATIONS SEXCUELLES DES ONISCOIDEA S10

la femelle que les mâles prennent appui lors de la copulation. Mais lorsqu'on examine de plus près ces possibilités d'accrochage, on est frappé par le fait que la partie distale de la pince ne doit pas être d'une grande utilité car elle ne peut avoir aucune prise sur la chitine dorsale lisse des pleurépimères. Un simple crochet proximal pourrait suffire. C’est d’ailleurs ce que présentent, comme nous avons vu, de nombreuses espèces. Le simple accolement de la partie distale du péréiopode contre la surface tergale du pleurépémère et du tergité suffit à compléter l’accrochage. Ù

L'examen détaillé de la pince d’Androniscus dentiger révèle également la présence de nombreux détails inutiles tels le butoir dorsal du carpopodite dont les 3/4 ne font face à aucune formation ; - le creusement du carpopodite, enfin la forme en cuillère de la dent du méropodite qui ne peut correspondre à la préhension de saillies cylindriques. La pince d'Androniscus donne l'impression au cours d’un examen sommaire, d’être adaptée à la préhension d’appendices, alors que ses dimensions et sa faible ouverture ne lui permettent qne d’accrocher une arête mince comme pourrait le faire un simple crochet.

Or les détails qui constituent cette pince sont des caractères sexuels secondaires ; il ne manque pas parmi la foule de ces caractères d'autres exemples d'inutilité manifeste qui sont sans doute l'expression d’un chimisme particulier au sexe mâle.

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