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LES COAPTATIONS SEXUELLES DES ONISCOIDEA 329 "Le | *
On peut constater, d'après l'examen des courbes obtenues (fig. 16) :
1° la croissance presque isométrique de l’exopodite 5 et de la longueur L ;
2° la croissance allométrique de l’endopodite 2, dont la courbe présente deux points critiques dans la partie étudiée.
La croissance des premiers stades n’a pas été étudiée ici. Il est certain quelle nous révélerait un troisième point critique corres-
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Fig. 16. — RÉTENTION DE L'appendix masculina. ETUDE BIOMÉTRIQUE DU DÉVELOPPEMENT, courbes logarithmiques.
pondant au début de la différenciation de l’endopodite. On peut en effet penser que les premières phases de la croissance de l’endopodite (1°, 2° et 3° mues), où rien ne distingue extérieurement les mâles des femelles, correspondent à une allométrie différente dans la croissance de l’endopodite. L’allométrie doit brusquement changer chez les mâles lors de l’allongement des endopodites 1 et 2 (4° mue). Les deux autres points critiques mis en évidence par la courbe correspondent à des tailles de 5 mm. 3 et 6 mm. 9.
La taille de 5 mm. 3 correspond à celle des mâles qui viennent d'effectuer leur septième mue et chez lesquels la coaptaticn apophyse génitale-endopodites 1 est parvenue au stade de coaptation
par assemblage. La taille de 6 mm. Q coïncide avec la taille moyenne des mâles ayant effectué leur neuvième mue. Cette mue correspond au maximum d'extension relatif de l'endopodite 2 et à l'apparition des pellicules oblurant le tube de rétention. Cest également à cette mue qu'apparaissent les caractères sexuels secondaires des péréiopodes 3 et 7, tandis que se développent ceux des péréiopodes 1 et 2 nés à la mue précédente. Laquelle de ces deux mues est la mue de puberté ? y
Les mâles sont certainement capables de s’accoupler à la neuvième mue mais ne le sont-ils pas avant, à la septième mue par exemple ? Je ne puis trancher la question qui déborde d’ailleurs du sujet traité. La seule partie de la courbe qui nous intéresse au point de vue de la coaptation est celle qui débute au premier point critique dans la partie étudiée en réalité le deuxième. C’est à partir de ce point critique (7° mue) que commence à se former la gouttière marginale de l’exopodite 5.
Entre la mue 7 et la mue 9 les courbes L et / sont convergentes. De fait la pointe de l’endopodite 2 se rapproche de l'extrémité de l’'exopodite 5. À partir de la mue 9 les courbes sont au contraire divergentes; ce qui veut dire que l’exopodite 5 et la longueur L croissant plus vite que l’endopodite 2 la pointe de celui-ci s'éloigne de plus en plus de la pointe de l’exopodite, alors que le tube de rétention s'étend toujours jusqu’à cette pointe. 1/ existe donc une allométrie entre la croissance du tube de rétention et celle de l’endopodite », c’est-à-dire allométrie de croissance entre les deux parties antagonistes de la coaptation.
D’après la courbe c'est au deuxième point critique (mue 9) que se trouve réalisée adaptation maximum entre les deux parties. L’examen de nombreux mâles au stade 10 nous montre en effet des individus, très nombreux, chez lesquels l’endopodite 2 s’arrête un peu avant l'extrémité du tube de rétention, d’autres rares, chez lesquels les deux formations sont exactement adaptées l’une à l’autre, d’autres, également rares, chez lesquels la pointe de l’endopodite 2 dépasse notablement l'extrémité du tube de rétention.
Ces résultats confirment lindépendance des deux formations antagonistes. S1 la coaptalion subsiste au delà de la dixième mue, du moins sa perfection ne cesse de décroître à chaque mue. Le stade parfait n’est réalisé que durant un temps très court : l’intermue séparant la neuvième et la dixième mue.
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