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LES COAPTATIONS SEXUELLES DES ONISCOIDEA 37i

riences, celle survie est due à ce que le prédateur repère avant tout le mouvement et, à ce point de vue, les espèces incapables de s’enrouler sont moins bien dotées que les espèces enroulables pour se maintenir dans un état d’immobilité complète. De même Armadillidium vulgare qui s’enroule en une boule parfaite se maintient enroulé beaucoup plus longtemps qu’A. pseudosphærium nasatum qui forme une boule très imparfaite. Sans avoir pu répéter cette expérience faute d'individus en nombre suffisant avec Armadillo officinalis et Eluma purpurascens qui s'enroulent d’une façon parfaite, j'ai cependant constaté que ces espèces se mettent rapidement en boule, dès qu'on remue les feuilles quiles abritent, et restent très longtemps enroulées.

* Ces résultats ont certainement une valeur réelle :

1° parce que ces Oniscoïdes vivent dans le même milieu ;

2° parce que les études de divers auteurs : J. For, H. Cuirry, A. D. Mioprerow, Tu. H. Scuerrer et CL. Corrau sur les estomacs de divers oiséaux insectivores ont montré que lés Oniscoïdæ constituent une part importante de la nourriture de ces oiseaux : la perdrix par exemple. |

S’il est donc possible de reconnaître pour certaines coaptations des signes certains d'utilité, et notamment pour celles qui ont trait à la locomotion, aux pièces buccales, à l’appareil de ponte et à la défense contre les prédateurs, t{en est de très nombreuses dont l'utrlité semble très problématique.

Le plus grand nombre a trait à un emboîtement plus ou moins grossier des appendices entre eux ou avec le corps à la position de repos.

C’est dans cette catégorie qu’on pourrait ranger par exemple la coaptation endopodites 2-exopodite 5 et l’emboîtement de la partie distale des endopodites 1 parmi les coaptations sexuelles étudiées chez les Oniscoïdea.

Exemples dans les autres groupes d'animaux :

Crustacés : Gnathopode creusé d’une gouttière chez certains Amphipodes ; la plupart des coaptations décrites par KozLmanx chez les Décapodes : articles de la grande pince des Alphéidés, pinces ravisseuses de certains Décapodes ; coaptation dactyle-propodite ; berceau antennulaire, fosse orbito-antennaire ; coaptation des appendices thoraciques avec le corps, coaptation abdomen-stermites

thoraciques.

Arachnides : coaptation de la pince du pédipalpe avec le carpopodite chez Æuscorpius flavicaudis.

Insectes : coaptation fémur-tibia des pattes ravisseuses de certains Hémiptères aquatiques, des Mantides, etc... ; coaptation élytrale de certains Hémiptères; sillon antennaire de certains Hémiptères et Coléoptères ; coaptation du rostre de Cryptorrhynchas lapathi avec le prosternum et le mésosternum ; coaptation du bord externe des élytres avec le thorax, l'abdomen, le taquet des hanches métathoraciques chez certains Coléoptères. Or il est remarquable que ce sont précisément ces coaptations :

1° qui sont les moins constantes d’un groupe à l'autre pour un genre de vie identique ;

2° qui varient, chez les crustacés, au cours de la vie de l’individu et sont le plus souvent détruites à l’état adulte, soit chez sexe soit chez les deux ;

3° qui présentent d’un groupe à l’autre une évolution le plus souvent régressive sans qu’il y ait changement dans le genre de vte.

Enfin parmi les coaptations « de luxe » peuvent prendre place certaines dispositions telles que :

l'ajustement des pièces de l’appareil musical des Longicornes ; la coaptation fémur-tibia de certaines pattes saltatrices ; la coaptation saillie posternale-cavité mésosternale des Throscides et des Buprestres ; certaines coaptations sexuelles telles que la coaptation de lélytre de la © et du tibia du chez Lebia grandis. Il s’agit là encore de formations isolées qui ne sont nullement l’apanage d’un genre de vie particulier.

Conclusion.

Il a donc été facile de retrouver au cours de cette revue rapide des coaptations décrites chez d’autres groupes les principaux résultats de l’étude des coaptations sexuelles chez les Oniscoïdes et notamment la nature indépendante des détails complémentaires et le rôle prédominant du contact. Certes il reste beaucoup de points obscurs, mais il semble qu’une étude précise de l’anatomie et de l’écologie des différents groupes, appuyée par des documents paléontologiques, apporterait des éléments nouveaux indispensables à la compréhension de l’évolution de ces dispositifs.

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