PORT-ROYAL DES CHAMPS EN I/O
D’après une gravure de Marie - Magdeleine Horthemels.
vées aux Estampes1, et signées Magdeleine Hortliemels fec ., sont là pour le prouver. On peut noter en outre la suite de 23 (et non 22, comme il est dit partout) gravures sur Port-Royal , savoir 22 sur les vues, offices et cérémonies de Port-Royal, et une reproduisant la Cène, tableau de Philippe de Champaigne qui décorait l’autel. Ces gravures, aujourd’hui très rares, nous initient à la vie familière de Port-Royal à la veille même de sa destruction, car la Vue cavalière de Port-Royal-des-Champs est de 170g. Elles nous introduisent à la chapelle, au réfectoire, au désert ; elles nous montrent les prières, les aumônes, etc. Ces planches furent saisies et brisées presque aussitôt parues, en 1710 environ, de là leur rareté. M. Gazier possède des gouaches du temps, de la même grandeur et de la même disposition que les gravures elles-mêmes, et qui en offrent une reproduction, à moins qu’on n’y voie, à cause de certains changements de détails significatifs, les propres modèles qui ont servi à exécuter les gravures de Madeleine Horthemels2.
D’après divers, Madeleine Horthemels a encore gravé : les Quatre Heures du jour , de Lancret ; le Plafond du Salon de la Guerre, de Le Brun; la Franche-Comté conquise pour la seconde fois en 1674, du même; diverses planches pour le Versailles immortalisé de J. B. de Monicart; une Allégorie de la Paix, sans le nom du peintre; Mercure annonçant la paix aux Muses, par Corneille; l’Amour et la Richesse aux noces de Gamache, par Ch. Coypel ; le Triomphe de Flore , du Poussin. Nous avons déjà vu que pour son mari elle avait gravé plusieurs planches d’après les peintures des Invalides; son nom se lit encore au bas du Philippe baptisant l’Eunuque, de Bertin, quoique cette gravure ait été présentée à l’Académie et enregistrée au nom de son mari3.
Pour son fils enfin, ce fils dont la précocité fit sa gloire, et avec lequel elle vécut dans la plus étroite intimité jusqu’à la fin, elle termina au burin sa première grande planche, celle du Pannini, dont il a été déjà parlé; elle grava aussi, d’après ses premiers dessins, originaux et naïfs, Don Quichotte , la Charmante Catin, le Chanteur de cantiques. Et tout