‹ Les CochinChapitre 89 sur 102 · MINERVE ET LA FOLIE · texte numérisé non relu

MINERVE ET LA FOLIE

Frontispice des Œuvres de Saint-Marc.

Fac-similé de la gravure de J. J. Leveau, d’après le dessin de C. N. Cochin le fils. (Collection de M. Henri Béraldi.)

(car c’est ainsi qu’on appelle ceux qui conservent un véritable attachement pour le gouvernement monarchique), vous concevez que cette

LES ARTISTES CELEBRES

société n’était pas de mon goût; aussi ai-je pris le parti de renoncer à presque toutes nos sociétés... 1 » Sa fidélité envers la mémoire de Louis XV a quelque chose de touchant. Il a des colères de tête poudrée. Il ne pardonne pas à Linguet d’avoir dit : « Le prince se traînait d’opprobres en opprobres ». Pauvre Cochin ! après sa brillante vie, il finit tristement, longuement, pauvrement. « Je me trouve comme un homme entouré de ruines », écrit-il dans sa dernière lettre à son dernier ami. C’est le mot de toute sa génération : c’était déjà celui de Chardin, de Mariette. Ce sera celui du bon abbé Barthélemy, et de ce grand rieur, Beaumarchais. Son dernier mot (qui l’eût prévu, galante Pompadour !) est : « Dieu nous soit en aide ! »

Le 29 avril 1790, après une très courte maladie, s’éteignait, l’esprit lucide jusqu’à la dernière heure, l’artiste coquet des Menus-Plaisirs, le dessinateur des Fêtes de Versailles, l’évocateur piquant de l’art Louis XV et le buriniste de ses grâces minaudières. Dans tous les sens, il mourait sans postérité

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