‹ Les CochinChapitre 90 sur 102 · Dernière lettre à Descamps, 10 janvier · texte numérisé non relu

Dernière lettre à Descamps, 10 janvier

2. Le testament de Cochin, rédigé la veille de sa mort, a été trouvé par M. Ch. Henry, et donné par lui à la suite des Mémoires. Les Goncourt l’ont reproduit in extenso. Cochin y instituait sa sœur légataire universelle pour l'usufruit, et ses cousins et cousine Tardieu et Belle héritiers chacun pour un quart, « quant au fond et propriété ».

Cochin fut inhumé à Saint-Germain-l’Auxerrois. Un article ému, dù à son parent Belle, lui fut consacré dans le Journal de Paris , 2 juin 1790. Son Eloge fut prononcé à l’Académie de Rouen, par M. de Couronne, 1790. (Cf. encore le Journal de J. J. Wille.)

FAC-SIMILÉ D’UNE GRAVURE DE C. N. COCHIN, d'après une composition de J. B. Toro.

Nous relevons ici les lectures que lit Cochin à l’Académie de Paris ou de Rouen et diverses mentions de faits qui intéressent sa biographie.

4 Mars 1752. — Lecture Sur futilité du voyage d'Italie. ( Procès-verbaux de l’Académie de Peinture.)

26 Mai ij53. — Conférence Sur V effet de la lumière. (Procès-verbaux.)

3 Décembre 1757. — Cochin fait part à l'Académie de sa nomination de chevalier de Saint-Michel. (Procèsverbaux.)

4 Novembre 1758. — Discours De la connaissance des arts fondée sur le dessin. ( Procès-verbaux .)

6 Décembre 1760. — Lecture de la Vie de Parrocel. ( Procès-verbaux .)

3i Octobre 1761. — Cochin présente son Lycurgue blessé. (Procèsverbaux.)

g Novembre 1765. — Lecture sur ce sujet : « Quel est le degré de liberté que les artistes doivent conserver dans l'observation du costume. » (Procès-verbaux .)

3i Mai 1766. — Cochin fait don à l’Académie du Portrait de Benoit XIV , par Subleyras. (Procès-verbaux.)

COMPOSITION de C. N. Cochin le fils.

(Collection de M. Henri Béraldi.)

4 Mai 1771. — Cochin reçoit 1,000 livres de pension « comme récompense de ses services pendant le temps qu’il a été chargé du détail des arts ». (Procès-verbaux.)

24. Février 1776. — Renou est adjoint à Cochin avec le titre de secrétaire -ad joint. (Procès-verbaux.)

29 Novembre 1776. — Cochin est nommé conseiller par mesure extraordinaire. (Procès-verbaux.)

1777. — De l'utilité des Ecoles académiques. (Lecture faite à Rouen.)

1778. — Inconvénients du maniéré. (Lecture faite à Rouen.)

1779. — Conseils pour éviter ce défaut. (Lecture faite à Rouen.)

Quelques critiques ont cru pouvoir, en outre, attribuer à Cochin une dissertation « sur la légèreté de l'outil », dont il est parlé dans divers écrits du xvme siècle, et qui, d’ailleurs, s’est perdue. Il y a là une petite erreur. Cette dissertation a bien été lue à l’Académie, et peut-être par Cochin, qui, en qualité de secrétaire, donnait souvent lecture à la Compagnie des travaux de ses confrères. Mais elle a pour auteur le comte de Caylus, et il faut la lui restituer. On en trouve, d’ailleurs, la mention inscrite dans les Procès-verbaux publiés par M. A. de Montaiglon, sous la date du 4 octobre 1755.

Lettres d’annoblissement pour le s' Charles Nicolas Cochin , ses enfants et postérité . (Extrait.)

« Louis, par la grâce de Dieu, etc.

... «Bien informé du renom que s’est acquis dans l’art de la gravure notre cher et bien arné Charles Nicolas Cochin, l’un de nos graveurs ordinaires, garde des dessins de notre Cabinet, secrétaire perpétuel de notre Académie de Peinture et Sculpture, censeur royal pour les ouvrages qui ont trait aux arts, nous l’avons jugé digne de cette marque flatteuse de notre satisfaction et de notre bienveillance. Les preuves qu’il a données de sa capacité et de ses talents dans un art qui fait tant d’honneur à la nation française sont héréditaires dans sa famille. Indépendamment de plusieurs de ses parents qui l’ont professé avec distinction, son père aussi, l’un de nos graveurs et de notre académie, a été choisi par les Premiers Gentilshommes de notre chambre pour exécuter sous leurs ordres toutes les parties relatives à la cérémonie de notre sacre, ainsi que différentes Fêtes et Pompes funèbres. Charles Nicolas Cochin a eu luimême l’avantage, dès sa tendre jeunesse, de seconder son père dans les

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