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LES ARTISTES CÉLÉBRÉS

mêmes travaux, et on l’a vu avec admiration réunir en lui dans un égal degré de force deux parties communément distinctes et séparées, le dessin et l’exécution. Les fêtes données en mil sept cent trente neuf pour le mariage de notre très chère et très amée fille l’Infante d’Espagne Duchesse de Parme et de Plaisance, celles qu’ont occasionnées les deux mariages de notre très cher et très amé fils le Dauphin en mil sept cent quarante cinq et mil sept cent quarante sept, et celles qui ont suivi la naissance de notre très cher et très amé petit fils le duc de Bourgogne, sont autant de témoignages de ses heureux succès dans l’un et l’autre genre. C’est aussi ce qui nous a déterminé à le charger de la composition de la gravure des Estampes qui doivent orner le livre de l’histoire métallique de notre règne, et nous avons eu la satisfaction de voir par les premières planches qu’il nous en a présentées que nous ne pouvions pas confier en de plus sûres mains un ouvrage destiné à perpétuer notre puissance et notre gloire.

« Enfin, notre très cher et bien amé le sieur marquis de Marigny, commandeur de nos ordres et Directeur Général de nos Bâtiments, Arts et Manufactures, s’est su gré de s’en être fait accompagner dans le voyage qu’il a fait en Italie en mil sept cent cinquante pour connaître par luimême les morceaux rares et précieux que l’on trouve répandus dans cette partie de notre continent.

« A ces causes, et de notre grâce spéciale... nous avons annobly et par ces présentes signées de notre main annoblissons Ledit Charles Nicolas Cochin et du titre et qualité de Noble et d’Ecuyer, etc., etc.

« A Paris, en Parlement le vingt trois juin mil sept cent cinquante sept, signé Isabeau. »

[Archives Nationales , X,A 8/63, f° 179.)

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