SIGNES FONTIONNELS
+ La douleur n'est point constante et beaucoup de pyélonephrites, sont complètement indolores. La douleur est loin, d’ailleurs, d'apporter un élément de diagnostic décisif. Tantôt elle revêt le type d'une pesanteur au niveau de lune ou des deux fosses lombaires, tantôt elle prend le masque d'une névralgie intercostale ou lombaire.
C'est en général une douleur fixe, « sur place », et son irradiation inférieure, suivant le trajet de l’uretère, n'est pas habituelle, EN
Dans d’autres Cas, la douleur est plus vive et éveille l'idée d’une appendicite ou d’une annexite. À un degré de plus, elle en impose pour une colique lithiasique. Il s'agit là d’une poussée de rétention pyélo-rénale, en faveur de laquelle on perçoit parfois un rein augmenté de volume et douloureux. Le mécanisme de la douleur est ici identique à celui de la colique néphrétique. Le cathétérisme urétéral, formellement indiqué dans ces cas, évacue une rétention d'importance variable et fait cesser les phénomènes douloureux.
Dans d’autres cas, la douleur est l'expression d’une réacion inflammatoire péri-rénale.
Troubles de la miction. — Ils sont, dans l’ensemble, assez fréquents, mais leur constance n’est pas absolue et cerlaïns colibacilluriques avérés n’ont aucun retentissement vésical. ;
Ces troubles mictionnels Mae une grande valeur séméiologique, car c'est souvent leur présence qui attire l'attention du côté de he urinaire et fait pratiquer un examen des urines.
Ils consistent en pollakiurie et en douleurs à prédomi-
nance terminale.
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Associés à la pyurie, ils constituent le trépied ‘symptomatique fondamental de la cystite.
Notre maître, le D° Chevassu, insiste sur l’importance que l'on doit attacher à toute cystite. L'erreur communément commise consiste à considérer volontiers la cystite comme une affection isolée. Bien souvent, il s’agit de phénomènes secondaires à des lésions rénales, et il faut toujours chercher si derrière une infection vésicale ne se cache pas une infection rénale.