‹ Les ColibacilluriesChapitre 16 sur 40 · II. SIGNES GÉNÉRAUX · texte numérisé non relu

II. SIGNES GÉNÉRAUX

La fièvre est d'importance variable. Nulle dans les formes chroniques, légère dans les formes subaïguës ou au déclin des phases aiguës, elle atteint parfois un degré très élevé. Dans ce dernier cas, elle relève de causes variables.

Une grosse température peut accompagner une forme intense de colibacillurie ou témoigner d’une crise de rétention rénale. La distension pyélo-rénale, alternant avec des -périodes de débâcle urinaire, peut donner à la courbe thermique un aspect très particulier.

La fièvre, accompagnée ou non de frissons, et pouvant atteindre 38,5, 39 et davantage, succède communément à la fatigue physique (marche prolongée, voyage, surmenage aigu, etc...), à une émotion, à un excès alimentaire. Chez la femme colibacillurique, elle apparaît parfois à l’occasion des règles.

Mais l’aspect le plus caractéristique de la fièvre au cours des colibacilloses urinaires est constitué par la réaction thermique qui se produit au cours de la phase colibaciliémique qui précède la décharge bactérienne. Cette fièvre s'accompagne de frissons, suivis d'un stade de chaleur et - de sueurs. Elle a tout l'aspect de la fièvre urineuse aiguë et peut en être légitimement rapprochée. La seule différence réside dans l’évolution inverse du processus ‘infectieux infection sanguine puis urinaire dans le cas qui nous occu-

ET 3h = 2 \

pe ; infection urinaire puis sanguine dans l'infection urineuse classique. Cette dernière est d’ailleurs très souvent sous la dépendance du colibacille.

Ces diverses modalités de la fièvre au cours des colibacilluries sont susceptibles d'entraîner des erreurs et de faire poser à tort les diagnostics de grippe, d'embarras gastrique fébrile, de typhoïde, de paludisme.

Les troubles gastro-intestinaux sont habituels, mais non constants.

La constipation, sous loutes ses formes, est souvent retrouvée. Parfois, elle est remplacée par de l’entéro-côlite.

Enfin, des phénomènes d’'inappétence, voire des vomissements, peuvent s'ajouter au mauvais état intestinal.

Parfois, des manifestations hépato-biliaires, frustes ou évidentes, s'associent aux troubles digestifs.

Page 1