CHAPITRE VII
Exploration Radiologique des Colibacilluriques
On aura recours, suivant les cas, à l’une ou à plusieurs des explorations suivantes
1) Radiographie. — Toujours utile dans une colibacillurie rebelle, elle renseigne sur la présence ou l'absence de calculs et sur la position normale ou anormale des reins.
2° Radioscopie.
Des examens de la motilité diaphragmatique ont été faits en série dans le service de chirurgie urinaire de Cochin. II résulte de ces examens qu'une périné-
phrite donne lieu à une notable diminution de l'amplitude du diaphragme correspondant.
8°) Pyélographie. — La pyélographie est une exploraton de valeur considérable. Elle permet de préciser, et souvent avec une extrême netteté, les lésions de l'appareil excréteur qui entretiennent la colibaciflurie.
Nous nous attachons d’ailleurs à faire en général une urétéro-pyélographie, car ces lésions urélérales sont particulièrement fréquentes. On peut utiliser comme injection opacifiante : le lipiodol, l’iodure de sodium, le collargol. Nos préférences vont au collargol, «dont l'opacité est excellente
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et qui est parfaitement toléré. Gette dernière condition ne nous à pas semblée absolument constante en ce qui concerne l’iodure de sodium.
La pyélographie permet de préciser la distension pyélique, la présence de calices anormaux. Elle fait soupçonner la présence d’un vaisseau anormal, facteur d'hydroné- “phrose. |
L'injection de liquide opacifiant dans l’uretère montre l’état de ce conduit, tantôt coudé ou dévié, tantôt -rétrécf.
Les rétrécissements de l’uretère ne sont pas toujours aisés à dépister. La lecture du cliché radiographique peut être la source d'erreurs, car les contractions urétérales peuvent donner l'impression d’un uretère sténosé, alors qu'un autre | cliché montrera qu’il n’en est rien.
I nous a été cependant donné de retrouver, à plusieurs reprises, et à plusieurs semaines de distance, des images identiques, correspondant d’ailleurs à un obstacle reconnu au cathétérisme (Fig. 4).
Nous pensons, d'autre part, qu'il existe certainement des rétrécissements légers, insuffisants pour donner lieu à une déformation de l’image urétérographique, mais suffisants pour troubler la fonction excrétrice et à donner lieu à des manifestations cliniques. La constatation d’obstacles au cheminement de sondes et les heureux résultats de dilatation plaident en ce sens. Pour donner à l’image urétérographique le maximum de netteté, on aura tout avantage à utiliser des sondes urétérales présentant un renflement olivaire à 2 em. de leur extrémité. Le renflement $ ‘applique sur le méat urétéral et évite le reflux vésical:
4 Pyéloscopie. — [La pyéloscopie ne remplace pas la pyélographie, mais elle apporte des renseignements complémentaires de la plus haute utilité.
« IT'existe, disent MM. Legueu et Fey, un rapport étroit entre le retard d'évacuation d’un bassinet et son degré d’in-. fection. Il est donc logique de demander à la pyéloscopie,
non pas un diagnostic, mais un pronostic sur l’évolution d'une pyélonéphrite ».
Une bonne motricité permet donc d'envisager une guérison complète sous l'influence d’un traitement généray et local.
S'il s’agit, au contraire, d’un bassinet atone, la stagnation urinaire rend le traitement plus incertain, Mais Ja mauvaise motricité du bassinet préexiste-t-elle à l'infection et est-elle la cause de celle-ci, ou l’atonie pyélique est-elle secondaire à l’infection P Il nous semble bien difficile d'établir qu'elle est la ÉAUeRe respective de ces deux mécanismes.
Toujours est-il que, sous l'influence d’un traitement approprié à chaque cas (évacuation des rétentions, lavages du bassinet, dilatation urétérale, section d’un'vaisseau anormal, néphropexie), on peut voir s'améliorer la motricité
pyélique.