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lurie avait préalablement résisté à ce seul traitement local (obs. 38).
Nous avons dit, en effet, que, chez les sujets immunisés . activement ou passivement, les anticorps ne filtrent que faiblement et passagèrement dans l'urine. L'obtention d'une immunité générale peut ne pas empêcher le développement de microbes dans l'urine. D'où, l'avantage du traitement local concomitant.
Cependant, le sérum peut, dans certains cas, éntraïner à Jui seul la guérison, en raison de la proportion considérable d'anticorps spécifiques que le sérum introduit. Ceux-ci peuvent alors passer en quantité suffisante dans l'urine pour détruire les bacilles qui y végètent. l
On trouvera, plus loin, plusieurs observations de guérisons durables obtenues par la sérothérapie anticolibacillaire (obs. 33 à 44). .
En résumé, les méthodes biologiques ne doivent être utilisées qu'après vérification de l’absence de lésions sur le trajet des voies excrétrices. Si des lésions sont constatées, elles doivent être préalablement traitées.
La bactériophagothérapie est de résultat incertain et peut entraîner la formation de races colibacillaires résistantes.
La vaccinothérapie, agissante dans la colibacillose en général, est d’effet insuffisant sur le milieu urinaire.
La sérothérapie, par la brusque immunisation qu'elle entraîne, est le traitement biologique de choix. Elle s'adresse aussi bien aux formes aiguës qu'aux formes rebelles et chroniques.
X. INDIGATIONS DES STATIONS HYDRO-MINÉRALES. — Les cures hydro-minérales représentent un élément thérapeutique sonvent très actif. Elles s'adressent aux troubles du tube digestif ou à ceux du tractus urinaire.
Suivant la nature et l'importance des lésions en cause, elles constituent la partie essentielle du traitement ou ne sont utilisées que pour activer ou consolider une guérison obtenue par d’autres moyens.
Voici les indications données dans le dernier rapport à la Société française d'hydrologie :
1° Indications intestinales.
Châtel-Guyon. — Stase intestinale sous toutes ses formes, côlites diverses avec ou sans retentissement hépatique.
Plombières. — Constipation douloureuse. Etats hyperesthésiques de l’abdomen.
Brides. — Etats pléthoriques abdominaux et congestifs pelviens avec manifestations de côlite.
Vichy. — Prédonrinance de certains troubles hépatiques et surtout des cas de cholélithiases (Rappelons qu’une cure alcaline peut entraîner une activation de la colibacillose).
2° Stations de diurèse.
La Preste. — Action élective sur les muqueuses urinaires.
Contrexéville, Vittel, Capvern. — Formes urinaires, dé-sintoxication digestive et stimulation entéro-hépatique. Action tonique.
Evian. — Diurèse, action sédative, digestive et générale.
IT. Traitement des formes cliniques