‹ Les ColibacilluriesChapitre 29 sur 40 · ÉCRAN · texte numérisé non relu

ÉCRAN

Ainsi s'expliquent les insuccès de la vaccinothérapie, ou ses succès momentanés, correspondant à la phase où les anticorps peuvent pénétrer dans le milieu urinaire.

Le Professeur Vincent nous à communiqué, entre au- - tres, l'observation d’une malade atteinte d’une colibacillurie rebelle, et présentant d'autre part une périostite colibacillaire de l'extrémité supérieure de l’humérus.

Cette malade fut soumise à la vaccinothérapie. La périostite subit une guérison rapide.

Quant à la colibacillurie, la numération permit de constater :

La veille du début du traitement : 600.000 p. em?. — Le lendemain : 50.000. — Les jours suivants, augmentation progressive et retour au chiffre initial après 3 à 4 jours. D'autres cas semblables ont été observés.

H. Vincent considère que la vaccinothérapie, de même que la bactériophagothérapie, ont l'inconvénient de créer, par sélection des races microbiennes plus résistantes chez l'individu traité.

Les diverses statistiques ayant it aux guérisons obtenues par la vaccinothérapie notent que le résultat de la méthode est favorable dans 75 p. 100 des cas environ. Mais sont comptés comme résultats favorables : 1° les cas d'amélioration de l’état général avec persistance d'urines troubles ; 2°) les cas à urines claires, mais avec persistance du colibacille ; 3°) les cas aigus, où la guérison est si fréquemment spontanée ; 4°) les cas subaigus, où la guérison a été obtenue en plusieurs mois. Ici encore on pourrait discuter la possibilité de guérisons spontanées.

Si l’on défalque donc tous ces cas, pour ne conserver que ceux ayant trait à des colibacilluries rebelles et ayant guéri rapidement avec disparition complète et durable du coli, la valeur de la vaccinothérapie est considérablement amoindrie. C’est sur ce dernier critère, d’une valeur indiscutable, que nous allons juger des résultats de la sérothérapie.

EC S2 Eu SÉROTIHÉRAPIE,

H. Vincent, inoculant au cheval des cultures microbiennes à des doses très progressives, a préparé un sérum thérapeutique anticolibacillaire. |

Il est utilisé à la dose de »0o cm par jour, pendant {4 jours, par voie hypodermique. Dans les cas graves, où il y a licu d'agir très énergiquement, la dose quotidienne peut sans inconvénient, être portée à 40, 60 cm, et renouvelée pendant plusieurs jours. É

La sérothérapie a été utilisée, depuis 5 années, dans le service de chirurgie urinaire de l'hôpital Cochin et dans ie service d'urologie du Val-de-Grâce, sur des colibacilluries aiguës et surtout sur des colibacilluries chroniques ayant résisté à tous les traitements. Les résultats que nous avons obtenus se sont montrés presque constamment favorables.

Le sérum de Vincent utilisé initialement provenait d’un cheval qui donnait lieu à de vives réactions sériques.

Ultérieurement, fut préparé, à l’aide d’un autre cheval, un sérum aussi actif, mais donnant des réactions moindres ou nulles.

- Depuis quelques mois, un sérum désalbuminé est utilisé,

Le sérum anticolibacillaire agit en créant, beaucoup plus énergiquement que la vaccinothérapie, à effet nécessairement lent, une immMmunisation passive, mais brusque et massive, à l’aide des anticorps qu'il contient.

Effectivement, dans les cas favorables, l’éclaircissement des urines est très rapide et leur limpidité est assez souvent obtenue en quelques jours.

Par contre, l’action du sérum peut être Fa ou nulle si les lésions mécaniques associées à la colibacillurie n’ont pas été préalablement traitées, cause d'échec commune à tous les traitements biologiques en général.

Le traitement local, sous forme de lavages de vessie où du bassinet, est associé avec le plus grand avantage au traitement sérothérapique, étant bien entendu que la colibacil-

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