L { . = AZ
din 1, CEE, à .
, « LC 2 - n çs # = N É [ î » L ù È Le UE r DEA (te k a? TS Le « \ b . Ï . ï ÿ D AT à "1 ‘AA mi)} MEN MN CC PT:
= 4 Î t “ U RAR LDE ' We Ne = A r 27 ve 1H LECIPES
Bt ER LENS È U Le
Es LAC LEA
a LR A
fice est de cathétérisme facile, mais les sondes 14, 12, 10 butent à 2 cm. 1/24 Une sonde 8 parvient à 4 em. et retire quelques gouttes d’urines louches.
Bien que l’on n'ait pu parvenir à monter une sonde jusqu’à la partie supéricuré de l’uretère, l’effel du cathétérisme n’en fut pas moins heureux, car la température tomba le lendemain à 37°, alors que la malade était continuellement fébricitante depuis deux semaines. ne ht
Au bout de quelques jours, la malade partit en convalescence sans que la fièvre réapparut. Les douleurs lombaires avaient complètement cessé.
Oss. XXVII. — Colibacillurie entretenue par une slénose urétérale gauche post-opéraloire. Dilatations. Guérison. i
Mme A4.., 36 ans, a élé opérée en 194. Elle a subi une hystérectomie subtotale pour double salpingite adhérente.
Deux mois après l'intervention, apparition progressive de douleurs lombaires gauches. Ces douleurs sont de lype continu. De temps à autre. surviennent des crises plus violentes, d'une durée de quelques heures. La malade n'avait ja: mais présenté de troubles semblables avant l'intervention.
Nous pratiquons notre premier examen en avril 1925. Le rein gauche est augmenté de volume, douloureux à la palpation. Les urines sont louches. L'examen y décèle la présence de cellules épithéliales, de colibacilles, de pus.
Une ceystoscopie est pratiquée. À gauche, les sondes à bout olivaire 1Â, 19, 10, butent à 7 cm., malgré l’inclinaison de la malade. Une sonde 8 franchit l’obstacle et monte à 25 cm. sans difficulté.
On évacue, en goultes pressées, quelques centimètres cubes d'urine. AÀ l'examen histo bactériologique de l'échantillon ; colibacilles peu nombreux, sans pus.
Au cours de 4 séances, mensuellememnt espacées, on dilate la sténose jusqu'au calibre n° 16. Dès la première dilatation, la malade accuse une disparition absolue des douleurs lombaires gauches, à
Suites : La malade a été revue en novembre 1995. Il n’y a pas de douleurs lombaires gauches. Les urines totales sont limpides. Cathé:érisme facile de l’uretère gauche au moyen d’une sonde 14 ; par laquelle on recueille un échantillon limpide.
O8s. XXVIIIL. — Colibacillurie entretenue par une slénose urétérale postopératoire.
| Mme O.…., 4o ans, a subi, en 1920, uneæhystérectomie sublotale pour salpingite.
Un an environ après l'intervention, apparition progressive de SARAIEN ES dans la région lombairer droite. De lemps à autre, quelques troubles mictionnels. Avant l'intervention, la malade n'avait pamais présenté le moindre symptôme urinaire, Durant plusieurs années, les troubles persistent. ‘Il s’y ajoute, tous les mois environ, des crises douloureuses lombaires, droites à type paroxystique d'une extrême violence. Ces crises s’accompagnent de frissons, de fièvre. Elles sont suivies d'une débâcle d'urines louches.
e G : \ En juin, 1928, nous pratiquons l’examen de la malade, Les urines recueillies à la sonde sont louchés. L'examen y décèle la présence de pus et de coliba- F1
cilles. LE MNT EP È Le rein droit est augmenté de volume et facilément perceptible. : : \ . . . rie Î La cysloscopie montre que la vessie est normale. À droite, une sonde urété- -, L
rale 14 bute à 4 em, Une sonde 72 bute au même niveau. Une sonde 10 franchit l'obstacle et monte péniblement à, 25 cm. A ce niveau, on évacue une rétention louche de 18 cm3. La sonde est laissée en place jusqu'au soir. Le lendemain la malade est extrêmement soulagée : les douleurs ont complètement disparu. x
La malade quitte le service et doit revenir pour dilatations de l'uretère droit et lavages du bassinet.
Oss. XXIX. — Colibacillurie entretenue par une sténose urélérale droite postopératoire. |
Mme D... 5o ans, entre dass le service de chirurgie urinaire de l'hôpital Cochin, le 14 octobre 1927, pour douleurs lombaires droites et température à 39°. à |
L'histoire de la maladie a Ja suivante : Ch
En 1925, la malade a subi une hystérectomie totale pour fibrome. Quelques mois après l'intervention, apparition progressive de douleurs dans la région lombaire droite, à irradiation inférieure. Ces douleurs duraient quelques jours et étaient suivies de douleurs à la miction et d’émission d’urines trou-, bles. De temps à autre, crises douloureuses, accompagnées d’une température élevée au voisinage de 4o°. La crise actuelle remonte à 4 jours. Les douleurs sont très vives, la température à 39°, les mictions fréquentes, les urines Pos l2 rein droit augmenté de volume et douloureux. Len tpee =
Un examen d’urines fait constater la présence de cellules épithéliales, de bâtonnels à Gram négatif, de pus abondant. ;
Le 14 octobre, une cystoscopie montre que la vessie est saine. On pénètre facilement dans l’orifice urétéral droit, mais les sondes de tout. calibre butent à:
6 em. malgré l’inclinaison de la,malade. On recueille, à ce niveau, un échantillon contenant des cellules épithéliales et des colibacilles. )
Le lendemain, 15 octobre, nouvelle cystoscopie. Les sondes 14 et 12 uni à 6 em. Une sonde 10 bute au même niveau. En insistant on franchit l'obstaele. La sonde est laissée en place pour dilatation de l'uretère et séparation d’urines. On ne vide pas de rétention.
° UAD : RG Volume, 6.5 à St 9 -Urée (concentration) ; O0 ete 28,19 Urée (débit) | 6,139 0,257
La témpérature tombe” progressivement ef atteint 359,6 le 19 octobre. Un troisième cathétérisme est pratiqué ce jour. P'’emblée, une sonde 7x2 franchit l'obstacle. Une sonde 14 est ensuite introduite sans difficulté. Un
ee 11 —
échantillon montre la persistance de colibacilles au niveau de l’uretère droit. On fait. un lavage du bassinet avec nitrate d'argent.
Par contre, la température est normale et les douleurs ont complètement disparu. La malade quitte le service avec un régime et doit revenir pour poursuivre le traitement urologique.
- Os. XXX. — Sténose urétérale gauche post-opératoire. Colibacillurie. Dilatalions de l'uretère. Lavages du bassinet. Guérison.
Mme B..., 39 ans.
Entre à l’h pital le 4 août 1927 pour douleurs lombaires gauches, fièvre ct troubles de la miction.
Aucun signe urinaire jusqu'en 1914, moment auquel la malade subit une hystérectomie subtotale pour salpingite. |
Quelques mois après l'intervention, , apparaissent dans la région lomgaire gauche des douleurs paroxystiques, irradiant vers l'extrémité inférieure gauche de l’abdomen. j
D'abord très espacées, ces crises se rapprochent progressivement.
Depuis deux années, [es crises douloureuses surviennent tous les mois envixon et s’accompagnent de fièvre, de frissons et de douleurs à la fin de Ya miction. Elles sont suivies de débâcles d'urine trouble. | -Au moment où la malade entre à l'hôpital, la température est à 4o°4. Il existe une grande sensibilité spontanée de la région lombaire gauche.
La palpation révèle un empâtement de la fosse lombaire gauche. Le rein est gros et nettement perceptible.
Les mictions sont fréquentes, 16 fois par 24 heures.
Le x septembre r927, cystoscopie : Vessie saine. Orifice urétéral droit normal. On prélève un échantillon. Orifice urétéral gauche œdémateux.
Les sondes de tous calibres butent à 8 cm. On recueille, après une longue attente, un faible échantillon.
Bactériologie : Urines totales : cellules épithéliales, polibacilles.
Uretère droit : pas de culot.
Uretère gauche : cellules épithéliales, polynucléaires, colibacilles.
Le ra septembre, 2° cystoscopie :
Sonde 14 bute à 8 cm. Sonde 12 bute au même niveau. En insistant, on force l'obstacle et l’on vide une rétention de 8 em3 d'urine louche. Mesure de la ca-
pacité du bassinet : 18 cmê. On fait un lavage du bassinet (nitrate d’argent à 1/500').
Après le cathétérisme de l’uretère gauche, la malade fait une poussée de cystite intense, coïncidant avec la disparition des douleurs lombaires gauche et une chute thermique à 87°.
Ec 30 septembre, la cystoscopie note d'importantes lésions vésicales : congestion, exulcérations, grumeaux purulents.
Les sondes 12, puis 14, montent à gauche à 25 cm. Lavage du bassinet.
Le r4 movembre, cystoscopie pour exploration fonctionnelle :
A. chimie :
P P P Uretère droit . Uretère gauche Eau (4° prise) 6,5 6,5 Eau (2° prise) 13 8,b, Urée (litre 10,21 10,21 | Urée litre) 7:78 9,24 Urée (débit) 0,066 0,066 Urée (débit) ÉNOMNTON ? 0,078
Le 3 novembre urines totales : cellules épithéliales.
B. Bactériologie : Urines totales : cellules épithéliales. Uretère droit : cel-
lules épithéliales. Uretère gauche : cellules épithéliales.
Le 28 novembre :
cune rétention. Depuis le cathétérisme initial de l’uretère gauche, disparition
complète des douleurs lombaires qauches et de, la fièvre. Le 10 décembre 1927, sonde 14 recueille un échantillon de l’uretère gauche.
Examen : pas de culot.
Culture : restée stérile. + #
9° Colibacilluries traitées par lavages du bassinet
Ogs. XXXI — Colibacillurie. Infection pyélo rénale gauche. ‘Lavages du bas-
sinet. Guérison.
H. Honoré Fro.…., 55 ans, entre à l'hôpital Cochin le 27 septembre” 1927, pour douleurs lombaires gauches.
Le début des troubles remonte à x an environ. Ïls consistent en douleurs très. vives, siégeant dans la région lombaire gauche, sans irradiations. L'ensemble
évolue sous forme de crises d’une durée moyenne de 2 heures, et se répétant toutes les semaines environ.
Examen histo-bactériologique des urines : polynucléaires, nombreux coli-
bacilles.
Azotémie : o gr. 4h.
Cystoscopie : Vessie œdémateuse et suppurante. À droite, une sonde 14 monte sans difficulté à 25 cm. À gauche, la sonde bute à 5. En insistant, on franchit l'obstacle et l’on arrive à 25 cm. On ne vide pas de rétention.
À droite, les urines sont claires et amicrobiennes.
À gauche, on note la présence de cellules épithéliales et de colibacilles.
On effectue alors une série de trois layäges du bassinet gauche, au nitrate d'argent à 1/200 (16, 24, 27 octobre 1927). Avant de pratiquer le dernier lavage, on recueille un échantillon de l’uretère droit. On n’y trouve que quelques cellules épithéliales. Le malade quitte le service.
Le 30 novembre 1927, prélèvement d'un échantillon de l’uretère gauche. A l'examen, débris cellulaires. Les douleurs lombaires gauches ont complète-
ment disparu.
sonde 14 monte à 25 cm. sans difficulté et ne vide au-
Ons. XXXII. — Colibecillurie persistante. Grosse dislension pyéliquè latente dépistée par la pyélographie. Plose rénale. Lavages du bassinet. Guérison. K...Marie, 5o ans.
Malade prise en février 1927 de phénomènes fébriles d’ene durée de 8 jours, rapportés à une grippe..
En mai 1927, apparition de troubles digestifs, sans constipation,
. En août 1927, apparition brutale d’une cystite à manifestations très aiguës.
Vingt mictions au cours de la première nuit. Douleurs. Urines très troubles.
Examen bactériologique : Polÿnucléaires, hématies, cellules épithéliales, ba-
cilles à Gram négatif, pas de bacilles de Koch. À La malade suit, sans succès, un régime médical pendant deux mois. De-
vant la persistance de la AA ELE on pratique une cysloscopie.
. Le 9 novembre 1927, eystoscopie. Vessie rouge, léger œdème du bas-fond.
‘Orifices urétéraux normaux. À gauche, sonde 14 monte sans difficulté à 25 cm.
et ne vide pas de rétention. A droite, sonde 14 pénètre, mais bute à 2 cm.
Sonde 12 butée à 8 em. et recueille un échantillon.
Examen chimique
Uretère droit Uretère sua Eau (première prise) , : 2 LI Eau (deuxième prise) 13 4 Urée (litre) 5.78 7.71 Urée (litre) | 6:7 8.67 Urée (débit) O.OII 0.084 Urée (débit) 0.169 0.291
Vessie Contrôle n’a rien donné.
Examen bactériologique
retère gauche : cellules épithéliales.
Uretère droit : cellules épithéliales, bâtonnets à Gram négatif.
Azotémie : 0.26.
Constante : 0.091.
Polyurie aqueuse expérimentale globale : 56. 5o. 160. 130.
On pratique des dilatations de l'uretère droit jusqu’à fin novembre et, au cours de la dernière dilatation, une sonde 14 monte à 25 em. dans l'uretère droit et vide une rétention louche de 5o em.
Le 8 décembre 1927 : Pyélographie. Enorme distension du bassinet droit. Rein très ptosé. L’extrémité inférieure du bassinet affleure la crête iliaque (fig. 5).
On commence alors une série de lavages du bassinel droit au collargol à
9%). Deux par semaine.
Le 15 décembre 1927 : Examen bactériologique des urines.
Urines totales : cellules épithéliales. ÿ
Uretère droit : cellules épithéliales.
On continue les lavages du bassinet. La sonde, montée à 25 cm. dans l’ureère droit, ne vide aucune rétention.
Le 3 janvier 1928 : Cystoscopie qui montre une valeur fonctionnelle normale du rein précédemment déficient :
eee 118 us
Uretère droit Vessie rein gauche Eau (première prise) x: 29 Eau (deuxième prise) 7 20 Urée (litre) 5/37 D455 Drée litre)": 7" | 5.29 5.03
Examer bactériologique Uretère droit ; vessie rein gauche : cellules épithéliales. La malade doit rentrer ultérieurement pour subir une néphropexie.
10° Colibacilluries traitées par la sérothérapie anticolibacillaire
Ces. XXII. — Colibacillurie rebelle entretenue par lésions mécanñiar»s des voies eæcrétrices. Traitement de celles-ci. Persistance de la colibacillurie. Sérum anticolibacillaire. Guérison. be
Mme G.…., 22 ans.
La malade a présenté en mars 1925 des troubles de ja miction : douleu en urinant, hématurics terminales, urines troubles. |
Les urines, recueillies à la sonde, contiennent des polynucléaires et d'abondants colibacilles. j F ue °
Malgré la mise en œuvre d’un sévère traitement d'épreuve (repos, régime, anliseptie urinaire, désinfection intestinale), la colibacilluric devient permanente, après avoir subi une légère amélioration.
Une cysloscopie pratiquée le 26 mars constate que la vessie est normale. Les éjaculalions sont louches des deux côtés. |
A droile, une sonde 14 monte sans difficulté à 25 cm. À gauche, on bute à
5 cm. malgré l’inclinaison de la malade. Des sondes de petit calibre butent également. >
L’exploration fonctionnelle montre une déficience du rein gauche :
RD Vessie RG Volume 5 cm3 «19 cm.3 Urée concentration 10,33 5,04 Urée débit 0,01 0,095 Colibacilles ; abondants abondants Pus nom». polyn. nomb. polyn.
Exploration fonctionnelle globale :
Azotémie : 0,29. Constante d’'Ambard : 0,086,
La, radiographie ne décèle pas d'ombre anormale. |
Au cours de cystoscopies ultérieures, on parvient à cathétériser, puis à dilater l’uretère gauche. Une exploration fonctionnelle pratiquée le 13 mai mon-
tre ‘que le rein gauche est maintenant comparable au rein congénère, fait que nous avons souvent observé à la suite de dilatations pour sténoses urété-
rales.
Volume 14 cm3 7 cm3 +
Urée: concentration 4,09 6,74
Urée débit 0,027 0,037
Colibacilles abondants Pas de microbes
Pusss nomb. polyn. rares polyn.
Bien que l’on ai pratiqué des lavages des deux bassinets, l'infection colibacillaire persiste donc. On décide de recourir au sérum anti colibacillaire.
Un examen d’urines totales, fait avant le traitement montré la présence de colibacilles et de polynucléaires.
Les 18,
bacillaire de Vincent (0 cec.).
mai, les urines sont à peine louches, mais contiennent encore des
Le 22
colibacilles et du pus.
mai la malade fait une forte réaction sérique : érythème généralisé,
Le 27 placards
urticariens, céphalée, douleurs articulaires.
19, 20, 21 mai, on fait une piqüre quotidienne de sérum anti coli-
Le 3 juin, les urines retirées par sondage sont limpides et ne contiennent ni colibacilles, ni polynucléaires.
La ma
Suites :.
lade quitte l’h pital le 18 juin 1995.
La malade a été revue au bout de deux ans et demi (le 26 novembre
1927). Depuis le traitement sérothérapique, la malade n’a jamais eu le moindre symptôme mictionnel. Ses urines sont limpides.
La centrifugation ne fournit aucen culot,
La culture est négative.
OBs. XXXIV. — Colibacillurie pest-gravidique rebelle Sérum de Vincent. Gué-
rison.….
Mme P... Céline, 22 ans.
En septembre 1923, Mme P.., primigeste, commence à
douleurs
à la miction, des douleurs lombaires, de la fièvre. La
éprouver des crise se calme
sous l'influence du repos et d’un traitement urinaire, Mais de nouveaux accès surviennent jusqu’en janvier 1924, moment auquel se produit un accouche-
ment prématuré au 7° mois, avec enfant vivant. Un mois après l'accouchement, en février 1924, survient une forte crise de lombaires droites, accompagnée de température et d’une durée de
douleurs
quatre jours.
Pendant toute
l'année 1924, des crises semblables surviennent en juin, août,
octobre, avec persistance dans l'intervalle d’urines troubles et de phénomènes
mictionn Le mt
els.
decin traitant, négligeant de pratiquer un examen bactériologique. se contente de faire rechercher l’albumine. Le rtsultat fut naturellement positif puisqu'il s'agissait d’une malade manifestement pyiiques de « néphrite albuminurique » fut donc porté.
Le diagnostic
MPDOT
Le 10 février 1925, survient une crise très violente avec température à 40°, et c’est dans ces conditions que la malade rentre à Cochin le 16 février 1925.
A ce moment, la température est moins élevée et les douleurs un peu moins vives:
Un examen histo- batiétebointe fait constater la présence de nombreux po- Iynucléaires et de très nombreux bâtonnèts à Gram négatif. L'interrogatoire ne révèle rien de particulier en dehors d’une constipation ou La radiographie ne montre pas d’ombre anormale.
Après échec du traitement d'épreuve, quatre piqüres de sérum anticolibacilaires sont pratiquées, les 25, 26, 27, 28 février,
Le 2 mars les urines contiennent: encore du pus et des colibacilles.
Elles s’éclaircissent ensuite progressivement et, le 26 mars, un nouvel exàmen constate qu'elles ne contiennent ni pus ni microbes.
Le 29 avril .1925, la malade quitte l'hôpital. Un dernier cathétérisme retire des urines limpides et'stériles à la culture.
Suites : La malade à été revue le 1°" décembre 1927. L'état ee et local sont satisfaisants. Il n’y a pas de douleurs ni d’accès fébriles.
Un examen d'’urines totales donne, après centrifugation prolongée, un in- __ fime culot ne contenant que des débris cellulaires,
Les urines sont stériles à la culture.
(1 20.8 0.0 lee Pyélonéphrite colibacillaire chronique rebelle ‘et Phénornènes généraux intenses. Sérothérapie. Guérison. M. le D' Maisonnet).
bilatérale.
(Communiquée par
Intendant général, G. C...
Pyélonéphrite avec poussées aiguës fébriles et manifestations de cystite. Troubles généraux marqués,
asthénie, impossibilité de mener une vie normale.
Examen de l’appareil urinaire en avril 1924 ; cathélérisme urétral. La valeur fonctionnelle des reins est sensiblement égale. Des deux côtés, on note la présence de « pus et de colibacilles en grande abondance ».
Radiographie de l'appareil urinaire négative.
Les 14, 15, 16 avril, injection quotidienne, sous-cutanée, de 30 cm rum anticolibacillaire de Vincent. La température tombe aussitôt à la normale. Les urines sont presque limpides. Les plrénomènes douloureux ont disparu. L
. ©. de sé-
Deux instillations de nitrate d’argent achèvent de guérir complètement le
malade. Plusieurs examens bactériologiques, pratiqués à échéances variables
jusqu’en 1928, montrent que les urines ne contiennent ni pus, ni colibaciles. Urines stériles à la culture.
L'état général s’est profondément modifié et le malade a repris une vie très active.
OBs. XXXVI. — Colibacillurie post-gravidique rebelle. .Sérum de Vincent.
Guérison.
Mme G..., 30 ans.
ro 7à — 121 — DE
Les manifestations pathologiques ont commencé en juin 1924, au premier mois d’une ‘première gestation. Elles consistaient en douleurs lombaires, en troubles de la miction, en constipation opiniâtre. La malade n’a pu nous donner aucun renseignement précis sur les résultats de l’examen d’urines qui fut alors pratiqué. On lui aurait seulement dit que les urines étaient purulentes.
Deux piqüres de vaccin auraient amené une sédalion momentanée des troubles urinaires, suivie d’une nouvelle crise douloureuse.
L'accouchement a lieu le 4 mars ‘7925 et n’entraîne aucune modification de - l’état de la malade.
Deux jours après l’accouchement, le G mars, survient une crise douloureuse abdominale droite qui en impose pour une appendicite et fait transporter d'urgence là malade dans un service de chirurgie. Le tableau clinique n'étant pas caractéristique on diffère l'intervention en raison d’une courbe thermique parfaitement apyrétique. Les douleurs cessent d’ailleurs spontanément en même temps que survient une débâcle d’urines troubles. C’est dans ces conditions que la malade est admise dans le service d'’urologie le { Mars, : \
Une cysloscopie est pratiquée le lendemain. La vessie est pâle et suppurante. A gauche, les éjaculations sont claires. A droite, elles sont nettement troubles. Une sonde 14 monte à droite à 26 em. et ne vide pas de rétention. Des éjaculations troubles s’organisent suivant leur rythme habituel.
L'examen des urines fait constater la présence de nombreux colibacilles sans réaction cellulaire.
La douleur abdominale droite est très légère. Il n’y a plus de constipation.
Le 17 mars, les urines étant toujours fort troubles, on met la malade au traitement sérothérapique. Les injections sont pratiquées les 17, 18, 19, 20 mars.
Le 21 mars, les urines sont absolument limpides. Une réaction sérique survient le 27 et persiste jusqu'au 1% avril. Le 8 avril 1925 la malade quitte l’hô- ‘pital. Les urines sont toujours claires et l'examen direct constate l'absence complète de colibacilles. | «
Suites : La malade a été revue en juin 1926. Les urines étaient toujours limpides. Elles n’ont pas été mises en culture, mais un examen direct attentif n’a pas décelé de colibacilles ni de pus.
OBs. XXXVII. — Colibacillurie rebelle. Sérothérapie anticolibacillaire. Guérison Mme N..., 36 ans.
La malade est vue: pour la première fois le 17 janvier 1925. Elle présente depuis le début de 1924 des douleurs terminales à la miction, de la pollakiurie, des pertes blanches, des urines troubles. Malgré un traitement intestinal sévère et un traitement urinaire chimiothérapique, les troubles ne subissent aucune amélioration au cours de l’année 1924. On ne relève pas de grossesse dans les antécédents.
Les urines sont examinées, après sondage, et contiennent de très nombreux colibacilles et de nombreux polynucléaires.
La malade est mise, sous notre surveillance directe, au repos le plus complet. Un sévère régime alimentaire est institué. En raison d’une constipation Kgère, on administre quotidiennement une petite dose d'huile de ricin. On prescrit, en outre de l'uroformine à la dose de 1 gr. 50 pro die.
Le 26 janvier, on note une légère sédation des phénomènes vésicaux, mais les urines sont toujours troubles. Un échantillon, examiné au laboratoire du Val-de-Grâce pour identification, montre la présence is de nombreux colibacilles. \
Les 29, 30, 31 janvier et le 1°* février, la rhlade est soumise à la sérothérapie anticolibacillaire (Une piqûre quotidienne de 20 cc.).
Le 2 février, les urines retirées par sondage sont limpides et stériles à la culture.
Le 8 février 1925, la malade sort de l'hôpital après avoir présenté une légère éruption sérique.
Suites : La malade a été revue le :6 novembre 1927. Les mictions sont normales. Les urines sont limpides. La centrifugation ne fournit pas de culot.
La culture est négative. = :
O8s. XXXVIII. — Colibacillurie rebelle ayant résisté au, traitement mécanique et aux lavages du bassinet. Sérum anticolibacillaire. Güuérison. (Communiquée par M. le D' Chevassu). (te É Madäme...:........:
« Les accidents de colibacillurie ont commencé pendant la a'° grossesse, en
février 1924. Depuis ectte époque, jusqu’au moment où je l'ai vue, en avril 1927. la malade a été traitée par une série d’urologues des plus compétents. Elle à mené à bien une 2° grossesse en 1925, et les symptômes douloureux qu'elle ressent du côté droit se seraient améliorés pendant celte période. Après son 2° accouchement, elle a subi pendant trois mois un nombre considérable de lavages du bassinct droit. Une pyélographie a d’ailleurs décelé l'existence d’un uretère bifide à sa partie supérieure et une petite hydronéphrose du bassinet supérieur. Le rein très mobile est tout entier abaissé audessous du squelette thoracique. Il est douloureux spontanément et à la pression. Le chirurgien qui a fait les lavages du bassinet propose ‘une néphrectomie en désespoir de cause. Mais la malade n’en veut entendre parler à aucun prix. C’est alors qu'elle va trouver le. Professeur Vincent. ; Après avoir vérifié la nature réellement colibacillaire de la bactériurie de la malade, M. Vincent estime que la malade est justitiable du sérum anticolibacillaire:-Mais comme il demande en plus qu’une désinfection énergique des voies excrétrices accompagne l’action du sérum sur l’appareil sécréteur, il me confi* la malade, afin que je me charge de la partie urologique du traitement.
C’est dans ces conditions que j'ai pu faire l'examen clinique dont je parlais fout à l'heure. ;
Je fais ma première cystoscopie le 30 mai 1927. Les urines vésicales recueillies à la sonde sont louches ; elles présentent lorsqu'on les agite dans un verre, l'aspect moiré habituel aux bactériuries. L'examen direct montre des bâtonnets à Gram négatif, en nombre incalculable, sans leucocytes. Il s’agit donc
Îi d’une de ces colibacilluries pures, sans pyurie, dont la guérison est peut-être plus difficile encore, que celle des pyuries franches à colibacilles. La capacité vésicale est bonne. Une sonde urétérale 14 monte un peu péniblement dans l’uretère droit et bute à 26 cm.
Pas d’écoulememnt à ce niveau de liquide de rétention, même en appuyant sur le rein. Je tie sais si je’ suis dans l’uretère supérieur ou jinférieur., Ce qui est certain, c'est que j'injecte dans une sonde urétérale jo cm3 de liquide sans que la malade souffre et sans que j’observe dans la vessie le moindre remous de fuite urétérale. ,
J’injecte, avant de retirer ma sonde ro cm3 d’une solution de nitrate d’argent au millième. /
Le lendemain 31 mai 1927, ae injection de 20 cm8 de sérum de Vincent. Le soir 2° cathétérisme et lavage du bassinet. Instillation de nitrate au centième.
Le 17 juin, 2° injection et 3° lavage du bassinet.
Le 2 juin, {4° lavage du bassinet.
Le 3 juin, les urines vésicales sont presque limpides, 5° injection de sérum ct 5° lavage du bassinet. :
Le 4 juin, les urines sont claires.
Quatrième injection sous-cutanée de sérum, et 6° instillation de nitrate.
Le 5 juin, les urines sont parfaitement limpides. Septième instillation de nitrate.
Le surlendemain, 7 juin, dernier cathétérisme urétéral et €xploration fonctionnelle,
U D VRG Volume D 10 Es 3 cm.3,8 Urée concentration 15.54 15,79 Urée quantité réelle 0,031 0,060
. Les urines du rein droit étudiées, tant dans le laboratoire du Professeur Vincent que dans celui du Docteur Bauer, ne montrèrent de colibacilles, ni à l'examen direct ni en culture.
J’ai revu la malade le 26 septembre, soit un peu moins de trois mois après le début du traitement. Là malade à fait, comme il élait convenu, une saison à la Preste. Elle ne suit aucun régime. Elle ne fait usage d’aucun antiseptique urinaire. Les urines recueillies par sondage sont parfaitement limpides. Des échantillons ont élé prélevés sur les urines du comméncement et sur les urines de la fin. Il n’y a aucun colibacille, ni à l’examen direct, ni en culture.
Sans méconnaître le rôle des instillations de nitrate d'argent concomitantes, il me paraît difficile de ne pas mettre sur le compte du sérum de Vineent la disparition si rapide et si persistante du colibacille, étant donné que la malade avait résisté à plusieurs années de traitements compétents, y compris les lavages du bassinet. »
Suites : Le 5 mai 1928: la malade a eu une longue période d’excellente santé. À l’occasion d'une grippe, il y eut une reprise légère de douleurs droites.
Les urines mises en culture montrèrent la présence d’entécocoques sans colibacilles. :
L’heureux effet du traitement se maintient donc intégralement, le sérum ayant agi électivement sur la colibacillurie. ap
Os. XXXIX — Pyélonéphrile polymicrobienne. Sérothérapie. Disparition du colibacille. Persistance des autées germes. (Communiquée par M. le Profes-. seur Vincent),
Cette observation met nettement en valeur la LEArquebIe spécificité d’action du sérum anticolibacillaire.
Mme X..:, 72 ans, atteinte de pyélonéphrile très ancienne, polymicrobienne, avec REA du B. coli. La sérothérapie anticolibacillaire à fait disparaître ce dernier, mais les autres bactéries (entérocoque, staphylocoque, ana- érobies, ete...) ont persisté.-Cette malade était dans un élat comateux et arrivée à un profond degré de marasme (incontinence des matières, incapacité de s’alimenter, de parler, de reconnaître les siens). À la suite des injections de sérum, elle a repris entièrement sa connaissance, a parlé, mangé, s’est levée, etc. | Ste
Ogs. XL. — Pyélonéphrite colibacillaire. Echec des traitements habituels. Sérothérapie. Guérison. (Communiquée par M. le Professeur H. Vincent).
Mme X..., 42 ans. Pyélonéphrite suppurée, grave et ancienne de 5 ans, avec entérocolite douloureuse et rebelle à tous les traitements. La vaccination avec un auto-vaccin, puis avec un stock-vaccin injecté sous la peau ou dans la veine, reste sans effet. La malade « menait une vie lamentable ».
En janvier 1928, on lui fait 4 injections sous-cutanées, en 4 jours, de sérum janticolibacillaire. ÿ
Disparition en quelques jours du pus et du bacillus dE et, en même temps, de l'affection intestinale. La guérison clinique et bactériologique s’est, depuis lors, entièrement mäintenue. Un examen récent de l’urine a, de nouveau, montré l’absence du bacillus coli. | |
Os. XXXXI. — Pyélonéphrite à colibacilles: Evolution subaiguë. Guérison rapide après sérothérapie anticolibacillaire. (Communiquée par M. le D* Maisonnet).
M. B.., 30 ans, entre au Val-de-Grâce le 8 février 1928, pour cystite à évolution subaiguë. EE
Recherche des antécédents ? pas de blennorragie, pas de troubles digestifs, mais angine. aiguë, deux mois auparavant.
Examen histo-bactériologique des urines : ‘présence de pus et de colibacilles.
Séparation d’urines : rien à gauche; à droite, pus sans microbes.
Les 1%, 3, 5, 5 mars, injection quotidienne de 20 emB de sérum antficolibacillaire. Les urines s’éclaircissent avec rapidité.
Le 12 mars : quelques polynucléaires altérés, pas de germes, cultures stériles.
Le 27 mars, urines claires, sans pus ni microbes.
O8s. XNXXII —- Colibacillurie rebelle. Sérothérapie anticolibacillaire. Guérison. Mme.R..., 31: ans.
Les manifestations urinaires remontent au mois de novembre 1924. À ce moment, surviennent des douleurs à la miction, de la pollakiurie, des hémaluries terminales. Cet élat se prolonge pendant deux mois sans modifications. . Un médecin est alors consulté : il prescrit le repos absolu, a régime alimentaire, une médication antiseptique. Devant la persistance des troubles, la malade consulte à l'hôpital et est admise le 27 mars 1925.
À l’interrogatoire, on ne relève pas Ho e obstétricaux, mais une constipation opiniâtre. | Se
On est en présence d’une femme amaigrie, subfébrile, se AA de souffrir au niveau de la région lombaire droite.
Le 30 mars, un examen d’urines fait constater la présence de nombreux polynucléaires et de nombreux bâtonnets à Gram négatif.
Le 1% avril, on pratique une cysloscopie : la muqueuse vésicale est saine, les orifices urétéraux légèrement boursouflés. Des sondes 14 montent à droite et à gauche à 93 em. sans difficultés. L'examen histo- -bactériologique donne les résultats suivants : - È
A droite : nombreux globules rouges, polynucléaires peu nombreux, bâtonnets à Gram négatif. BR
A gauche, très nombreux globules rouges, polynucléaires du sang, cellules épithéliales, très rares bâtonnets à Gram négatif.
On a recours alors à la sérothérapie anticolibacillaire et les injections sont pratiquées les 7, 8, © et 10 avril. Les jours suivants, la malade émet des urines très troubles, tandis que les mictions augmentent de fréquence.
Tout se calme rapidement et, le 18 avril, les urines prélevées à la sonde sont limpides. |
Le 28 avril, nouveau cathétérisme : un examen direct attentif ne constate Ja présence d’aucun colibacille. La malade quitte lhôpital ‘le 29 avril 1925.
Suites : En juin 1925, on pratique un nouvel examen d'’urines. Celles:c: sont limpides et amicrobiennes.
Deux ans et demi après, le 26 novembre 1927, nous convoquons la malade pour un nouvel examen. L'état général est bon, les mictions normales, les urines légèrement louches.
Un examen histo-bactériologique fait constater la présence de quelques polynucléaires et de nombreux colibacilles.
L'effet de la sérothérapie sur cette colibacillurie n'en a pas moins été incontestable. Mais l'immunité conférée par ce traitement n'est pas et ne peut être toujours définitive. De même que certaines maladies infectieuses peuvent récidiver, de même la colibacillose peut se manifester au niveau de l'appareil urinaire à des échéances variables.
Oss. XXXXIIT. — Cotibncittrie rebelle. Sérothérapie anticolibacillaire, Gué- TisOn,
Les accidents de colibacillurie ont débuté au mois de mars 1925 par des mic-
tions douloureuses et fréquentes avec hématuries terminales. Ces troubles ont débuté brusquement et ont été accompagnés de frissons, de malaise, de phénomènes digestifs. Un traitement général poursuivi pendant un mois n’amène aucune amélioration. La malade est admise dans le service le 21 avril 1925. Il n'existe pas d’antécédents obstétricaux, mais la malade accuse une forte constipation. ; ; L'examen clinique ne révèle rien de particulier. Les urines sont troubles et leur formule histo-bactériologique est la suivante : nombreux polynucléaires ; assez nombreux bâtonnets ef éléments filamenteux à Gram négatif ; pas de bacilles de Koch. ; La malade est mise à un traitement sévère (repos, régime, antisepsie urinaire, surveillance des fonctions intestinales). Il n’en résulte aucune améliora-
tion. Le g mai, une cystoscopie est pratiquée pour vérifier l'état des voies uri-
naires. La vessie est d’apparente saine, les orifices uréléraux normaux. Des sondes montent à droite et à gauche à 25 em. avec difficulté.
On, prélève des échantillons dont l’histo-bactériologie est, des deux côtés : urates ; quelques, polynucléaires. H s’agit donc d’une colibacillurie PSN à point de départ vésical, avec légère infection rénale.
La sérothérapie anticolibééillaire est commencte le 23 et se poursuit les 24, 25 et 26 mai. ‘
Le 27 mai, les urines prélevées à là sonde sont à peine louches.
Le 1% juin, elles sont absolument limpides. L'examen direct n'y relève ni
pus, ni microbes.
Suites : La malade a été revue Je 20. décembre 1927, au cours d’une crise douloureuse dans la région lombaire droite. Une sonde 14 monte à 25 cm. dans l’uretère droit avec peine sans vider de rétention. Les résultats de l’examen Histo Racer ol sont les suivants Ürines totales : cellules épithéliales.
Uretère droit : cellules épithéliales, cristaux d’oxalate de re
OBs. XXXXIV, — Colibacillurie rebelle. Echec de la bactériophagothérapie et de la vaccinothérapie. Sérothérapie. Guérison.
Mmé C... La malade à eu une grossesse normale avec accouchement le,
4 août 1920. à
En décembre 1926, au 4° mois d'une seconde grossesse, apparaissent des troubles mictionnels et. des douleurs lombaires droites. . Un examen RER montre la présence de ‘colibacilles abondants et de pus.
En janvier 1927, les troubles persistent ct s’accompagnent de‘poussées thermiques. Un auto-vaccin est préparé. Celui-ci ‘entraîne une amélioration légère et momentanée. On tente alors un traitement au moyen du bactériophage. n'en résulle aucune modification des urines. La colibacillurie persiste avec le même caractère d'intensité. L'accouchement a lieu le 17 mai 1927.
Les urines examinées quelques jours après montrent-la prtsence de colibacilles en quantité considérable,
Une cystoscopie est pratiquée le 28 mai pour vérifier l’état des voies excrétrices. : à Hp 8e
On note, au niveau de la vessie, des lésions inflammatoires banales. Une sonde 14 monte à droite à 25 cm. et vide une petite rétention de quelques ee PC IST 4 Les examens de laboratoire notent toujours la présence de nombreux colibacilles, tant au niveau de l’uretère droit qu’à celui de la vessie.
… En novembre 1927, soit 6 moïs après l’accouchement, la colibacillurie persiste avec le même caractère d'intensité et de régularité.
Nous conseillons alors un! traitement sérothérapique.
Un examen d’urines préalable fait constater l’existence d’une « véritable culture de colibacilles ». ;
Quatré piqûres de sérum sont faites el, quelques jours après, les urines sont devenues limpides. Elles sont stériles à la culture.
Conclusions
1°) La colibacillurie, dans son terme le plus large, est. un symptôme d’une fréquence considérable. Tantôt elle ne constitue qu'un signe clinique très accessoire, tantôt elle acquiert un rôle prépondérant et commande à elle seule l’évolution de l'affection urinaire.
2°) La colibacillurie est le plus souvent à point de départ intestinal, mais il ne faut pas méconnaître l'infection par voie exogène et l'infection hématogène d'origine non digestive.
3°) La colibacillurie peut guérir spontanément et rapidement. Dans d’autres cas, elle passe à la chronicité et peut tenir en échec les thérapeutiques les plus variées. Ces cas chroniques demandent à être soigneusement dépistés et traités, car les lésions très importantes que le colibacillé est susceptible de créer ne permettent pas dé le considérer comme un Apple saprophyte de l'arbre urinaire.
4°) Le caractère rebelle d’une De lorie nous ble da très souvent à un trouble mécanique siégeant au niveau des voies excrétrices. Au cours d'examens systématiques, on constate fréquemment soit la présence de lésions prostatiques ou vésicales, soit l’existence, au niveau de l’uretèra de spasmes chroniques, de sténoses de causes variées, de rétentions pyéliques, d’atonies pyélo-urétérales. Tantôt la colibacillurie est entretenue par une lésion mécanique préexistante, tantôt l'infection crée elle-même les lésions qui entretiennent sa chronicité.
ere — 5°) Une colibacillurie rebelle, chez un sujet ayant des voies excrétrices normales, est presque toujours entretenue par des foyers infectieux chroniques siégeant au niveau du rein. Ces formes sont essentiellement justiciables des méthodes biologiques. =
6°) Les colibacilluries latentes sont extrêmement fréquentes. Des examens fortuits chez la femme, en dehors de la gestation, font constater la présence du colibacille dans 10 p. 100 des ca, sans qu'aucun symptôme attire l’attention sur l'appareil urinaire.
7) be colibacille est capable de créer, à lui seul, ‘dés lésions très importantes au niveau du parenchyme rénal (abcès corticaux ou pyonéphroses). Ces formes sont susceptibles de commander une intervention chirurgicale (décapsulation, néphrotomie, néphrectomie).
8° ) Un traitement général, hygiénique, diététique et médicamenteux est souvent suffisant pour obtenir la guérison dans un grand nombre de colibacilluries.
9°) L’échec de ce traitement nécessite, dans tous les cas, une exploration instrumentale de l'appareil urinaire pour dépister la nature et le siège des lésions qui entretiennent l'infection. Les explorations radiologiques, et notamment l’urétéro-pyélographie, confirment cette exploration ou dépistent les lésions susceptibles de,lui échapper.
10°) Si le résultat dé ces explorations est positif, il faut instituer d’abord un traitement mécanique ayant pour but de lever les obstacles nuisant au fonctionnement normal de l'appareil excréteur. Un traitement antiseptique local doit souvent y être associé. AE à
11°) Si ce traitement est inefficace ou s’il n’y a pas de lésions des voies excrétrices, il faut recourir aux méthodes biologiques. Leur emploi préalable est illogique, car ces méthodes peuvent lutter contre Finfection, mais non eontre une lésion mécanique des émonctoires.
12°) La bactériophagothérapie est de maniement délicat et de résultat incertain. Elle est parfois nuisible, car elle peut entraîner l'apparition de races colibacillaires antibactériophages, renforçant l’action du microbe à détruire. Dans certains cas, il est impossible d'obtenir la lyse dans de bonnes conditions, par résistance anormale de la race colibacillaire en cause. |
La vaccinothérapie donne des résultats inconstants et éphémères, car les anticorps ne passent dans l’urine que dans une proportion minime et pour un temps très court. Elle est contre-indiquée dans les cas aigus.
La sérothérapie, par la masse considérable d'anticorps qu'elle apporte à l'organisme, crée une immunisation passive, mais brusque, dont les résultats sont presque constamment favorables. Elle s'applique indistinctement aux
cas aigus et chroniques.
13°) Les colgbacilluries gravidiques rebelles et fébriles sont essentiellement conditionnées par des lésions mécani-
ques de compression urétérale, puis de distension pyélique.
Elles relèvent moins de méthodes biologiques que d’un
. traitement local. Seul, le cathétérisme urétéral peut se pro-
poser le triple but d’évacuer la rétention pyélique en sauvegardant la fonction rénale, de faire baissèr la température, d'améliorer l’état général. *
Vu, le Doyen : Vu, le Président :