‹ Les ColibacilluriesChapitre 35 sur 40 · DD U G · texte numérisé non relu

DD U G

Eau 16 9 Urée (conce.) 2,06 7,26 Urée (débit) 0,042 0,065

Nous pratiquons alors, chaque semaine, un cathétérisme évacuateur de l’ureière droit. La malade est d’ailleurs la première à réclamer le passage de la sonde. Il s'ensuit pour elle une disparition des douleurs et une nette amélioration de l’état général.

Le 28 décembre, la rétention n’est plus que de 8 ec. La déficience du rein

droit n’a pas subi d’aggravation.,

U D U G Eau II oh Urée (conc.) 5,oû 12,00 Urée (débit) ; 0,095 0,030 ;

La malade très améliorée quitte le service.

Ogs. XV. — Pyélonéphrile gravidique fébrile. Rétention pyélo-rénale droite. Cathétérisime. Chute thermique. Amélioration des signes généraux.

Madame B..., 31 ans, entre dans le service d'urologie de Cochin, le 18 juil-

let 1927, pouf une douleur lombaire droite. :

La malade est enceinte de 4 mois 1/2, Les phénomènes douloureux ont débuté brusquement, trois jours auparavant, et ont été accompagnés de fièvre (39,4), de poilakiurie, de vomissements répétés.

La malade n’a jamais eu préalablement de troubles urinaires, même au cours de 2 geslations précédentes (1918 et 1923).

L'examen de la malade permet de constater l'existence d'une grosse tuméfaction douloureuse dans la région lombaire droite. Les douleurs spontanées sont très vives, la fièvre persistante, les vomissements incessants : un cathétérisme d'urgence est décidé. Une sonde 14 monte à 5 cm. Après un temps d'arrêt, 10 cc. d'urine s'évacuent brusquement, puis s'organisent des éjaculations fréquentes et abondantes. L'examen des urines fait constater la présence de cellules épithéliales, de polynucléaires, de nombreux bâtonnets à Gram négatif. La sonde est laissée en place 12 heures.

Le lendemain, la malade se déclare soulagée ; la température est à 38°,

Le so juillet, reprise des douleurs, nouvelle ascension thermique (40,4), nouveau cathétérisme : évacualion d’une rétention Jouche de 45 ce., lavage du bassinet, sonde urétérale à demeure pendant 24 heures.

En quelques jours, la température descend à 37°. Les douleurs disparaissent.

Le 28 juillet, l'état général est irès amélioré. La malade ne vomit plus, l’appétit est meilleur.

Nous pratiquons une exploration fonctionnelle de l'appareil urinaire. Azotémie :: og. 55.

Séparation d’urines

Rein droit Rein gauche.

Eau 3 8,5 Urée (conc.) 10,94 : 14,28 Urée (débit) 0,125 0,200 s Bactériologie cellules épithéliales Pas de culot.

pus, colibacilles.

Une pyélographie montre une distension notable du bassinet et une nette coudure de l’uretère dans la zone juxta-pyélique.

La malade sort de l’hôpital le 1o août.

Persistance d’un bon état général, de l’apyrexie.

À 2 reprises, la malade est revenue consulter pour une réapparition des douleurs lombaires droites, sans fièvre concomitante. Les deux fois, un cathétérisme a été pratiqué et a permis d’évacuer une rétention de 60 cc., le 4 octobre et de 5o ce. le 27 octobre. Chaque fois, la douleur a disparu.

La malade a mené à bien la fin de sa grossesse. Elle a accouché normalement d’un enfant bien portant au début de décembre 1927.

Nous avons examiné la malade à nouveau le 27 décembre. L'état général est

bon. Les urines sont légèrement louches et contiennent quelques polynucléaires et de rares colibacilles.

Une séparation d’urines est pratiquée.

Les reins sont de fonctionnement comparable. Un

échantillon prélevé à droite ne contient ni pus, ni microbes.

Ozs. XVI. — Pyélonéphrile gravidique non fébrile. Rétention pyélo-rénale. Importantes lésions urétérales.

Madame R.., 23 ans, entre dans le service d’urologie de l’hôpital Cochin le- 13 octobre 1927, pour douleurs lombaires droites.

Le début des phénomènes douloureux remonte à 3’ semaines environ. À ce moment est survenue une vive douleur lombaire droite à irradiation infé-

rieure. La malade fut alors hospitalisée à la Maternité pendant la durée de la erise.

A l’arrivée dans le service (5° mois de la gestation), on rote l'existence d’une douleur spontanée et provoquée dans la région lombaire droite.

Le rein droit est augmenté de volume, Il existe une légère pollakiurie. Les | urines sont troubles et l'examen y décèle la présence de cellules épithéliales, de polynucléaires de nombreux colibaeilles.

La malade est apyrétique, mais l’état général est mauvais et les troubles digestifs accentués.

Dans ces conditions, et malgré l’absence de température, un cathétérisme urétéral est décidé, en raison de la douleur lombaire droite persistante.

Le 13 octobre; unue sonde 14 monte sans difficulté dans l’uretère droit et vide à 18 cm. une rétention de 44 cm8. La sonde est laissée en place 24 heures. L'échantillon prélevé contenait des cellules épithéliales, des polynucléaires, de nombreux colibacilles.

Le 29 octobre, un nouveau cathétérisme évacue unue rétention de 5o ce. à 15 cm., une séparation d’urines met en valeur la déficience du rein droit.

Rein droit Vessie, Rein gauche Eau 18 17 | Urée (conc.) - 5,06 ° 15,97

L’azolémie est au taux de o gr. 25.

Le 10 novembre, nous décidons de pratiquer une pyélographie pour préciser les lésions urétéro-pyéliques.

À 15 cm., une sonde 14 évacue une rélention de 35 cm3. On injecte une même quantité d’une solution d’iodure de sodium:

Sur le cliché, on reconnaît d'abord diverses parties du squelette fœtal. L'uretère est distendu et se présente sous la forme de 2 fuscaux. A leur union, à la hauteur de la 3° apophyse costiforme lombaire, il existe une coudure en forme de syphon très accentué. La cavité pyélique est notablement distendue.

Le 22 décembre, un nouveau cathétérisme ne retire qu’une rétention de 20 cc. 6

Ainsi, au fur et à mesure que sont pratiqués les cathétérismes évacuateurs, l'importance de la rétention diminue.

Nous avons noté, parallèlement, une amélioration des signes généraux et locaux : disparition de la douleur lombaire droite, retour des forces et de l’appétit.

Voici donc une malade chez laquelle existaient de grosses lésions urétérales et une importante rétention pyélique, sans qu'aucune réaction thermique facilitât le diagnostic.

La persistance d’une douleur lombaire avec constatation d’un rein augmenté de volume est, à elle seule, une indication du cathétérisme urétéral.

Os. XVII — Pyélonéphrite gravidique fébrile. Imporlante rélention pyélorénale droite. Cathétérismes répétés. Amélioration de l’état général et chute thermique.

Mme G.…, 19 ans, est prise, au » mois de sa première gestation, d’une douleur lombaire droite avec manifestations de cystite. Aucun trouble urinaire avant la gestation.

Au 3° mois, nouvelle crise douloureuse lombaire droite, plus accusée que la précédente, ayant obligé la malade à s'aliter. La température atteignait 40°. Puis, sous l'influence du repos, atténuation progressive des symptômes. Il ne persistait alors qu’une douleur sourde dans la région lombaire droite et un peu de pollakiurie.

Au 6° mois de la gestation, nouvelle crise douloureuse, avec température à 4o° et vomissements répétés.

La crise persiste une semaine sans modifications, et.c'est dans ces conditions que lx malade, venant de la Maternité, entre à Cochin, le 14 novembre, 1927.

A-l'examen, le rein droit est gros et douloureux. La température est à 39°9. ee] é Les urines contiennent des cellules épithéliales. des polynucléaires, de nombreux colibacilles. | Æ =

Le lendemain, 15 novembre, cathétérisme thérapeutique. Une sonde 14 bute à ro cm. Avec inclinaison de la malade, la sonde monte à 25 em. sans difficulté. À 16 em. avait commencé à s’évacuer une rélention louche de 45 cm. cubes. \

La sonde est laissée en place 24 heures.

Consécutivement au cathétérisme, chute de température à 5708.

Le »0 novembre, nous pratiquons une pyélographie au lipiodol, pour nous rendre compte de l'importance des lésions urinaires.

A Ja hauteur de la 4 apophyse costiforme lombaire droite, l’uretère est replié sur lui-même en forme de syphon. Plus bas, au niveau de l’aileron sacré, on aperçoit l'endroit où l’uretère comprimé commence à se dilater. (Fig. 3).

Exploration fonctionnelle de, la malade : Azotémie : «o- gr. 22 ; Constante d'Ambard : 0,082 ; polyurie aqueuse : 42, 58, 62, 4o.

Division d’üurines (3 déc.) :

Rein droit Rein gauche, Vessie Eau =: | 17 8 Urée (concentr.) : 4,29 7,86 Bactériologie : Culture de Colibacilles colibacilles £

Toutes les semaines, on fait un cathétérisme évacuateur de l’uretère D, et la sonde évacue une rétention dont l'importance diminue progressivement (un. demi-lube à essai le 28 décembre 1927). :

Examen obstétrical : Tète en O. I. G. A. Bruits du cœur nets.

Depuis la mise en œuvre des cathétérismes, la température est restée au voisinage de la normale, oscillant entre 37 et 37,8.

Les vomissements ont disparu.

L'état général est très amélioré. |

La malade quitte le service le 26 février, pour rentrer à la Maternité.

7° Erreurs de dis gnostic

O8s. XVIIT. — Colibacillurie entreténue par une tumeur vésicale. Origine long-

temps méconnue, faute d'une exploration instrumentale précoce. Cystectomie. Guérison.

M::D::,:50 ans:

Les accidents remortent à févricr 1923. À ce moment est survenue une hé-

= maluric (erminale, accompagnée de troubles mictionnels. A plusieurs reprises,

lhématurie se répète au cours de l’année 1924.

Le malade est, d'autre part, constipé et l'examen des urines fait constater Ja présence de nombreux colibacilles.

Les traitements les plus variés sont alors institués : régimes alimentaires, ferments lactiques, antiseptiques urinaires, laxatifs répétés. Les troubles persistent ainsi jusqu’en mai 1925, sans qu’à aucun moment on ait cru bon de pratiquer un examen plus approfondi du malade.

Nous voyons celüi-æi pour la première fois le 23 mai 1925, soit 15. mois après

le début des accidents.

< Nous l’explorons en détail. Les reins ne sont ni douloureux, ni perceptibles. La prostate et le canal sont normaux. Les urines recueillies par sondage sont. troubles et l'examen y décèle la présence de nombreuses cellules épithéliales, de pus, de colibacilkes.

Nous mettons le malade en observation, au repos absolu, au régime lacté. Les 11 et 24 juin, les examens d'urine présentent la même formule histo-bac-

tériologiqueé. Nous décidons alors dé pratiquer une cystoscopie.

Celle-ci est effectuée le à juillet 1925 et, immédiatement, nous fait reconnaîlre le facteur d'entretien de la colibacillurie. Il existe, dans la région de l’uretère droit, au-dessus et en dedans de l'orifice, un gros papillome vésical. La sonde urétérale en fait flotter aisément les franges.

5 fuleuralionse sont praliquées entre le 6 juillet et le 24 août. Mais le papillome est si volumineux que les fulgurations ont peine à le détruire avec effi-

cacité. Une cystectomie partielle est décidée. Le D' Chevassu la pratique le

10 “octobre 1925. Les suiles opératoires sont simples et la plaie hypogastrique est fermée le 15 novembre.

Une cystoscopie de contrôle est effectuée, On note la présence de la cicatrice opératoire, mais la muqueuse vésicale est absolument saine. Les urines sont limpides et ne contiennent ni pus, ni colibacilles.

Gette observation, particulièrement démonstrative, montre tout l'intérêt qu'il y a à pratiquer wne exploration endoscopique précoce en présence de toute colibacillurie rebelle.

OBs. XIX. — Douleurs lombo-abdominales droiles. Appendicectomie. Cholécystectomie. Pas d'amélioration. Exploration urinaire. Colibacillurie. Découverte d'une sténose urétérale droite. Dilalations. Guérison.

Mme Ver, 6 ans, souffre depuis 1927 de douleurs lombo-abdominales droites continuelles. De temps à autre surviennent des crises aiguës d’une durée de quelques heures. Les troubles sont mis sur le compte d’une appendieite.

Appendicectomie en avril 1922. Persistance de douleurs. On porté ultérieure-

ment le diagnostie de cholécystite. Cholécystectomie en 19925. Persistance des douleurs. La malade, lassée, finit par accepter cet état de choses et ne suit plus aucun traitement. Les crises continuent de survenir à intervalles variables.

En mai 1928, une crise très violente oblige la malade à rentrer à l'hôpital

Lariboisière. L es

Nous :examinons la malade et sommes frappé! de l'existence d’un gros rein droit douloureux. Nous pensons à la possibilité d’une rétention rénale droite et décidons d’explorer la malade. Un examen d’urines nous montre la présence de pus et de colibacilles, en faible quantité. .

Cystoscopie le 12 juin 1928. Vessie légèrement congeslionnée, A droite, les sondes 14, 12, butent à 8 cm., malgré l’inclinaison de la malade. Une sonde 10 franchit l'obstacle, bute à 12 cm., puis en insistant, arrive à 25 cm., où elle vide, en gouttes pressées, 8 cm. cubes d’urines louehes ; puis les éjaculations s’établissent suivant leur rythme normal. Examen de la rétention : pus, nom:breux colibacilles. La sonde est laissée en place 24 heures, puis retirée, Le lendemain, la malade accuse une disparition presque complète de ses douleurs. Une nouvelle dilatation est pratiquée le 26 juin. On passe successivement à droite les sondes 10, 12 et 14, la dernière avec peine. On ne vide pas de rétention. L’échantillon est à peine louche.

La malade ne souffre plus. Il ne persiste qu’une légère impression de gêne.

Nous avons revu la malade le 12 juillet. Il n’y a toujours pas de douleurs. Oes. XX. — Colibacillurie gravidique. Méconnaissance d’une lithiase conco-

mitante. : {

Mme Desj..…, 20 ans, a été prise de douleurs lombaires gauches et de fièvre, au 1° mois d’une grossesse, en mai 1924. La crise cesse spontanément pour reprendre au bout de quelques semaines. Malgré l'institution d’un régime sévère, les troubles persistent jusqu’à l'accouchement. Celui-ci a lieu le 28 décembre 1924. Après l’accouchement, les douleurs s’atténuent et ne réapparaissent qu’au début de février 1925. La malade rentre à l'hôpital Broussais, puis dans le service d'urologie de l'hôpital Cochin,

Le 20 mai 1925, examen histo-bactériologique des urines : polynucléaires,

véritable culture de bâtonnets à Gram négatif.

A l'examen, douleurs lombaires gauches, état nauséeux.

Le 28 mai, 1925, une crise douloureuse plus forte survient, et la malade expulse un. calcul de la taille d’un gros pois.

Les douleurs se calment ensuite presque complètement.

Azotémie o gr. 33. Une division d'urine ne fait ‘pas constater de déficience rénale gauche. Quelques polynucléaires à droite et à gauche, pas de microbes. :

Le 12 juin, les urines totales sont claires. ; :

Cette observation met en valeur l'importance qu'il y a, en

présence de troubles urinaires au cours de la gestation, à ne pas envisager le seul diagnostic de pyélonéphrite. La gesta-

tion ne met pas la femme à l’abri des affections urinaires qui peuvent survenir chez la femme non enceinte.

8° Colibacilluries avec sténoses de l’uretère

O8s. XXI. — Colibacillurie rebelle. Découverte d’une sténose urétérale ‘droite. Dilatations. Guérison.

M. R.., 45 ans, consulte le 7 avril 1926 pour colibacillurie chronique rebelle, La persistance de la colibacillurie à été mise sur le compte d’une prostatite chronique et d’un mauvais état du tractus digestif. Les traitements les plus divers ont été essayés sans succès (Lavages de vessie; traitement prostatique : traitement intestinal ; auto-vaccin).

Lorsque nous examinons le malade, nous trouvons effectivement une prostate augmentée de volume. Les urines sont recueillies dans 3 verres. Le premier contient des filaments, mais l'urine est uniformément trouble dans les 3 verres. Si donc il existe des lésions basses, il y a également forte présomption d’infection haute. Nous trouvons par ailleurs un rein droit augmenté de volume, sensible à la palpation. Le malade ressent, presque en permanence, une douleur dans la région lombo-abdominale droite, douleur mise jusqu'alors sur le compile d’une constipalion chroniqque cœco-ascendante.

Nous pratiquons, tout d’abord. une série de massages de prostate, d’instill lations à l’argyrol, puis nous décidons une exploration cystoscopique- pour faire le bilan des lésions urinaires.

Nous pratiquons la cystoscopie le 7 juin 1926. La vessie est pâle et suppurante, présentant çà et là quelques grumeaux purulents. : |

À gauche, une sonde 14 monte à 25 cm. sans difficulté.

A droite, une sonde 14 bute à 5 cm.

Une sonde 12 bute au même niveau.

Une sonde 10 monte à 26 cm. et vide, en gouttes précipitées, 3 cm. cubes d'urine louche (pus et colibacilles).

Le 17 juin, nous passons les sondes 10 et 12 dans l’uretère droit ; le 24 juin. les sondes 12 et 14; le 29 juin, les sondes 12, 14, 15.

! | Le malade accuse alors une disparition complète de ses douleurs droites.

En novembre 1926, nous traitons à nouveau la prostate, par massages et instillations. La prostate est de volume presque normal, de consistance plus molle.

Le 13 décembre 1926, une sonde 14 monte avec peine dans J’U. D. mais parvient cependant à 25 em. (Pas de rétention). On recueille unu échantillon limpide. L'examen n’y décèle ni pus ni microbes. Il n’y a toujours pas de douleurs lombaires.

Le 30 juin 1927, cathétérisme facile, avec sonde 1#, de VU. D. Echantillon clair, sans pus ni microbes.

Le 8 juin 1928, soif au ne de 2 ans, prise d’un nouvel échantillon limpide amicrobien.

En juillet 1928, examen des urines totales : ni pus, ni colibacilles. Cultures

stériles.

Cette observation met en valeur le résultat obtenu par le

Re AO :

cathétérisme urétéral. À lui sent. sans lavages du bassinet associés, il à suffi à faire disparaître l'infection colibacil- fâire pyélo-urétérale droite. Ce cas plaide en faveur du rôle important qui doit être dévolu aux obstacles mécaniques dans l'entretien des colibacilluries rebelles et du traitement qu'il convient de leur ARE te

Os. XXII, — Colibacillurie. Douleur lombaire gauche Exploration. Sténose urélérale gauche. Dilatations. Guérison. S S

M. J.., 58 ans, colibacillurique, entre à l'hôpital Cochin en 1926. Une: exploration fait découvrir la cause d'entretien de la colibacillurie, en notant fa présence d'un diverticule profond de 3 em. dans la région urélér rale droite, près du bas-fond vésical. 3

Le diverticule n'a pas él6 jugé opérable et l'on a pratiqué une série de la-

vages de vessie qui ont notablement éclairei les urines. 2

Le 5 novembre 1927, nous voyons à nouveau le malade. TT se plént, oi L 2 jours, d’une violente douleur lombaire gauche, accompagnée de fièvre (89,7). :

Nous portons le diagnostie de rétention rénale gauche et faisons un lavage de vessie, avec distension, dans le but de: réveiller les contractions urétérales.

Cetie manœuvre est inefficace et, le 7. novembre, la Lempérature persistant aux environs de 4o, nous sommes ameñé à praliquer un. cathétérisme thérapeutique. HET Fan

La capacité vésicale est bonne. La muqueuse est suppurante, Orifice urétéral droit normal. Orifice gauche œdémateux. Ejaculations rares et louches.

Les sondes 14 et 12 butent à 6 cm. Une sonde 10 à bout olivaire bute également. En insistant, elle franchit l'obstacle et monte à 25 cm. À 0 em., avait commencé de s’évacuer, en gouttes précipitées, une rétention de 7 em.3 d’urine louche (quelques polynucléaires, nombreux colibacilles).

Le’lendemain du cathétérisme, la température tombe à 37,8. Le surlendemain, elle est à 37. Disparition complète des douleurs lombaires.

Au cours de séances ultérieures (28 nov., 4 janv., 2 févr.), on a progressivement dilaté l’uretère gauche. Ce n’est qu'au cours de la dernière séance qu’une sonde 14 a pu être introduite. Un échantillon recutill à gauche contenait quelques polynucléaires- altérés, mais pas de microbes.

À dessein, il n’a pas été pratiqué de lavages du bassinet, pour juger de l'amélioration obtenue par le seül traitement mécanique.

Absence complète de douleurs lombaires et de température.

O8s. XXII — Douleurs abdominales droiles. Appendicerlomie. Persistance des, douleurs. Exploration urologique. Sténose urétérale droite et colibacillurie.' Dilatations. Guérison.

Mme L... a présenté, en 1922. une hémalurie avec signes de cystite ; ces

pese LT =

phénomènes s'atténuent rapidement, mais apparaît alors peu à peu une dou- Joue abdominale droite persistante que l’on met sur le compte d’une appendicite, $

Appendicectomie en 1923. Aucun changement dans l’état de la malade. En 1926, grossesse normale. Les douleurs abdominales deviennent alors plus vives. De temps à autre. véritables crises s'accompagnant de fièvre, durant x a 2 jours environ. On pense alors à la possibilité de coliques néphrétiques droites. -

Nous examinons la malade en septembre 1927. Le rein droit est douloureux et légèrement augmenté de volume. Les urines sont légèrement louches. L° examen y décèle la présence de rares CORRSSINÉE et de pus en faible quantité.

Exploralion radiologique négative

Une cystoscopie est pratiquée le is septembre : vessié saine, orifices RS raux normaux. À gauche, éjaculations claires. À droite, éjaculations rares et! ne es. Les sondes 14 et 19 butent à 4° 6m. je sonde ‘10 franchit l’obstacle

# bute à 0 cm. Elle ne ramène que quelques gouttes d’urines louches, où l'on trouve quelques colibacilles sans pus. |

Nouvelle cysloscopie le 19 octobre : Sonde r4 bute. Sonde 12 bute, Sonde 10 arrive à 25 em. et vide 1 tube à essai et demi de rétention. On passe ensuite une sonde 12 qui arrive à 25 em. avec peine.

Peu de jours après la cystoscopie, les douleurs abdominales disparaissent complètement. Les urines sont absolument limpides.

Le 7 novembre, prélèvement d'urine : ni pus, ni microbes.

Le 8 mars 1928, les urines sont toujours limpides. Pas de, réapparition des douleurs. ;

OBs. XXIV. — Colibacillurie entretenue par une sténose urétérale post-opératoire. Dilatation. Guérison.

Mme B... a subi une hystérectomie subtotale pour annexite, le »0 avril 1926. Les suites opératoires furent des plus simples.

Au début de 1927, la malade commença à se plaindre de crises douloureuses dans la région lombaire droite. La durée de ces crises variait de quelques heu- .res à une journée entière. Dans l'intervalle persistait seulement un peu de pesanteur lombaire droite. Ces douleurs étaient à irradiation inférieure. Au toucher vaginal, présence d’un point douloureux précis au niveau de la base du ligament large droit. De temps à autre, quelques brûlures en urinant. La malade n’a jamais rien ressenti d’analogue avant l'intervention.

Les urines sont louches. Elles contiennent des colibacilles et une faible quantité de-pus.…

Nous pensons à la possibilité d'une sténose urétérale et une exploration est décidée.

Le 4 novembre 1927, nous pratiquons une cysloscopie. La vessie est normale. À droite, les sondes 14 et 12 butent à 3 cm. 3. Une sonde 10 franchit l’obstacle et monte à 25 cm. On retire à ee moment trois cm3 d’urine louche, en gouttes pressées. Puis les éjaculations s’établissent suivant leur rythme nor-

nt 4 SD

mal. La formule histo-bactériologique de l'échantillon est la même que celle des urines totales. La sonde 10 est enlevée, et une soude 12 est introduite et laissée à demeure 24 heures.

Suites. — La malade a été revue à plusieurs reprises et suivie jusqu’en juin 1928. Le lendemain du cathétérisme, les douleurs lombaires disparurent complètement et définitivement. Les urines sont absolument limpides.

OBs. XXV. — Colibacillurie entretenue par une sténose urétérale pose Opératoire. =

Mme L... a subi, en 1926, une hystérectomie subtotale pour fibrome et kyste de l'ovaire.

A la fin de l’année 1927, apparurent progressivement des douleurs lomboabdominales droites. De temps à autre, se produisirent des crises très douloureuses d’une durée de quelques heures. Augmentation du nombre des mictions et apparition d’urines louches.

Aucun symptôme analogue n'existait avant l'intervention.

Un examen des urines fait constater la présence de pus, de sang, de coli: bacilles.

Une cystoscopie est pratiquée par nous le 7 juin 1928. On ne note, au niveau de la vessie, que des lésions inflammatoires banales. L'orifice urétéral droit est facilement cathétérisé par une sonde de petit calibre (n° 10). Mais on bute nettement à 8 em. En insistant, on franchit péniblement l'obstacle ct l’on s'arrête volontairement à 15 cm. pour recueillir un échantillon. Celui-ci est louche et l'examen fait constater l'existence de pus et de cokbacilles.

La malade a été revue une semaine après. Elle accuse une complète disparition de ses douleurs lombaires droites. Un traitement antiseptique urinaire ést alors institué.

Ors. XXVI. — Colibacillurie entretenue par une sténose urétérale post- -opératoire.

Mme M... subit, en novembre 1927, une opération de Wertheim pour can: cer utérin. La dissection de l’uretère gauche fut laboricuse, mais sans incidents. Suites opératoires simples.

Six semaines après l'intervention, apparurent des douleurs lombaires gauches, sous forme de crises aiguës accompagnées d’une forte température. Peu après, les mictions devinrent fréquentes et douloureuses par intervalles. L'examen des urines fit constater la présence de pus et de colibacilles.

La malade n'avait jamais présenté rien de semblable avant l'intervention.

Les choses continuent d'évoluer sans amélioration. En avril 1928, une exploration instrumentale est décidée.

Une cystoscopie est pratiquée par nous le 2 avril 1928. Lésions inflammatoires banales au niveau de la vessie, On examine attentivement l'orifice uurétéral gauche. On n'’observe pas d'’éjaculations urétérales à son niveau. L'ori-

Enorme distension du basiliaque. Une

Fic. 5. — Colibacillurie rebelle. Ptose rénale droite. sinet, dont l'extrémité inférieure atteignait la crète sonde urétérale n’avait évacué aucune rétention par suite de l’atonic pyélique. Le diagnostic de rétention ne fut posé qu'après pyélographie. Lavages du bassinet. Disparition de la colibacillurie. Amélioration

de la valeur fonctionnelle du rein (obs. 32).

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