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citait comme des merveilles de l'art grec, « charmaient autant par la variété du pinceau que par la ressemblance parfaite des princes dont elles perpétuaient le souvenir. » C’était, pour ainsi dire, la Tribune du temple de Minerve à Syracuse.
La série des bronzes n’était pas moins riche. Syracuse travaillait l’airain avec une extrême perfection *. Aussi, s’il faut en croire Cicéron, pendant les trois années de sa préture en Sicile, Vertus occupa seul tous les ouvriers syracusains. L ' airain de Corinthe seul 2 était représenté par une admirable réunion de vases, de coupes, de consoles, de cuirasses, de casques, de grandes hydries enrichies de ciselures du plus grand prix, de candélabres travaillés avec un art admirable, dépouilles des temples et des collections particulières de l’Asie Mineure et de la Sicile.
Mais, parmi les candélabres , le plus magnifique sans contredit était celui que le roi de Syrie, Antiochus, destinait au Capitole et dont Verrès avait orné une de ses salles à manger. Cette pièce unique, toute en or et en pierreries, était d’un travail exquis et de dimension colossale. Quand le fils du roi, chargé d’amener à Rome cette merveille, vint à passer par Syracuse, Verrès lui fit demander son candélabre pour un instant, afin, disait-il, de le montrer seulement à ses ouvriers. Le jeune Antio-