‹ Les collectionneurs de l'ancienne RomeChapitre 14 sur 74 · Ampère, III, 6o · texte numérisé non relu

Ampère, III, 6o

2 . ioo millions de sesterces, réduits plus tard à la moitié, soit 5o millions ou 10 millions de francs.

frères, l’un modeleur en cire, l’autre peintre. Cicéron décrit assez plaisamment leurs fonctions : « On dirait deux limiers flairant partout, toujours sur la piste; menaces, promesses, esclaves, enfants, amis, ennemis, tout moyen leur est bon pour arriver à dénicher quelque chose ils furètent par-

tout; s'ils découvrent quelque pièce de valeur, ils la rapportent pleins de joie. Quand la chasse est moins heureuse, ils ne laisseront pas de revenir avec quelque menue pièce de gibier, telle que plats, patères, brûle-parfums. »

Tel était le cabinet de Verrès. Les meilleures pièces étaient installées dans son palais de Rome , les autres réparties entre ses jardins et ses villas Verrès avait aussi fait la part de ses amis, pour se ménager leur concours dans son procès. Ainsi, Hortensius, son ami et son défenseur, avait eu un sphinx d’airain, qui fut l’occasion d'un de ces bons mots dont Cicéron était si friand. « Vous prétendez ne pas comprendre mes énigmes, disait-il à l’avocat de Verrès; vous avez pourtant le sphinx sous la main »

Mais rien ne pouvait sauver Verrès. Les charges étaient accablantes, et Hortensius lui-même l’engagea à prévenir par l’exil une condamnation*.

Verrès quitta Rome en 70 avant Jésus-Christ; il

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