‹ Les collectionneurs de l'ancienne RomeChapitre 25 sur 74 · Cicéron, l. c · texte numérisé non relu

Cicéron, l. c

3. <■ Strongylion fecit puerum, quem amando Brutus Philippensis cognomine suo illustravit. » Pline, XXXIV, 19.

On sait que Brutus et Cassius se tuèrent tous deux à Philippes. Martial parle aussi de ce petit bronze (}CIV, 169) : Gloria tam parvi non est obscura sigilli ;

Istius pueri Brutus amator erat.

4. Pro Domo, 43. Ampère attribue par erreur le fait à Clodius lui-même. (III, 602.)

de l’ancienne ROME. 3 g

et les îles « de tous les tableaux , de toutes les statues, de tous les ornements qui restaient encore dans les temples et dans les lieux publics, » pour en décorer son palais et ses jardins. De la collection d’Appius provenait la prétendue statue de la Liberté, — le portrait d’une fameuse courtisane grecque, — que Clodius avait fait élever sur l’emplacement de la maison de Cicéron, au Palatin *.

Antoine, le triumvir, pillait Rome comme les provinces, et prenait tout ce qui se trouvait sous sa main. Comme il avait proscrit Verrès pour s'emparer de ses bronzes, il proscrivait le sénateur Nonius pour une belle opale, et le savant Varron pour sa bibliothèque. Après Pharsale, il s’adjugeait à vil prix la maison , le mobilier et les jardins de Pompée 1 2 , et, quand César fut assassiné, Antoine eut l’effronterie de faire enlever et de transporter dans ses propres jardins tous les ouvrages d’art que César avait légués au peuple 3 .

Le Louvre possède un admirable échantillon de cette collection, s’il est vrai, comme on l’a prétendu, que notre Jupiter colossal soit un ouvrage de Myron, enlevé de Samos par Antoine. Ce précieux morceau aurait, dans ce cas , sa généalogie à peu

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