‹ Les collectionneurs de l'ancienne RomeChapitre 28 sur 74 · Horace, I, Sat · texte numérisé non relu

Horace, I, Sat

rons qu 'Horace était un connaisseur délicat en antiques, subtilis veterum judex et callidus , et qu’il aurait aimé à se procurer les beaux ouvrages des maîtres anciens pour lui et pour ses amis.

« Je donnerais de bon cœur à mes amis, dit-il, des coupes et des bronzes antiques; je leur donnerais ces trépieds, la récompense des héros de la Grèce, et votre part ne serait pas la moindre, Censorinus, si je possédais les chefs-d’œuvre de Parrhasius et de Scopas, dont le génie savait animer le marbre et les couleurs, et en tirer un mortel ou un dieu. Mais je n’ai point de semblables trésors, et votre goût, votre fortune ne vous ont pas laissé manquer de ces merveilles délicates. Vous aimez les vers, je puis vous donner des vers '. »

Enregistrons en passant dans notre galerie ce Censorinus. a Né pour gagner tous les cœurs*,» Censorinus s’était étroitement lié avec Horace. Il habitait au Palatin, dans la maison de Cicéron qu’il avait achetée; il aimait les arts, et sa mort fut un deuil pour toute la ville 1 2 3 . Nous n’en savons pas davantage sur son compte, mais voilà une épitaphe dont bien des honnêtes gens se contenteraient.

Asinius Pollion, orateur et consul, un des der-

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