‹ Les collectionneurs de l'ancienne RomeChapitre 47 sur 74 · Vitruve, VI · texte numérisé non relu

Vitruve, VI

« Les bibliothèques regarderont l’orient, puisque l’usage requiert la lumière du matin : et dauantage les liures n’y moisiront point si nos ouuertures se font ainsi. Mais aux tournées deuers le midi et l’occident, ils y seroient facilement corrompus de tignes et de uermoulure, pour autant que les uents humides uenant de ces côtés-là engendrent ces manières de bêtes, et par l'exhalation de leurs haleines portant l’humidité ternissent la blancheur des uolumes 1 . »

Pour mieux assurer la conservation des manuscrits, les rayons étaient généralement de cèdre et d’ivoire 2 .

Au milieu de la pièce on plaçait la statue de Minerve, c’était le décor obligé 3 ; à l’entour, des Mercures, des Hercules, les portraits peints ou les bustes en bronze, en argent, même en or, des grands hommes de l'antiquité, ajustés en général sur des hermès, et souvent sur le même hermès deux têtes à la fois, Hérodote et Thucydide, Archiloque et Homère. Le Louvre possède un hermès double d’Archiloque et de Métrodore qui doit provenir d’une collection de ce genre 4 .

Au dehors régnaient de vastes portiques à colonnes et des terrasses spacieuses pour la promenade,

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