I. WlNCKELMANN, ÜV. I, chap. II
« Quel entêté que ce Nonius, de tenir ainsi à un objet qui le faisait proscrire ! » dit Pline, qui ajoute naïvement : « Les animaux sont plus sages, ils abandonnent au chasseur les parties de leur corps pour lesquelles ils savent qu’on les poursuit 1 2 . »
Ce neveu d’Auguste , que Virgile a chanté, Marcellus avait aussi une belle dactyliothèque, dont il fit présent au temple d’Apollon Palatin. Celle de Vedius Pollion, chevalier romain riche et favori de l’Empereur, est célèbre par une anecdote connue. Auguste dînait à Pausilippe chez ce personnage; un esclave ayant cassé par mégarde une coupe en cristal de roche, Védius ordonna de le jeter dans un de ses viviers à murènes. Auguste, révolté d’une telle barbarie, rendit la liberté à l’esclave, fit briser sous ses yeux tous les cristaux de roche et combler le vivier*.
La mode des dactyliothèques se répandit rapidement et devint générale. Tout le monde voulut avoir la sienne, jusqu’aux joueurs de flûte, choraulœ, qui se piquaient d’avoir de belles pierres et d’en former des cabinets 3 .