‹ Les collectionneurs de l'ancienne RomeChapitre 61 sur 74 · Sénèque, De bencf., VII · texte numérisé non relu

Sénèque, De bencf., VII

3. Pline, XVI, 84; Sénèque, De benef., VII; Juvénal, XI, et Martial, pass.

4. Voir Pline, XIII et XVI, pass. La table à jeu de Trimalchion est en térébinthe. Thériclès avait fabriqué sur le tour des coupes de ce même bois. Dans le souper de Nasidienus(HoRACE, Sat. II, 8), le traducteur (coll. Panckoucke) a pris, acernam

IIO COLLECTIONNEURS

Le citre n’est autre que notre thuya 1 . On le tirait, comme aujourd’hui, de l’Afrique et du mont Atlas ; massif et taillé à la racine, il formait les tables en placage, il servait pour les autres meubles. Le prix dépendait de !a qualité et de la disposition des tnadrures. Le véritable amateur de citre est sur ce point, comme toujours, un raffiné. Dans le citre, il distinguera les madrures tigrines, les panthérines ; les pavonines, imitant les yeux semés sur la queue du paon; les apiates, ressemblant à de petits grains entassés. Leurs défauts seront : « d’être comme traversées par une murène noire, ou pointillées comme un vol de corneilles, ou semées de nœuds en forme de pavots, de nuances différentes ou trop foncées, de rappeler la feuille du platane ou le bois d’yeuse, de manquer de reflets, etc.*. » Une table de citre d’un seul morceau, coupé à la racine, sans défaut, prenant un beau poli sous la main, couleur de vin miellé pas trop foncé, large de quatre pieds et demi sur cinq pouces d’épaisseur 3 , voilà l'idéal pour les

tabulant, une table en érable, pour un objet du bois le plus commun; l'érable était au contraire d’un grand prix. Martial, XIV, 90.

1. Nota etiam Homero fuit; thyon grcecè vocatur, ab aliis Ihya. (Pline, XIII, 29 et suiv. ; V. aussi Martial, XIV, 67, 89 et 90; Lucain, IX, 426; Apulée, Métam. 1.)

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