‹ Les collectionneurs de l'ancienne Rome, notes d'un amateur E. BonnafféChapitre 70 sur 77 · I. Rome au siècle d’Auguste , lettre · texte numérisé non relu

I. Rome au siècle d’Auguste , lettre

î. Tabulas auctionariæ .

« Dans sept jours, dès le matin, vente de Menœchme. On vendra les esclaves, le mobilier, les terres, les maisons. Pour tout objet vendu, le prix sera payable comptant'. »

Une exposition publique précède la vente*, qui a lieu dans des salles entourées de portiques, atria auctionaria, et un crieur, prœco, dirige les enchères. Voyez-vous ce bonhomme, « assis dans la boutique d’un barbier, frais rasé, et se faisant tranquillement les ongles avec un petit canif? Il a nom Vulteius Menas, crieur public de son état; fortune assez mince et bonne réputation. Il travaille, il se repose; il gagne, il dépense; il habite une humble maison, mais dans ses meubles; il vit agréablement avec des gens de sa sorte; il ne hait pas le spectacle, et quand sa tâche est faite, il n’est pas le dernier à se promener au Champ-de-Mars 1 2 3 . »

J’ignore si de nos jours MM. les commissairespriseurs sont aussi philosophes que leur ancêtre Ménas; mais, à coup sûr, ils passent pour mieux faire leurs affaires.

Le crieur, « monté sur une pierre comme sur une tribune 4 , » appelle les articles l'un après l’autre ou par lots, en mettant un prix sur chacun, et les enchères commencent.

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