‹ Les collectionneurs de l'ancienne Rome: notes d'un amateurChapitre 18 sur 80 · Voir page iio · texte numérisé non relu

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2. Les riches avaient un triclinium (salle à manger) pour chaque saison. On connaît l'histoire de LucuUus et de ses nombreuses salles à manger.

3. Malte seule avait fourni des lits pour cinquante tables, et chaque table comportait au moins trois convives.

aiguière d'une seule pierre fine entièrement creusée à la main avec son anse en or ciselé, autre dépouille du malheureux Antiodius; partout des vases, des plats énormes, des coupes, des aiguières, des brûleparfums; le tout en or et en argent.

U orfèvrerie, V argenterie ciselée! c'est peut-être là que la passion arrache à Verres ses plus grandes extravagances.

Non content d'avoir confisqué la vaisselle entière d'un grand nombre de citoyens opulents, il s'avise d'un expédient plus simple. L'orfèvrerie sicilienne passait pour la première du monde; il n'y avait pas de maison un peu aisée qui n'en possédât quelque échantillon précieux, soit pour les cérémonies religieuses, soit pour l'ornement de la table. Verres vient-il à passer par une ville, aussitôt il fait venir un des •principaux personnages et lui donne l'ordre de faire apporter tout ce qui s'y trouve de pièces ciselées. Il examine chaque morceau un à un, choisit les meilleurs, en détache les ornements ^, et rend le reste en faisant offrir une indemnité aux habitants. Souvent il faisait encore pis : à la table même des riches Siciliens qui l'invitaient à dîner, et sous les yeux des convives, il détachait les reliefs des plus belles pièces et les emportait avec lui.

Quand il eut réuni tous ces ornements détachés, Verres ouvrit en plein Syracuse, dans le palais des rois, un vaste atelier. Les orfèvres et ciseleurs

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