II PREFACE
Cette lacune est malheureusement irréparable. Nous qui recueillons religieusement les débris du passé, nous sommes ^ers d* appartenir à la grande famille des Collectionneurs , vieille de plus de . vingt siècles, de compter parmi nos ancêtres les plus illustres personnages, et nous aimerions à mettre nos titres de noblesse en règle, à dresser
bien au complet, depuis Vantiquité même, notre
arbre généalogique.
Quelle joie en effet, et quel encouragement, de pouvoir suivre de main en main tel chef-d'œuvre depuis le Louvre, par exemple, jusqu'à César, jusqu'à Cicéron, à Lucullus, à Annibal; de saluer au passage tous ces grands hommes qui furent des nôtres, d'entrer par leur galerie dans leur intimité!
Il y avait donc aussi des Collectionneurs dans l'antiquité : quels étaient-ils ? Quels furent leurs goûts, leur physionomie, leurs manies mêmes? OU et comment étaient installés leurs cabinets ?
Les auteurs latins, il faut l'avouer, s'inquiètent