Horace, liv. II, Sat
3. Horace, liv. I, Ep, 18. Voir aussi Pode 29 du liv. I, où il gronde Iccius de quitter ses beaux livres pour prendre le parti des armes.
Q4RGENTERIE, "BRONZES.
ouT ce qu'on peut imaginer en fait d'arf. genterie, tu Tas acheté, dit Martial à un amateur de son temps. Tu possèdes les antiques chefs-d'œuvre de Myi'on, les merveilles des ciseaux de Scopas et de Praxitèle, lés beaux vases que sculptait Phidias, les ouvrages de Mentor, sans compter les pièces authentiques de Gratianus, les vases dorés de la Galice, et la vaisselle ciselée de tes aïeux ^ »
Quand on songe que largenterie romaine portait
I. Ce Praxitèle n^est pas le grand statuaire , mais un autre artiste, contemporain de Pompée. Gratianus était un célèbre orfèvre romain. A cette nomenclature de Martial on peut ajouter, parmi les ciseleurs en argent, Euphranor, Calamis, Boethus, MySy Pasitèle, Posidonius, etc., presque tous les grands sculpteurs de Tantiquité.
de pareilles signatures, on comprend les folies des collectionneurs.
En effet, ces admirables artistes avaient poussé Tart de l'orfèvre à sa dernière perfection. Travail au marteau, repoussé, estampage, ciselure en relief et en creux, dorure au mercure, incrustations, plaqué, ils n'ignoraient rien, ils excellaient dans tout*.
La Bibliothèque impériale possède en ce genre des ouvrages incomparables. Les vases de Bemay, exécutés presque entièrement au repoussé, sont d'une sûreté et d'une légèreté de main, d'une délicatesse d'outil qu'aucun artiste moderne ne pourrait assurément égaler*. Souvent le maître se bornait à ciseler Vemblema, — on appelait ainsi de petites plaques ornées de bas-reliefs, — laissant à l'orfèvre le soin de monter ces plaques et de les adapter sur les coupes. On pouvait les détacher facilement,
1. Voir Pline, XXXIII, i4, 20, 3o, 49. — Juvénal, Sat. i, dît:
Argentum vêtus et stantem extra pocula caprum.
Certaines pièces du trésor de Bernay rappellent ce hautrelief, qui dénote du reste un art moins ancien que les reliefs discrets de la belle époque.
II me semble que, d'après leur étymologie même, les u chrysendeta » dont parle Martial sont des pièces revêtues, plaquées d'or. Voir aussi Winckelmann, III, i54; Perse, II,