‹ Les collections botaniques du Musée royal de physique et d'histoire naturelle de FlorenceChapitre 3 sur 57 · DIE · texte numérisé non relu

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voyages en Egypte, en Nubie, en Cordofan, en Fazogl, en Darfour, en Abyssinie, en Arabie, en Syrie etc. Ces plantes ont été en partie illustrées par lui et par M. le Prof. De Notaris, par Webb dans sa Florula aethopica, et quelques-unes aussi par moimême. Cet herbier renfermait aussi une riche collection de plantes de la Ligurie, et une des plus riches collections des plantes d'Abyssinie que Figari avait reçue en plusieurs fois de Schimper.

Tous ces herbiers et d’autres moins importants, tels que celui donné en 1848 par M. le Marquis Luc Bourbon del Monte et formé par son fils Charles, un de mes élèves, mort malheureusement assez jeune, ont été déjà ou seront bientôt intercalés dans l’Herbier central, car excepté pour l'Herbier Webb par la volonté du testateur, et les herbiers des botanistes anciens qui vécurent avant Linné, j'ai voulu que toutes les collections fussent réunies dans un seul Herbier, pour que les botanistes ou les jeunes gens pussent y trouver tout ce qui leur fallait pour leurs études. Je n'ai mème pas voulu en cela faire une exception pour les plantes qui ont servi à la rédaction de ma Flora italiana, quoiqu'il eût été utile d'avoir un herbier à part de l'Italie, mais alors j'aurais été forcé de faire deux herbiers italiens, l’un à part et l’autre intercalé dans l’Herbier général, ce qui aurait rencontré bien des difficultés et causé beaucoup de dépenses: autrement il y aurait eu dans l’Herbier général une lacune pour les plantes d'Italie assez regrettable pour ceux qui désirent étudier toutes les plantes d’une famille ou en connaître la distribution géographique. Il est très facile du reste, guidé par la Flore italienne, de trouver tout de suite les espèces qui croissent dans notre pays et d'y étudier, si on veut, tous les exemplaires qui ont servi à mon travail, car tous ces exemplaires portent la citation de mon ouvrage, ce que je n’ai pas manqué de faire pour toutes les plantes qui ont servi à mes autres publications, ainsi que l’ont fait à ma prière les botanistes qui sont venus étudier dans nos herbiers.

Toutes les plantes de l’Herbier central sont rangées d’après la méthode naturelle adoptée dans le Prodromus systematis naturalis de De Candolle, continué par son illustre fils,

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