‹ Les collections botaniques du Musée royal de physique et d'histoire naturelle de FlorenceChapitre 4 sur 57 · PER IN · texte numérisé non relu

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excepté les monocotylédones qui sont classées d'après l'Enumeratio plantarum de Kunth, car le Prodrome de De Candolle comprend seulement les plantes dicotylédones ; j'y ai fait seulement quelques petits changements pour suivre les progrès de la science: les botanistes auront donc dans ces deux ouvrages, qui forment ensemble la revue la moins incomplète de tout le règne végétal, un guide pour trouver avec facilité les plantes qu'ils désirent étudier.

L'Herbier central est placé dans une grande salle (Planche 1°*°) qui est peut-être la plus belle et la plus grande de celles de ce genre en Europe et qui est exposée au midi, très bien éclairée par trois grandes fenêtres, voisine de la grande salle pareille de l’'Herbier Webb (Planche 2°), de celles des anciens herbiers, de la Bibliothèque botanique, de la Galerie des produits végétaux et du Jardin botanique, ce qui permet à tout le monde d’avoir en même temps tout ce qui peut intéresser ses études. *

Dans la salle de l'Herbier central il ÿ a un conservateur, comme il y en a un autre dans celle de l’Herbier Webb et de la Bibliothèque, pour aider les botanistes dans la recherche des plantes, des livres etc. Toutes ces salles sont ouvertes tous les jours ouvrables depuis 9 heures du matin jusqu'à 4 heures du soir. Ceux qui veulent consulter l'Herbier ou les autres collections écrivent leur nom sur un registre où ils indiquent aussi les paquets, les livres etc. qu’on a pris pour leurs études.

Tous les paquets de l’Herbier central, qui sont maintenant au nombre de presque deux mille, sont renfermés dans les compartiments d'armoires, fermées par des vitrages, pour être à l'abri de la poussière et ètre vus de dehors. Au commencement de chaque famille il y a dans l'armoire le nom de celle-ci. Chaque paquet de plantes est renfermé entre deux cartons et serré par des courroies en cuir avec une bou-

! Les salles botaniques ont été entièrement bâties en 4858 exprès pour les collections botaniques, sur l'emplacement de l’ancienne maison du jardinier botanique et d’un petit jardin contigu.

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cle, ce qui fait que les plantes y restent bien comprimées, qu'on peut ouvrir et fermer facilement les paquets et qu’on n’abîme pas les bords de ceux-ci, comme lorsqu’au lieu de courroies on fait usage de grosse ficelle. En avant et en haut de chaque paquet sont trois étiquettes en parchemin, une à droite du paquet pour le nom de la famille, une au milieu pour celui de la tribu, et la troisième à gauche pour le genre: toutes les espèces du même genre se trouvent réunies dans l’espace compris entre le nom du genre auquel elles appartiennent et celui qui le suit. Chaque plante avant d’être placée dans l’Herbier a été plongée dans une solution de sublimé corrosif pour être garantie du ravage des insectes ; elle est collée par une petite bandelette de papier enduite de gomme arabique à l'étiquette authentique du botaniste duquel on l’a reçue et dont on écrit le nom sur l'étiquette mème pour qu'on connaisse l’origine et l’importance de la plante; sur la mème étiquette on a soin d'écrire aussi l'époque à laquelle chaque échantillon a été recu, pour qu'on puisse connaître si le botaniste avait envoyé cette plante avant ou après la publication de l'ouvrage dans lequel il l’a décrite, car dans le second cas la plante, ayant été étudiée, aurait plus de valeur que dans le cas contraire. Chaque exemplaire étant fixé sur l'étiquette, il n’y a pas de danger que l'étiquette de l’un puisse se confondre avec celle d’un autre, ce qui malheureusement arrive trop souvent dans d’autres herbiers dans lesquels les étiquettes ne sont pas fixées aux plantes. Par cette étiquette la plante est aussi fixée avec deux épingles à une feuille simple de papier, du format in-folio, blanc, fort et collé, pour pouvoir soutenir la plante, de sorte que celle-ci est fixe et libre à volonté, puisqu'on peut, si on veut, la détacher du papier et l’examiner sous toutes ses faces, ce qui, du reste, n’est pas nécessaire. Toutes les feuilles simples de papier qui portent les échantillons de la mème espèce, reçus de différents botanistes et qui proviennent de localités différentes, sont renfermées dans une feuille double de papier, au coin droit de laquelle on voit une étiquette sur laquelle est écrit Herbarium R. Musei Florentini, ainsi que le nom de l’espèce et ses principaux synonimes. Grâce à cette dernière étiquette le botaniste peut savoir

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