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2° Herbier Webb.
Cet Herbier fut commencé par Webb, je le suppose, en 1819, lors de son voyage en Italie et en Grèce, car on y trouve des plantes qu'il a recueillies dans plusieurs localités de ces pays. Il est probable qu'il avait réuni quelques plantes avant cette époque, car étant élève de l’Université d'Oxford il s'occupait déjà de botanique, mais on ne peut pas en ètre certain, car ni la date ni la localité ne sont indiquées sur les étiquettes des plantes qu'il a recueillies dans sa jeunesse, ce qui arrive souvent aux jeunes botanistes. L’Herbier Webb s'enrichit beaucoup par les voyages faits par lui en 1826 en Espagne et en Portugal, autant par les plantes recueillies par luimême que par celles qui lui furent données par les botanistes du pays, et surtout par ses voyages et par son séjour aux Iles de Madère et de Porto Santo et aux Iles Canaries. Comme il a fait des plantes de ces îles un herbier à part, j'en parlerai, ainsi que des autres herbiers particuliers faits par lui, après avoir parlé de l'Herbier général qui réunit les plantes de tous les pays du monde.
Get herbier, qui à l’époque de la mort de Webb se compo-
Par son testament fait à Londres le 49 Avril 4850 Webb légua àS. A. I. et R. le Granduc Léopold II de-Toscane et à ses héritiers légitimes et successeurs tout son herbier et sa bibliothèque botanique. Il voulut aussi que sa maison de Paris, Avenue Marbœuf no 45 aux Champs-Elysées, füt vendue après sa mort, qui eut lieu le 34 Août 4854, et que le prix de la vente, déduction faite des sommes qui devaient servir au payement de quelques legs particuliers, fût placé dans les fonds publics, et que la rente en passât au Granduc pour augmenter ces collections. Par suite des événements politiques en Italie cette rente ne put pas servir à cet usage depuis l’année 4859 jusqu’à l’année 1871. Ce ne fut quà cette époque que les droits de ce legs furent transmis par les héritiers du Granduc Léopold, mort alors depuis un an, au Gouvernement Italien. On retira alors toutes ces sommes arriérées, qui furent placées dans les fonds publics italiens, ce qui fait que la rente qui était autrefois de 4200 francs est maintenant de 7000 francs,
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sait de 1062 paquets de plantes et renfermait, d’après les appréciations de MM. Graves et Kralik, environ 80 mille espèces, compte maintenant plus que 1500 paquets et presque 90 mille espèces de plantes. Celles-ci ont été toutes empoisonnées avec une solution de sublimé corrosif comme celles de l'Herbier central; elles sont fixées par des petites bandelettes de papier avec des épingles à une feuille simple de papier, au coin gauche de laquelle on trouve l'étiquette de chaque plante fixée aussi par une épingle. Les feuilles simples de papier sur .lesquelles sont fixés les exemplaires d’une même espèce sont renfermées dans une feuille double qui porte au coin droit l’étiquette sur laquelle est imprimé Herbarium Webbianum et écrit le nom de l'espèce. Les espèces du même genre se trouvent réunies ensemble et les genres sont rangés par tribus et par familles, dont les noms sont écrits sur des morceaux de papier qui se trouvent en avant de chaque paquet. Les paquets, maintenus entre une planche en bois en dessous et un carton en dessus, sont serrés par un ruban avec une boucle.
L'Herbier Webb est rendu extrèmement précieux par les herbiers et les collections qui l’ont enrichi et dont quelques-uns méritent ici une mention particulière. Tels sont surtout les herbiers importants de Ruiz et Pavon, de Labillardière, de Desfontaines et de Mercier, dont Webb a pu faire acquisition sans songer quelquefois au prix élevé que quelques-uns lui ont coûté.
On sait que Ruiz et Pavon, botanistes espagnols, furent envoyés en 17717 par leur Gouvernement au Pérou et au Chili pour diriger des recherches d'histoire naturelle et particulièrement de botanique. Ils eurent dans les premiers temps comme compagnon dans leurs voyages le célèbre Dombey, botaniste français, qui les quitta plus tard pour retourner en Europe. Restés seuls, ils continuèrent leurs excursions, mais ils eurent le malheur de voir détruites presque toutes leurs collections ainsi que les manuscrits renfermant les descriptions de plantes, d'animaux etc., d’abord dans l'incendie de Macora en 1785 et plus tard, en 1786, dans le naufrage du navire sur lequel elles avaient été embarquées pour l’Europe. Les deux botanistes
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