Monnaie de bronze du satrape Spithridate
T£te du satrape, coifTde de la liare perse. 4 sniePI. Protome de Pégase au galop. Monnaie frappée probablement à Lampsaque, vers 334 avant J.-C, au moment des préparatifs de guerre de Darius contre Alexandre.
2. Statère d'argent du satrape Tissapherne. Tète du satrape Tissapherne, coiffé de la tiare perse, ceinte d'un bandeau, if. BA£1A(iu;). Lyre. Celte pièce a été probablement frappée à lasos, en
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provoque notre curiosité et nous incite à considérer sous un aspect nouveau des points spéciaux d'tiistoire politique ou ad-
ministrative, d'économie politique, de philologie, de géographie comparée, d'épigraphie, d'iconographie, de chronologie. Naguère, c'était un bronze qui donnait pour
375 avant J.-C. au moment de la campagne entreprise par Tissaphcme au nom du roi de Perse, contre Dercyllidas (E. Babelon, Les Perses Açliéménides, Introd., p. xxïLn).
I. ANNIOC. Tête de M. Annius Afrinus, gouverneur de la Galaiie ei de la Lycaonie, sous Claude. 1^. KAArAEIKONlEQN, Pcrsée tenant la harpe et la tête de Méduse qu'il vient de couper. Bronze frappé k Icomum qui avait pris alors, en l'houneur de l'empereur, le oom de Claudiconium.
la première fois le nom punique de Massinissa et nous fixait sur les traits du fameux roi numide (fig. 12) ', ou bien c'étaient les beaux tétradrachmes de Tissaphernc (fîg. 1 4), ou de petites pièces, d'aspect presque insignifiant, qui portaient le nom et la figure du satrape perse Spithrîdaie (fig. i3) ou le portrait d'un gouverneur de Galatîe,sous le règne de Claude, Marcus Annius Afrinus (fig. 1 5) ■ ; ces exemples, choisis entre mille, vous attesteront les ressources permanentes qu'offre à l'iconographie, pour l'attribution des statues de nos musées, cette immense galerie d'effigies monétaires qui commence au iv= siècle avant notre ère, avec les dy-
I. E. Babelon, dans le Bulletin archéologique du Coroiic des travaux historiques, iSgi, p. 353; le même. Mélanges numismaliques, 1. 1, p. 3îo, et t. Il,
1. E. Babelon, dans ia Revue numismatique, 1887, p. 113; le même, Mélanges numiamatiques, t. I,
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nastes lyciens et les satrapes perses ', pour ne s'arrêter qu'avec la chute de l'empire romain.
Pour ddlerminer la date d'un monument figuré, quel terme de comparaison pourriez-vous invoquer plus précis que les monnaies dont la place chronologique est sûre, et qui constituent une suite ininterrompue de types dans lesquels se reflètent directement les caractères de Tart contemporain? Dans nombre de villes, chaque monnaie porte la mention de l'année, quelquefois même, comme chez les Parthes Arsacides et dans le Pont, du mois dans lequel elle a éié frappée ' : quels précieux renseignements pour fixer les bases de la chronologie, sans lesquelles il n'y a pas d'histoire ? Et les transformations graduelles
I. E. Babelon, Les Perses achéménides, Introd., pp. II à XVII et passim.
1. Perry Gardner, The Parthian Coinage (Londres, 1877, iii-4"), p. 62; Th. Reinach, dans la ■Revue archéologique, t. Il de 1887, p. 13g.
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et successives des alphabets grec ou latin, cypriote ou lycien, phénicien ou aramëen, punique ou celiibérien, dans l'ordre des temps comme dans l'ordre géographique, qui vous les fournira, sinon le numéraire de chaque région, et si on les ignore ne s'expose-t-on pas aux erreurs les plus grossières dans le classement chronologique de maint monument épigraphique ?
Partout les dieux et les héros de chaque contrée vivent et s'agitent en des milliers d'épisodes. Jetez un regard sur la numismatique de la Crète : cinquante villes au moins de cette ile fameuse y sont représentées, et quelle variété de types mythologiques ! La naissance de Zeus dans la grotte du mont Ida ; Minos, le premier législateur ; Artémis Dictynna, Cydon allaité par une louve, le monstre marin Iianos, les mythes d'Her-
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mes, d'Héraclès et d'Europe; Thésée, le labyrinthe, le Minotaure; le géant Talos, précurseur des modernes Cretois, qui bran-
dit une pierre et fait trois fois par jour le tour de l'île, pour empêcher le vaisseau des Argonautes confédérés d'y aborder (iig. i6).
Vous parleraî-je à présent des monnaies delaThessalie, qui interprètent les légendes de Poséidon Onchestîos, de Zeus Akraios, de Phrixos et d'Hellé, de Philoctèie, de Machaon ; sur lesquelles nous voyons la san-
1. Staière d'argeni de Phaestus. TaaBN, Le géant ailé Talos faisant le tour de l'île de Crète en brandissant une pierre, ij. *AISTlflN. Le taureau Cretois, cornupète. Monnaie frappée au iv* siècle.
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dale que Jason laissa tomber dans l'Anaurus, les chevaux fougueux qu'on élevait dans les plaines fertiles du Pénée (fig. 17),
la nymphe Larissa portant une hydrie, remettant sa sandale, regardant soa miroir, types d'une grâce idéale que ne surpasseront pas les artistes syracusains'? Rappellerai-je les légendes du bouclier béotien, de l'Héraclès de Thèbes, de l'Hermès criophore de
I. Didrachme de Larissa, en Thessalie. Tête, de face, de la nymphe Larissa, if. AAPISSAIâN. Cheval grattant le sol d'un pied de devant et baissant la tête. Monnaie frappée au iv' siècle.
î. Voyer Percy Gardner, Thessaly to Aetolia (Catalogue of Greek Coins in ihe Briiish Muséum), Londres, i883, passim; Barclay V. Hcad, Historia m, pp. 346 et s«iv.
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Tanagra ? Voyez les belles monnaies de l'Argolide, avec Héra et ses symboles, Apollon Lykîos, le combat de Danaos et de Gelanor pour la domination du Péloponèse; la touchante histoire de Cléobis et Biton traînant eux-mêmes le chariot sur
lequel leur pieuse mère est assise pour se
rendre au temple d'Héra (fig. 18)'. En Arca-
I. Monnaie de bronze d'Argos, à l'effigie d'Anionin le Pieui ; il ne reste de ta légende qu'une parlie du mot [ANTÛNEI]NOC, ^ [APr]EiaN; le lype représente Cléobis et Biton traînant le chariot sur lequel leur mère est assise.
1. Hérodote, 1, ii; Pausanias, II, 30, 3; cf. Imhoof Blumer et Percy Gardner, Niimitmatic Commentary on Pausanias, p. 37.
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die, c'est Ulysse, armé d'un aviron, qui cherche l'homme mystérieux que lui a désigné le devin Tîrésias ' ; à Syracuse, c'est la nymphe
de la fontaine d'Ortygie qui asî divinement inspiré à la fois les poètes et les graveurs
I. J, Svoronos, dans la Ga{ette archéologique, t, XUI, 1888, p. 357.
3. Didrachme de Tarentc. TAPAS. Le jeune Taras sur un dauphin et tenant un canihare de la main droite, if. Ephèbe sur un cheval qui Uve une patte de devant; le jeune homme couronne sa monture. Dans le champ, un masque de Silène, un nom de magistrat et un monogramme. La cavalerie tarentiue était célèbre {Tile-Live, XXXV, 18) ; néanmoins le type de ce didrachme parait faire allusion à unç victoire agonistique. Monnaie du iv- siècle,
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des coins monétaires '. A Neapoiis, à Terina, ce sont les sirènes Parthénope et Li-
Fig. 10 ■
gée; à Tarente, c'est le jeune Taras sauvé par un dauphin et le cavalier dont les attitudes si ingénieusement variées ne lasseront
1. Arthur J. Evans, Syracusan Medallions, Londres, 1893, in-8*; Barclay V. Head, The coinage of Syracuse, dans le Numismalic Chronicle, de 1874^ le mime, Historia numorum, p. i5o.
2. Statère d'argcni de Crotone. KPOTO. Tfite, de race, de Hera Lacinia qui avait un temple magnifique dans cette colonie acliéenne. i{. Le chasseur jEsarus assis sur le bord du fleuve auquel il donna son nom ; il est représenté comme Héraclès, tenant un canlhare ; et dans le champ, on voit l'arc et la massue. Magnifique monnaie de la Ha du v* siècle.
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jamais l'admiration (tîg. 19)'; à Crotonç, c'est le chasseur ^sarus sur le bord du fleuve cil il devait se noyer et auquel il donna son nom (fig. 20)'; à Métapome, c'est l'épi, symbole de la fameuse gerbe d'or dédiée par les habitants au sanctuaire
Fig. 2[ '
I. Anhur J. Evans, The Horsemen of Tarentum, Londres, 1889, m-4*.
î.J. de Wiite, dans la Revue numismatique, i.W, 1839, p. 413.
-, ^...,. "ipgçnt de Mélaponte, META (rétrolequel est posée une sauterelle, if.
lOM. Le fleuve Acheloûs, représenté 'un homme barbu, le front orné de une patère et une longue branche, 1 fertilité de ses bords. Le prix de intionné dans la légende de cette ièce du commencement du v siècle,
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de Delphes (fig. 21) ' ; à Carthage, c'est Tanit identifiée à Perséphone (fig. 1 1 et 23). Vous citerai-je enfin, à une autre extrémité du monde grec, le géant Ascos à Damas, les Tables ambrosiennes à Tyr, Astarté à Sidon, Baal-Kaivan à Hiérapolis (fig. 24), Élagabal à Émèse [fig. 26) et tout le panthéon des dieux syriens, aux formes si étranges, au culte si monstrueux ' ?
N'est-il pas intéressant de retrouver en images, sur les monnaies d'une ville perdue de la Paphlagonie, Abonotheicos, le culte du serpent qu'un imposteur du u' siècle de
montre l'importance que les jeux publics avaient à celte époque dans la Grande Grèce; le culte du fleuve Acheloûs était particulièrement en honnetir à Métaponte.
1. Strabon, V[, 364; Fr. Lenormant, La grande Grèce, t. I, p. 128.
3, E. Babelon, Les rais de Syrie, p. cLiini; le même, Les Perses achéménides, Introd., pp. lu à liv, cxciv, et, dans le même volume, les monnaies des dynastes de Hiérapolis, d'Ascalon et de Gaza, pp. 45 et suiv.
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notre ère, Alexandre, avait réussi, à l'aide de bons tours de magicien, à introniser
Fig. 3 2 '
dans cette contrée'? Vous vous sou' des persécutions sanglantes que les rois de Syrie, surtout Antiochus IV Epiphane, firent endurer aux Juifs réfractaires, et les
I . Drachme de Gaza (iv* siècle). Deui t£tes accolées, l'une imberbe, de profil, l'autre de face et barbue, if. Sorte d'entablement séparant deux tStes de lions placées en regard l'une de l'auire; sous l'entablement, deux tttes d'bommcs, vues de face, à longue barbe pointue, et sur les côtés, un rideau à moitié soulevé. Au dessus, la lettre belh,
1. Frantz Cumont, Alexandre d'Aboaotichos (extrait du t. XL des Mémoires couronnés par l'Académie royale de Belgique, 1887); B. Head, HistO' m, p. 431.
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déportations qui s'ensuivirent. Des familles juives furent ainsi transplantées jusqu'à Apamée en Phrygie; elles iînirent par s'ac-
commoder de cet exil où elles prospérèrent tant et si bien, que trois cents ans plus tard, au temps de Septime Sévère, elles y avaient acclimaté les traditions bibliques ellesmêmes : on racontait que l'arche de Noé
I. Grande mannaie d'argent de Carthage. Tête de Tanit, identiâée à Perséphone et couronnée d'épis. 14. BARÇAT {Byisa, ea caractères puniques). Pégase galopaot.
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s'était arrêtée au plus haut sommet des montagnes voisines, et, pour que personne n'en
put douter, des monnaies furent alors frappées, sur lesquelles on voit Noé et sa
I. Tdtradrachme d'Aitliochus XII Dionysos [S9 à S4 avant J.-C). Tête diadémée d'Amiochus XII, à droite, i). BASIAEa£ ANTIOXOT Eni4>AN0r£ «lAOIU-
TOPOi; KAAAINIBOr. Baal-Kaivan, barbu, de face, , entre deux taureaux couchés, sur une base â deux degrési le dieu est coiffe d'un bonnet pointu, vêtu d'un long chiton, avec une large ceinture nouée autour du corps; ses deux mains sont étendues; dans la gauche, it tient un épi avec deux feuilles. Dans le champ, à gauche, un monogramme; k IçKï (== an ÎÎ7 de l'ère des Séleu- ' de laurier au pouriour.
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femme dans l'arche, et donnant a la colombe son libre essor (fig. 25) '."
Flg. i5 ■
I. E. Babelon, dans la Revue de rhistoire des religions, t. XXIII, 1891, pp. 174 et suiv. ; le même. Mélanges numismatiques, I. t, pp. i65 et suiv.
1. Revers d'une monnaie de bronze d'Apamée de Phiygie, à l'effigie de Septime Sévère. En légende, EU ■ M ■ ATT ■ AAESANiPOr ■ B ■ APXI ■ AnAMEaN {monnaie frappée sous Vautoritéde Marcus Aurelius Alexandre, grand prêtre pour ta seconde fois, à Apamée). Noé ei sa femme, debout, levant la main dans un geste d'étonnement, semblent interroger l'horizon; les mêmes personnages se voient à micorps dans un coffre sur lequel on lit le nom de NQE; au-dessus du colTre, deux colombes, l'une
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54 I-BS COLLECTIONS
Quelle suiie de monuments autres que les monnaies, quels témoignages littéraires même, nous feraient rnieus saisir et toucher du doi(;t, pour ainsi dire, la révolution philosophique et morale qui s'opérait dans la société romaine au itr siècle, quand nous voyons, sur les coins d'ÉIagabale, par exemple, s"'implanier les fétiches orientaux : le culte du Soleil et de son symbole, la pierre noire d'Émèse [fig. 26) se substituer
posée sur le couvercle, l'auire tenant un rameau dans ses serres. On sait que celte arche ou ce coffre, xiSuTO!, avait fait donner â la ville qui en conservai! les débris, le nom d'Apamée Kibotos.
I. Aureus d'ÉIagabale. IMP ■ ANTONINVS PIVS" ÂVG. Buste lauré d'ÉIagabale, à droite. i(. CON- SERVATOR AVG. Quadrige allant au pas à gauche, sur lequel on voit le b£tyle ou pierre sacrée,
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à celui des divinités du Capitoie ? les types monétaires ne sont-ils pas alors l'étincelant reflet de l'anarchie religieuse qui préparait le triomphe du christianisme? Et que dire, à présent, des souvenirs qu'évoquent ces modestes médailles religieuses, recueillies dans les catacombes, et sur lesquelles sont gravées les symboles de la foi nouvelle, et traduites les légendes les plus populaires de la Bible et de l'Evangile '. La monnaie officielle enfin, après avoir interprété avec éclat, sous Constantin, le triomphe du christianisme ', nous apporte, dans ses types,
symbole cfElagabal, le dieu d'Émèse, dont le culte fut introduit à Rome par l'empereur Elagabale; la pierre est ornée d'un aigle, les ailes éployées. Dans le champ, une étoile.
I. J.-B. de Rossi, Bulletin d'archéologie chrétienne, édil. franfaise, VII* année, s* 3, mai et juin 1869, pp. 33 ei suiv. et pi. III et IV.
1. Sur les signes du christianisme qui paraissent dans la numismatique romaine avant comme après Constantin, voyez le résumé des principaui travaux dans l'abbé Martigny, Diction, des Antiquités chrétiennes, art. Numismatique chrétienne.
Civiz,'i„C,oo^\i:
SOUS Julien, le saisissant spectacle des dernières convulsions du paganisme expirant.
I. Titradrachme d'Antiochus VII Sidëtès {i38- :39 avant J.-C), frappé i Tarse. Tête diadëmée d'Antiochus Vil, à droite, 4 BA£IAEQS ANTIOXOr ETEPrETOr, L'autel de Zeus Dolichenos, à Tarse, connu sous le nom de Tombeau de Sardanapale ; le monumem esl surmonté d'un fronton que couronne un aigle, les ailes ëployées; sous le portique, le dieu oriental est debout sur un lion cornu ; il a un carquois sur le dos ; il lève et étend la main droite; de chaque côlé, deux bétyles ou pierres sacrées.
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A peu près tout ce que nous savons des tribus de la Macédoine et de la Thrace avant Philippe — les Bisaltes, les Edones, les Orrescîi, les Derrones, les Odomantes, les Odryses, les Paeoniens, — nous est rivélé par leurs grandes et curieuses monnaies, d'un art si rude, si vigoureux, si expressif '. Ailleurs, c'est le nom d'un fleuve, comme le Rheon, à Hipponium ', l'Araththos à Anibracie ', le Peieros à Prusa et le Geudos à Nicée ', qui nous est révélé, ou celui d'un port, comme
I, B. Hcad, Historia ttumorum, pp. 174 ctsuiv. ; H. Oaebler, dans la Zeitschrif! fur Numismatik, 1897, i- XX, p. 189; Th. Rcinach, dan» la Revue numismalique, [897, p. lai.
. 1, Imhoof-Blumer, Monnaies grecques, p. 8.
3. Imhoof-BLumer, Die Mûnjen Akarnaniens, p. Si ; le iDËme, Monnaies grecques, p. i38.
4, Irnhoof-Blumer, Monnaies grecques, p. 240.
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le Lacydon à Marseille (ftg. 28), ou bien encore c'est le nom même d'une ville et son emplacement. Une quinzaine, au
Fig, 18 ■
moins, des rois de la Bactriane ne nous sont connus que par leurs espèces '. La chronologie des rois de Sidon, de Byblos et des villes de l'île de Cypre n'a pu être constituée que par les monnaies ^ L'histoire des dynastes de la Cilicie, de la Pam-
1. Obote d'argent de Marseille, au iv* siècle, AAKrAûN. T£tc imberbe, le front orné de petites cornes, du génie du Lacydon, le port de Marseille. ij. Roues k quatre rais.
2. Perey Gardner, The coins of the greek and scythic Kings of Bactria and India in the British Muséum [Londres, 1886, in-8-).
3. E. Batielon, Mélanges numismatiques, t. I, pp. i83 ef suiv., et t. Il, pp. 49 et suiv.
phylie, de la Lycie, de la Carie ' ; celle des rois de la Cappadoce, du Bosphore, du Pont ou de la Bithynie, n'a pas de plus solide fondement que les monnaies, qui, rigoureusement datées, complètent, éclairent le récit des auteurs, permettent souvent de vérifier leurs assertions plus ou moins controversées et de préciser l'enchaînement de ces dynasties plus ou moins obscures '.
Vous vous rappelez que Thémistocle, convaincu de trahison, dut quitter la Grèce et se réfugier sur le territoire de l'empire perse. Artaxerxès, dit Plutarque, accueillit avec empressement le général athénien, et, pour le récompenser d'avoir déserté la cause hellénique, il lui donna trois villes d'Asie- Mineure, qui lui fournirent, l'une, son pain,
I. E. Babelon, Les Perses Achéménides, Introduction, pp. ixiv el suiv.
I. Th. Reinach, Trois ivyaumes de l'Asie-Mineure, Cappadoce, Bithynie, Pont (extrait de la Revue numismatique, iS86 à i8S8).
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6o LES COLLECTIONS
l'autre son vin et la troisième sa viande. On pouvait attribuer à ce récit traditionnel un certain caractère légendaire qu'un historien austère eût été tenté de répudier : quelle ne fut pas la joie du numismate entre les mains duquel, il n'y a pas quarante ans, tomba une monnaie d'argent (Bg. 29] portant le nom
Fig. »9 ■
de Thémistocle, et frappée à Magnésie, l'une des villes données par le grand Roi à l'illustre fugitif '7
1. Monnaie d'argent de T h émis Iode, comme dynasie de Magnésie, sur le Méandre. eEHIi:TO- KAEOS. Apollon nu, debout, s'appuyant sur une longue branche de laurier, ij. MA., initiales du nom de Magnésie. Aigle vu de face, les ailes éployëes. Didrachme.