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saires? Sans doute par l’admission volontaire au début : jusqu'aux n° et 1° siècles, nous n'avons pas de documents sur l'élection des membres nouveaux
par analogie avec ce qui se passait dans la cité, les membres anciens, par une sorte d'aflectio *, votaient sans doute sur la présentation d’un membre nouveau. Pour les /abricenses, ouvriers des manufactures impériales, en présence des mtéressés, ils rédigeaient un écrit dans lequel ils déclaraient : que ni leur père, ni leur aïeul ne faisaient partie de la curie ; qu’eux-mêmes ne faisaient pas partie de l’ordo civitatis et qu'ils n'étaient soumis à aucune charge civile : cela fait, ils se présentaient au gouverneur de la province ou en son absence au defensor civitatis et étaient recus dans la fabrique qu'ils avaient choisie ?, « 44 milrtiam quam oplaverii, suscipiatur. » Le curator avait un certain contrôle à exercer” sur ces admissions ; peut-être faisait-on une enquête sur la personne présentée sûr son âge et ses ressources’. On devait s'assurer si elle ne faisait pas ‘léjà partie d'un autre collège, car on ne pouvait être membre de deux collèges à la fois; dans les collegia tenuiorum, si c'était un esclave, le curator ne pouvait l’admetitre sous peine d’une forte amende, qu'avec l’aulorisation du maïtre*. Cette autorisation était-elle également nécessaire dans les autres collèges
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où l’esclave pouvait sans doute entrer, grâce à son pécule et au métier qu'il exerçait? Les textes sont muets sur ce point.
En dehors de l'admission volontaire, votée par le collège lui-même, il n’y eut peut-être pas d'autre mode de recrutement jusqu’au rn° siècle. Cependant il pouvait arriver que l'autorité supérieure fit inscrire d'office un individu dans un collège : Livie y obligea Tibère, pour une de ses propres créatures!.
Dans le Bas-Empire, les mesures législatives se multiplient dans le but de conserver aux collèges et leurs ressources et leurs membres. Plus que jamais il est défendu de faire partie de deux collèges ou de passer de l’un à l’autre; car on eût choisi celui dont les charges étaient le moins lourdes. Comme nous venons de le voir pour les fabricenses, il est également défendu de faire partie de la curie ou d’être attaché d’une façon quelconque à une charge publique. Enfin à l'admission libre vient s'ajouter, à partir du ni‘ siècle, l’incorporation forcée résultant de l’origine.
C’est une analogie de plus à constater avec les charges municipales. L'enfant naît pour servir le collège*, voué à la corporation, obnoxtus collegio. Pendant sa minorité, s’il est orphelin, il a une excuse légale, mais le collège doit lui fournir pendant ce temps un remplaçant et, après sa majorité, ce remplaçant n’en continue pas noins à rester attaché au
collège. Le mariage aussi communique l'origo, crée