Giry, cod. loc., ch. vi
de la France. Le second progres réalisé par les communes fut d'être représentées soit par une ancienne gilde, au caractère plus ou moins aristocratique, soit par une nouvelle union jurée. Enfin les individus parvenus plus récemment à la liberté et exclus des deux premiers collèges se firent représenter par un conseil (Rath), qui ordinairement débuta par n’avoir qu’une situation inférieure, mais ensuite finit par arriver au même niveau que les collèges des échevins et des officiales. Ces notions générales établies, nous pouvons passer aux exemples qui en prouvent l’exactitude*.
Le rôle de cette corporation héréditaire qui est à la tête du gouvernement de la ville nous semble ressortir d’une façon frappante de l’histoire de Cologne. Les échevins étaient arrivés à y former une corporation et à constituer, non plus simplement un tribumal, mais un corps administratif et un pouvuir gouvernemental (/erwaltungs-und Regierungsbehôrde). Originairement la Richerzeche choisissait les échevins. Ceux-ci finirent bientôt par se recruter euxmêmes et constituèrent une union plus étroite, dont l'esprit aristocratique fut souvent accusé d'abus. Mais pendant un temps chaque membre de la gilde conserva en principe le droit de faire partie de ce collège. Une nouvelle évolution se produisit; au sein mème de la gilde il se fit un second groupement plus excluclusif, et il se.forma un second collège, celui des