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Baluze, t. IL, col

dès l’origine la divergence des deux politiques anglaise et française.

Assurément l'autorité royale n'était pas très affermie dans l'Ile-de-France ; mais, dansles troubles qui compromettaient la sûreté du trône, il ne faut pas voir uniquement la lutte de la royauté naissante contre les gildes. Sous les Carolingiens, on ne cite d’ailleurs que de rares exemples de mouvements tumultueux : à Trèves, au temps de Charles Martel, à Mayence. Après les invasions normandes, les séditions reparaissent : en 904 à Strasbourg ; en 928 à Metz; en 931 à Reims; en 949 à Amiens ; à Cambrai vers la même époque ; à Cologne après que la ville se fut relevée de ses désastres ; à Liège vers 970. Les mouvements qui se produisaient dans les villes étaient liés souvent à des questions de politique générale : ainsi Laon joua un certain rôle dans la lutte entre Hugues Capet et Charles de France qui était soutenu par Reims. Il faut mentionner aussi Tournai et Trèves où une scission s’opéra au x° siècle entre les bourgeois et l’autorité ecclésiastique”.

L'organisation de la féodalité, la création des fiefs n’allèrent pas non plus sans rencontrer de grandes diffcultés et sans soulever le peuple. En 997, les paysans se réunirent en Normandie pour revendiquer la jouissance des eaux et des bois, et le Roman de Rou a gardé le souvenir de leur organisation mystérieuse. En 1024 il y eut un soulèvement en Bretagne dans lequel périrent

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