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Appelé à statuer sur une demande d'autorisation, « vous n'aurez, monsieur le Préfet, qu’à vous enquérir « de la sincérité du but de la réunion et des périls « que cette réunion pourrait faire courir à l'ordre et « à la tranquillité publique... L'empereur veut, en « autorisant ces réunions, faciliter le règlement des
« rapports économiques entre patrons etouvriers”. » Les réunions furent ainsi laissées au bon plaisir du
pouvoir exécutif jusqu’à la loi du 6 juin 1868 qui en proclama la liberté et compléta la loi de 1864. Depuis 1868 la loi du 30 juin 1884 sur les réunions publiques n’a fait qu'apporter des facilités plus grandes aux réunions.
La réunion n'est qu’un moyen plus pratique de s’entendre; l’association donne en outre de la stabilité à la coalition elle-même et il ne faut pas s'étonner de la voir fonctionner dès le début. Ici encore on se heurtait à une loi d'intérêt général : l’article 291 du Code pénal, les articles 1 et 2 de la loi du 10 avril 185%,