Suétone, Vie de Claude
NU
La) re
tion existait non seulement peur Rome, mais pour d’autres grandes villes, comme Constantinople sous le Bas-Empire.
Les ports étaient peu nombreux sur la côte occidentale de l'Italie. Claude avait rendu un grand service à la navigation en améliorant celui d'Ostie’. C'est là qu’abordaient les naviculaires venant d’Afrique et d’Espagne; Ià les caudicaires (caudicarié) reprenaient le chargement et lui faisaient remonter le Tibre jusqu’à Rome. Des portefaix (saccarii, geruli), réunis aussi en corporation portaient le blé jusqu'aux magasins qui bordaient le quai de déchargement ou bien on l’emmagasinait dans d’autres vilies comme Lanuvium, Antium, Aricie *. De ces magasins l’annona passait chez les prstores, à la fois meuniers et boulangers : c'était sa dernière étape avant d’être distribuée au peuple sous forme de farine ou de pain.
Les largesses officielles ne se composaient pas seulement de pain, mais à partir d’une certaine époque, de viande, d'huile et de vin; sous Aurélien de mensuelles qu’elles étaient, elles devinrent journalières. C’est le même empereur qui, s'adressant au peuple, lui disait: « Amusez-vous, le soin des affaires publi- « ques nous regarde : vous n’avez qu’à songer à vos « plaisirs*, » C’est pour le peuple que les suarii et les pecuart, autres corporations d'intérêt public, parcou-
1. V. dans Duruy, Histoire des Romains, IV, 410, édit, in-4°, une restauration des ports de Trajan et de Claude à Ostie, montrant l’emplacement des magasins.