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fraude, on les déportait ‘: s'ils détournaient les deniers publics, on les punissait de mort*.
À ces époques troublées, il était nécessaire de renouveler les mesures de précautions pour assurer le service régulier des transports et éviter les collusions entre les naviculaires et les magistrats’. Ceux-ci ne devaient rien recevoir des naviculaires sous peine d'amende. Les patrons des caudicaires ou naviculaires du Tibre et ceux des Mensores portuenses se livraient concurremment à des fraudes. Honorius et Théodose (407) ordonnent de nommer pour une durée de cinq ans un seul de ces patrons, choisi par sa corporation, afin de surveiller les Mensores. C’est lui qui a toute la responsabilité : s’il s’acquitte bien de ses fonctions, il est nommé comte du troisième ordre, sinon il est privé de son patrimoine et condamné à être pistor *.
D'un autre côté, les empereurs prenaient soin que les privilèges de cette corporation fussent respectés et qu’on ne leur demandât rien au delà de ce qu'ils devaient faire légalement. Les amendes que l'autorité prononçait dans ces cas appartenaient aux naviculaires ‘; mais plus tard Théodose le Jeune les attribua au fisc qui alors en avait grand besoin (410)".
Si des avaries survenaient dans le trajet par cas
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fortuit, c'était aux naviculaires à en supporter les conséquences, à moins que la force majeure ne fût prouvée, et pour faire cette preuve, on pouvait mettre à la torture la moitié des matelots. De plus il fallait faire la déclaration des pertes subies dans l’année qui suivait l'accident‘. D'ailleurs, les propriétaires des navires qui transportaient l’anzona avaient une certaine latitude, et on leur accordait pour le déchet un écart de quatre pour cent sur le froment, excepté ceux venant d'Afrique qui n'avaient qu'un pour cent?. Pour compenser ces obligations, les constitutions accordaient un salaire de 4 solidus aureus pour mille modii et des privilèges dont nous aurons plus loin à nous occuper. au'ai:
Comme annexe aux caudicaires et aux naviculaires on peut citer la corporation des saccarii qui jouissait du monopole des transports de tous les objets que l’on amenait au port de Rome. On les payait d’après un tarif variable, et celui qui ne les employait pas payait au fisc le cinquième des marchandises qu’il faisait transporter par un étranger 5. Dans cette corporation qui paraît avoir été très puissante, il y avait, outre les membres principaux, des postulants, qui se huic corpori permiscere desiderant, sans doute parce que la corporation ne contenait qu’un nombre limité de personnes, et pour assurer toujours le recrutement de ce nombre.
16 On TDR 9-+ De naufragiis, passim.
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Après les naviculaires, la corporation la plus importante était celle des pistores, qui détenaient les deux cent cinquante-quatre boulangeries de la ville. Elle avait été restaurée par Trajan qui lui donna des réglements si sages qu'au dire d’un historien, il avait par là annonœæ mire consultum, Une partie du pain qu'ils faisaient était distribuée gratuitement*?, une autre vendue : ils travaillaient à façon pour les personnes qui leur donnaient du blé à moudre, et, en cela, leur condition était meilleure que celle des fabricenses. Pour leur commerce, ils avaient un marché spécial, le Forum pistorium *. Chez eux les travaux pénibles étaient faits soit par des hommes libres qui se louaient
pour cela *, soit par des esclaves. 11 était défendu de
demander une concession de l’eau qui servait à faire ]
mouvoir leurs mieules *. Comme corporation d'utilité
publique, ils étaient sous la haute direction du préfet
de la ville et plus immédiatement sous celle du préfet
de l’annona.
Leur situation légale était analogue à celle des naviculaires, et nous ne pouvons que relever quelques détails indiquant d’une façon plus précise encore le lien qui les enchaïnait à leur collège. Ils ne peuvent se marier avec les filles de ceux qui-font partie du cirque ou du théâtre‘, même du consentement de