‹ Les Collèges d'ArtisansChapitre 59 sur 198 · Tacit. 4nn. XIII · texte numérisé non relu

Tacit. 4nn. XIII

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merçants et les industriels devaient payer à chaque indictio et quelquefois plus souvent, quand une guerre ou quelque besoin pressant réclamait une réquisition nouvelle’, comme la guerre de Constance contre les Perses en 360. Les naviculaires échappaient?à cet impôt qui pesait lourdement sur les autres corporations.

Il faut ajouter encore les oblationes, impôts déguisés sous la forme de dons volontaires : parfois les naviculaires en étaient exempts transitoirement?; d’autres fois ils étaient tenus d’une certaine partie et affran his de l’autre. ;

Citons enfin le triste privilège de n'être pas renvoyées de Rome en temps de famine“. On se demande ce que les corporations pouvaient y gagner, car au milieu de ces difficultés et des troubles produits par les invasions, elles ne cherchaient qu’à se dérober aux règlements qui pesaient sur elles. Après les invasions on était obligé, pour ainsi dire, de les traquer pour les faire rentrer dans la ville.

Les immunités ne compensaient pas les charges, surtout lorsque celles-ci devinrent plus lourdes encore par suite de la décadence de l’Empire. À mesure que la richesse diminua, les impôts ne firent qu’augmenter, et la réforme que Dioclétien tenta d'introduire dans l’administration, tout en restaurant en appa-

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