‹ Les Collèges d'ArtisansChapitre 61 sur 198 · Herzog, Galliæ Narbonensis listoria, p · texte numérisé non relu

Herzog, Galliæ Narbonensis listoria, p

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Pour citer encore quelques détails, mentionnons la culture du lin dans le Quercy, le pays de Caux, le Rouergue, le Berry, le Boulonnais, et la charcuterie des Séquanes, si estimée du temps de Caton à Rome où des arrivages avaient lieu chaque année".

Les exportations de la Gaule n'étaient pas très étendues; cependant sa situation naturelle, la paix dont elle jouissait et l'impulsion romaine avaient donné à son commerce extérieur un certain développement. Marseille et Narbonne étaient les deux ports d’exportation pour les saies gauloises des Lingons, les saies militaires d’Arras, ses draps rouges qui valaient, diton, la pourpre d'Orient, et les étoffes des Cadurques. Ces deux stations se reliaient facilement aux grands bassins océaniques, et par la vallée du Rhône et de la Saône on remontait au Nord jusqu’à l'Océan sermanique et au Rhin.

La vie qui s’épanouissait ainsi dans la Gaule et s’y entretint pendant longtemps, tenait à l’heureuse in fluence de la politique des Antonins, principalement d’Hadrien et au génie du peuple romain qui savait porter son activité commerciale jusqu'aux extrêmes frontières de l’Empire. Malheureusement, notre pays subit comme tous les autres la décadence de Rome et fut entraîné dans sa ruine. Mais si la vie sociale sembla disparaitre sous l'anarchie et les invasions, elle reparut bientôt, régénérée par de nouveaux éléments. Ce 1. st pas la partie la moins curieuse de notre histoire

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