Gilde de St-Kanut de Malmoë, art
avait une classe particulière, formée d’aspirants nommés (Lobe Brôthre) qui, tout en ayant payé la plus grande partie du droit d'entrée, ne pouvaient prendre part aux assemblées générales tant qu’une place n'était pas vacante'. Dans la vieille gilde d'Abbotsbury, on distingue aussi deux catégories de confrères, les uns ayant des droits plus étendus que ceux des autres? (/u{! membership). Cette distinction existait dans les plus anciennes associations des peuples germains. Parmi les individus les uns avaient la plénitude des droits que procurait l'union, au point de vue actif comme au point de vue passif; les autres n'avaient qu'un droit à la protection de leurs confrères. Ce dédoublement des associations est bien exprimé par les mots Vollsgenossen et Schuttzgenossen. Ceux qui appartenaient à cette seconde catégorie étaient surtout les femmes, les enfants, les serviteurs, tous ceux qui, à cause de leur Âge ou de leur co:dition, ne pouvaient participer activement à la vie de l'association.
En outre, une certaine hiérarchie avait été établie pour permettre i’adniinistration des biens des gildes, l'exercice de la juridiction et la surveillance nécessatre pour faire observer Les statuts. À la têtese trouvait un chef dont le nom variait, mais exprimait en général soit le respect que l’on attachait à son âge et à son expé-
rience (seaator, senior, allermann, allerman), soit