‹ Les Collèges d'ArtisansChapitre 82 sur 198 · AG · texte numérisé non relu

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ses fonctions de surveillant (s{ewart, warden, overlouker), soit sa juridiction (master, meister). Ordinairement ce senior était assisté de deux où plusieurs confrères (Stuklbrüder). Dans la gilde de Kanut à Malmoë et dans celle d'Eric, on trouve à côté de lui un præpositus, jouissant de la même autorité; peutêtre pourrait-on conclure que cette gilde avait été formée de la réunion de deux autres, et que cette double origine se perpétuait dans ces deux chefs. Plus tard les divisions entre les classes s’accentuèrent davantage et à ces conditions générales d’autres furent ajoutées qui donnèrent de plus en plus à la silde l'aspect d’une association fermée. Les causes de cet esprit d’exclusion s'aperçoivent bien nettement : c'est la défense des intérêts, qui se spécialisent de plus en plus selon la condition sociale; c’est la protection des privilèges et des monopoles, conquis soit sur l'autorité seigneuriale, soit sur le reste de Ja bourgeoisie. Nous aurons plus loin l’occasion d’étudier de plus près ces scissions entre les diverses classes de la population, en déterminant le rôle social et politique de la gilde. Ce que nous pouvons Siunaler dès à présent, c’est la nécessité de faire réellement partie d’un métier pour appartenir à une gilde d'artisans. C’est la division la plus tranchée que l’on reconnaisse dans l’histoire des associations qui séparaient la société des villes plutôt encore en deux classes qu’en trois ou en un plus grand nombre. Or, pour être qualifié ouvrier, 1l fallait avoir fait un apprentissage qui durait en moyenne, sept ans en Angle-

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