Gilde d'Eric
d'un membre de la gilde et l'adultère avec la femme de lun d’eux ‘. Enfin, d’une facon générale, on considérait comme un délit tout refus de prêter à un confrère l'assistance qu'il était en droit d’attendre de la gilde; c'était une infraction au but même de l'association et elle était sévèrement punie.
La peine prononcée pour tous ces faits et d’autres encore qu'il est inutile de citer plus en détail, était ordinairement une amende, mais jamais une punition corporelle?. Des confrères étaient spécialement chargés de la percevoir ainsi que les droits d’entrée. Cette amende se partageait dans une proportion variable entre la victime et la gilde ou bien, dans d’autres cas, elle appartenait tout entière à celle-ci. C’était priver les seigneurs d’un certain revenu et créer une nouvelle cause d’hostilité. La pénalité la plus forte était l'exclusion de la gilde avec le titre infamant de Nühing (homme de rien). L'individu ainsi exclu perdait tout droit à l'assistance de ses anciens confrères, mais cette peine ne touchait en rien à ses droits de citoyen”, ce qui prouve que la gilde, tout en ayant un pouvoir fort étendu, ne se substituait pas absolument au pouvoir reconnu par les chartes ou les
coutumes.
Telle est, dans ses lignes essentielles, la constitu-