‹ Les colonies allemandes et leur valeurChapitre 14 sur 17 · fr · texte numérisé non relu

fr

Coton

' M. Camille Martin signale que dans le Togo septentrional, l’élevage est la principale richesse. « La plus grande partie du bétail exporté est dirigée par voie de terre vers la Côte d’Or anglaise. »

Les productions du Sud-Ouest Africain

Le Sud-Ouest africain allemand était, délimité de la manière suivante : au sud, par le fleuve Orange, jusqu’au 20° de longitude. La frontière orientale commence au sud, au fleuve Orange, suit le 20° longitude Est jusqu’à son intersection avec le 22° latitude sud ; de ce point, la frontière se dirige vers l’est jusqu’au 21° longitude, puis vers le nord en suivant ce degré jusqu’à intersection avec le 18° latitude sud et enfin vers l’est en suivant le fleuve Tschobé jusqu’à son embouchure dans le Zambèze. La frontière septentrionale suit le Gounené jusqu’à la cascade de Humblé, va ensuite en ligne droite jusqu’au Kumbango, qu’elle suit jusqu’à Andara pour ensuite rejoindre en droite ligne le Zambèze qu’elle atteint aux chutes Catino Modolo et suit jusqu’à Upalera. La frontière occidentale est formée par la mer et contourne l’enclave anglaise de la baie de la Baleine.

Tant par sa constitution géologique que par ses productions et son climat, le Sud-Ouest Africain allemand offre de grandes analogies avec le Transvaal. C’est ainsi que de nombreux gisements de cuivre ont été découverts dans cette colonie, de même que quelques mines de plomb. En 1902, l’exploitation du minerai de cuivre représentait une valeur de 860.000 francs et celle-ci, en 1912, dépassait 5 millions de francs. Comme au Transvaal, nous trouvons des mines

LES POPULATIONS ET LES PRODUCTIONS

de diamants; au sujet du rendement des mines diamantaires du Sud- Ouest africain, M. G. Fidel, dans son ouvrage sur l’Allemagne d’outre-mer, nous donne les renseignements suivants : « Quant aux diamants, ce n’est guère que depuis 1909, que les exploitations se sont multipliées ; mais actuellement le capital global des sociétés diamantifères représente un montant nominal de plus de 25 millions de francs et certaines distribuaient des dividendes allant jusqu’à 40 et 50 %; en 1910 et en 1911, il a été exporté de la colpnie 178 et 153 kilos de diamants valant respectivement 33.585.000 francs et 28.750.000 francs. Les diamants allemands tenaient déjà une jdace importante sur le marché mondial; leur production croissait d’année en année. »

Le tableau suivant, extrait d’un rapport consulaire anglais, permet de se rendre compte de l’importance respective de l’industrie diamantifère en Afrique du Sud britannique et en Afrique allemande du Sud-Ouest. Les chiffres relatifs à l’Union Sud- Africaine sont ceux de la production des diamants, et les chiffres relatifs à la colonie allemande ont trait aux ventes de diamants.

Union Sud-Africaine . . .

Afrique allemande du Sud-Ouest

Total

Quantités (en carats)

Valeur (en francs)

Union Sud-Africaine . . .

Afrique allemande du

Sud-Ouest

Total .

De 1911 à 1913, les ventes de l’Afrique Allemande du Sud- Ouest se sont accrues de 468.431 carats, contre 271.548 carats seulement pour la production de l’Union Sud-Afriçaine. Encore convient-il de faire observer que la production diamantifère de la colonie allemande a atteint en 1913 le total considérable de 1 million 570.000 carats et que la Régie allèmande des diamants avait environ 350.000 carats de diamants non vendus le 31 décembre 1913. Quant à la valeur moyenne des diamants allemands, elle était encore inférieure à celle des diamants sud-africains, mais s’en rapprochait d’année en année. La plus grosse part des bénéfices de l’exploitation revenait au gouvernement de la colonie (1) : cette participation n’était pas inférieure à 15 millions de marks (18 millions 750.000 francs au budget de 1914 (2),

On a souvent fait remarquer que la production végétale du Sud-Ouest africain se rapproche sensiblement de celle des régions chaudes, mais non tropicales. L’agriculture du Sud-Ouest africain est surtout pastorale. Ce que l’on a voulu surtout c’est multiplier le nombre des prairies et des pâturages. Aussi l’élevage donne de bons résultats. Durant ces dernières années, les colons du Sud- Africain avaient fondé de grands espoirs sur l’application du Dry farming. Le Gouvernement avait créé à Meudamm et à Goodfontein, deux stations d’essai pour la mise en pratique de ce système agricole. Une troisième devait être fondée dans le Sud. Mais la culture sèche n’en est encore qu’à ses débuts, et il faut ajouter qu’il y a toute une partie de la colonie, la partie sud occidentale, où la culture ne sera jamais possible que moyennant l’irrigation artificielle. D’ailleurs, l’agriculture aura toujours' dans le Sud-Ouest une importance secondaire. Sur 13 millions d’hectares, il n’y en a que 5.270 qui soient cultivés (3). Le troupeau comprenait, au 1er avril 1913 : 170.000 bovidés et 877.000 moutons, 16.000 chevaux, 14.000 mulets et ânes, 8.000 porcs, 700 chameaux, 800 autruches. Les produits de l’élevage ont atteint 538.000 marks en 1911, ceux des forêts et de l’agriculture 43.000 marks..

(1) Die Diamanlenpolilik dc.s Reichsholonialamts , par Cari Bôdiker. Koloniale Zeitschrift , 3 mai 1912, p. 266.

(2) Koloniale Rundschau, janvier 1914, p. 33.

(3) Bulletin de V Afrique Française, octobre 1913. M* Maître : Les Colonies allemandes^

LES POPULATIONS ET LES PRODUCTIONS

Les productions de la Nouvelle-Guinée

Au point de vue administratif, la colonie de la Nouvelle-Guinée est composée de la partie allemande de File de la Nouvelle-Guinée dite Kaiser Wilhelmsland, de Farchipel Bismarck, des îles Salomons germaniques et des îles Carolines,- Palaos et Mariannes, achetées. on le sait, en 1899 à l’Espagne. A ces possessions, il faut ajouter le groupe des îles Marshall.

La possession allemande Kaiser Wilhelsmland est située au nordest de la Nouvelle-Guinée. L’hinterland en est encore peu connu, il présente tous les caractères d’un sol volcanique, ce qui est pour ainsi dire le prototype des terres du Pacifique. « Le climat est fortement tropical; la température moyenne est de 26°. » Il en est de même pour Farchipel Bismarck, les Carolines et les Mariannes, toutefois dans ces îles le climat tropical y est largement tempéré par la brise de mer.

Les productions sont identiques dans ces différentes colonies et se composent d’essences forestières, de caoutchouc (principalement à la Nouvelle-Guinée) de coprah, de trépang auxquels il faut joindre l’écaille et la nacre. Depuis 1910, il est exploité des gisements de phosphates. La surface cultivée de la Nouvelle-Guinée n’est que de 4.471 hect. avec 400 .000 cocotiers plantés et 200.000 en plein rapport.

Les tableaux ci-après donnent les chiffres des diverses productions des colonies allemandes du Pacifique :

TERRE DE L’EMPEREUR GUILLAUME Principaux articles d'exportation ( en marks)

Ivoprah

N acre

Trépang

Caoutchouc

Phosphates

Les archipels allemands de la Micronésie comprennent : les Carolines (Orientales et Occidentales, les îles Palan, les Mariannes

et les îles Marshall. Gemme en l’a souvent fait remarquer ces îles sont éparses sur l’immense surface du Pacifique. L’ensemble de ces archipels ne dépasse pas une surperficie de 2.700 kilomètres carrés et l’on peut dire qu’il n’existe, en Micronésie qu’un kilomètre carré de terre ferme pour 2.000 kilomètres carrés de surface de mer.

La Micronésie allemande a un certain nombre de plantations d<* tabacs et de cocotiers (6.000 hectares). On récolte également du maïs.

Principaux articles d’exportation (en marks)

Kopra

Écaille

Phosphates

Samoa

Jusqu’à l’année dernière, depuis 1899, les deux îles de Savaï et Unopolu étaient allemandes. Leurs productions multiples, la douceur de leur climat et la présence d’une forte population métissée avaient fait concevoir en Allemagne beaucoup d’espoirs sur ces lointaines possessions. La surface cultivée est estimée à 800 kilomètres carrés ; les plantations comprenaient, à la veille de la guerre, 60.000 hectares.

A côté des produits locaux, bananes, noix de coco, ananas, le gouvernement s’était efforcé de développer la culture du café, du tabac, de la vanille et des racines de kanja.

Samoa

Principaux articles d’exportation (en marks)

Koprah

Cacao

Page 1