‹ Les colonies et la métropoleChapitre 2 sur 77 · CN UE · texte numérisé non relu

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elles sont appelées à prononcer de nouveau sur le sort de ces deux industries, elles doivent plus que jamais se tenir en garde contre toutes les réclamations qui ne se-

raient pas appuyées sur des chiffres au-

thentiques.

Aussi les fabricans indigènes ont-ils pensé qu'il était utile de leur présenter, non plus un simple exposé récapitulatif de leurs griefs et de leurs espérances, mais un mémoire complet dans lequel seraient traitées à fond, séparément, et avec l’appui de chiffres officiels, toutes les hautes questions qui ont un rapport plus ou moins direct avec les débats entre les sucres et les graves intérêts

qui S'y rattachent.

Dans ce but, et la publication d’un tel

memoire exigeant un plan et un travail

uniformes dans toutes les parties de sa rédaction, les Délégués des départemens ont cru devoir spécialement charger un de leurs collègues de son élaboration. Ce travail a ensuite été soumis à l'approbation de tous les Délégués, et sanctionné par l'assemblée générale de MM. les fabricans de sucre réunis en comité à Paris, qui ont décidé qu'il serait adressé au nom de la fabrication indigène à MM. les Membres des deux Chambres, en les priant de vouloir bien considérer les vues qui y sont dé-

veloppées comme un des élémens de leurs délibérations [LE

(4) « Je vous annonce, Monsieur, que la Commission de nos co-délégués chargée de faire un rapport sur le Mémoire dont vous lui avez donné communication, à été unanime pour demander au Comité central la présentation de cet ouvrage aux Chambres, au nom de la fabrication indigène, en les priant de vouloir bien considérer les vues qui y

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Telle est lorigine de l'ouvrage que nous publions aujourd'hui sous le titre de :

Les Cozonies ET LA MéTroPorE,

Nous croyons inutile de parler ici du

plan que nous avons adopté pour ce tra-

sont développées comme un des élémens de leurs délibérations ; ces conclusions ayant été, sur le rapport de M. Spineux, président du comité de la Somme, également adoptées à l'unanimité dans la dernière assemblée générale de MM. les fabricans qui se trouvent actuellement à Paris, je vous engage, Monsieur et Collègue , à livrer de suite yotre Mémoire à l'impression, car je regarde personnellement cette publication comme devant être très utile à notre industrie.

Agréez, ete.

Le Président du comité central de Paris,

CRESPEL-DELLISE ,

Président du comité du Pas-de-Calais.

Paris, 26 mai 1839.

vail puisque lexposé et Les divisions "en sont présentés avec détails dans notre premier chapitre ; toutefois nous dirons quelques mots des idées générales qui ont pré-

sidé à sa rédaction.

Pendant toute la discussion de la loi de juillet 1837, et depuis sa promuleation, les adversaires de l’industrie indigène se sont sans cesse efforcés de démontrer que les intérêts de la fabrication du sucre de betterave étaient en opposition avec ceux du Revenu public, de la Marine marchande et du Commerce d'exportation; nous nous somimes d'abord particulièrement attaché à détruire

ces insinuations malveillantes.

{)n a également voulu nier tous les avan-

ages que l’industrie du sucre indigenc devait

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