‹ Les colonies et la métropoleChapitre 4 sur 77 · PRIE ET · texte numérisé non relu

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puisse etre traitee a l'improviste comme un amendement, et adoptée par les Chambres sans avoir été préalablement étudiée par l'administration et présentée par un proyet de loi spécial, mais parce que, dans notre opinion, on sera forcé de s’en occuper sérieusement dans un avenir qui n'est peutêtre pas éloigné. et que par conséquent elle ; pa gné , et que par € ‘€

doit être dès à présent l'objet des médita-

tions de tous les hommes d'Etat.

Si, donc, nos argumens étaient jugés de nature à faire partager notre opinion relativement à la nécessité de lémancipation commerciale future et prochaine des colonies, avec toutefois des réserves avantageuses pour le commerce et la marine de la France, nous penserions avoir fait faire un grand pas à la question des Sucres, parce que la consé-

quence de l'adoption de ces argumens serait

de se préparer dès aujourd'hui à cette émancipation générale commerciale par des concessions progressives sur la libre exportation

des diverses parties de la production coloniale.

La question de l'abolition de l'esclavage dans nos colonies avait aussi trop de rapport avec la solution des débats qui nous occupent , pour que nous ne nous soyions pas empressé de profiter des secours d'un aussi utile auxiliaire. La nouvelle prise en considération de la proposition de l’honorable M. Passy et l'immense majorité à laquelle elle a été de nouveau accueillie par la Chambre sont de nouvelles preuves de tout l'intérêt qu'elle prend à cette haute question d'humanité ; et, bien que nous n'osions nous flatter d’avoir jeté un nouveau Jour sur cette

discussion, peut-être aurons-nous présenté

quelques nouveaux arsumens en sa faveur

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